Le groupe
Biographie :

Seven Kingdoms est un groupe de power / thrash metal américain formé en 2007 et actuellement composé de : Keith Byrd (batterie / BlackHelm, ex-Maverick Hunter, ex-Cast Asunder), Kevin Byrd (guitare / BlackHelm), Camden Cruz (guitare / ex-This Solemn Vow), Sabrina Valentine (chant) et Aaron Sluss (basse / Roenwolfe, Soulmass, ex-Vermiform). Seven Kingdoms sort son premier album, "Brothers Of The Night", en autoproduction en Décembre 2007, suivi de "Seven Kingdoms" en Juillet 2010 chez Nightmare Records, de "The Fire Is Mine" en Octobre 2012 chez Nightmare Records, et de "Decennium" en Mai 2017 chez Napalm Records.

Discographie :

2007 : "Brothers Of The Night"
2010 : "Seven Kingdoms"
2012 : "The Fire Is Mine"
2012 : "In The Walls" (EP)
2017 : "Decennium"


La chronique


J’aime le power metal. Je suis revenu au metal fin 1990 avec des groupes comme Stratovarius, Blind Guardian, Helloween et autres Angra. La plupart de ces groupes en étaient à leur apogée à cette époque. Maintenant qu’ils ont tous plus ou moins abandonné leur véritable identité et que les groupes de la relève qui les ont suivis (Dark Moor, Labyrinth, Sonata Arctica...) ont eux aussi préféré faire "évoluer" leur son, difficile pour un amateur comme moi de trouver maintenant la perle rare.

Arrive dans mon sillage Seven Kingdoms en 2007 avec l’excellent "Brothers Of The Night", du pur power metal viking avec chant guttural. C’est la révélation et le coup de foudre instantané ! Changement de cap immédiat en 2010 avec la sortie de leur album éponyme, qui marque l’arrivée au chant de Sabrina Valentine et la quasi disparition des chants agressifs masculins (c’est inutilement compliqué cette description, peut-on juste accepter de dire "growls" pour parler de ce type de chant… j’adore la francophonie, mais c’est lassant à la fin). D’ailleurs la présence de Valentine viendra également teinter différemment le style du groupe, poursuivant dans une approche plus power metal italien que viking.

Cependant, rien à craindre, le groupe reste proche de ses racines et 2017 marque donc la sortie de son quatrième album complet. Au-delà de la puissance et de la beauté de la voix de Sabrina, me rappelant la toute aussi excellente Sara Squadrini d'Ancient Bards (Vous ne connaissez pas ? Je me détourne quelques secondes de cette chronique pour fortement vous les recommander). Vous n’avez qu’à écouter la particulièrement réussie pièce "In The Walls" pour saisir là toute l’étendue du talent de Valentine et également la capacité inégalée du groupe à composer des ritournelles power metal puissantes à souhait et qui feront sourire de joie à demi-dissimulée tout amateur de ce style, moi inclus !

Mes avides lecteurs sauront que je suis le chef de la police de l’originalité. Toujours à la recherche de coupables, je me cache dans un coin et j’attends patiemment mes proies. Quand est-il de Seven Kingdoms ? Disons seulement qu’ils font partie de ces rares groupes qui savent émuler plutôt que copier, d’incorporer et dans faire leurs les influences qui marquent leur musique. Oui, vous reconnaîtrez Blind Guardian dans les riffs de guitare de "The Tale Of Deathface Ginny", mais le tout fait avec respect plutôt qu’arrogance. Helloween n’est pas trop loin également dans le paysage et tout au long de cette toile de 10 morceaux peinte avec soin, le groupe s’assure de garder un juste niveau de diversité pour faire de ces 52 minutes de power metal une incroyable épopée dont on ne peut se lasser.

La production est magistrale. Le plaisir que j’ai eu à mettre à fond cet album, à en faire vibrer d’envie les vitres de mon auto.


Mathieu
Mai 2017


Conclusion
Note : 18/20

Le site officiel : www.facebook.com/sevenkingdomsofficial