Le groupe
Biographie :

Secret Sphere est un groupe de power metal mélodique et progressif italien formé en 1997 et actuellement composé de : Andrea Buratto (basse / Hell In The Club, Ace Of Hearts), Aldo Lonobile (guitare / Death SS, ex-Civilization One), Marco Lazzarini (batterie), Gabriele Ciaccia (clavier / Odd Dimension) et Michele Luppi (chant / ex-Killing Touch, ex-Skull Keeper, Michele Luppi's Heaven, ex-Thaurorod, ex-Vision Divine). Secret Sphere sort son premier album, "Mistress Of The Shadowlight", en 1999 chez Elevate Records, suivi de "A Time Never Come" en 2001, de "Scent Of Human Desire" en Mai 2003 chez Nuclear Blast, de "Heart & Anger" en Mai 2005, de "Sweet Blood Theory" en Mai 2008 chez Avalon, de "Archetype" en Avril 2010, de "Portrait Of A Dying Heart" en Novembre 2012 chez Scarlet Records, et de "The Nature Of Time" en Juin 2017 chez Frontiers Music.

Discographie :

1999 : "Mistress Of The Shadowlight"
2001 : "A Time Never Come"
2003 : "Scent Of Human Desire"
2005 : "Heart & Anger"
2008 : "Sweet Blood Theory"
2010 : "Archetype"
2012 : "Portrait Of A Dying Heart"
2017 : "The Nature Of Time"


Les chroniques


"The Nature Of Time"
Note : 16/20

Il a bien longtemps maintenant que Secret Sphere ne m’inspirait plus grand-chose. Autant je m’étais délecté de leur premier album, autant je ne peux me passer de "A Time Nevercome", album dans mon top 3 power metal, autant leur virage plus hard rock amorcé avec "Scent Of Human Desire" m’avait fait délaisser le groupe, me sentant trahi comme l’avait fait Dark Moor et Sonata Arctica.

Depuis "Portrait Of A Dying Heart", le changement de style du groupe est appuyé, et justifié du même coup, par la présence de Michele Luppi, ex-Vision Divine, et l’un de ceux que je considère comme le plus grand des chanteurs du genre, aux côtés de Tommy Karevik (Seventh Wonder, Kamelot) ou bien Georg Neuhausser (Serenity) pour ne nommer que ces virtuoses. Sa voix claire et puissante à la fois, capable de faire le portrait de toutes les émotions possibles, est un ajout de taille à la musique du groupe. "The Nature Of Time" étant un album concept, la voix de Luppi ajoute au côté dramatique de l’histoire. Secret Sphere n’est plus un groupe de power metal à proprement dit. Nous pouvons maintenant le comparer aux groupes de metal mélodique à la Orden Ogan, Serenity ou bien Seventh Wonder pour ne nommer que ceux-ci. Les orchestrations de la pièce d’ouverture, "The Calling", sont bienvenues. Elles ajoutent une touche supplémentaire aux ambiances que tente de faire vivre Secret Sphere aux auditeurs.

Oui, les chansons rapides "Rhapsodiennes" ont quitté le groupe depuis belle lurette, mais des moments de nostalgie sont parsemés ci et là, question de nous rappeler gentiment les origines du groupe comme dans l’excellente et vertigineuse "Courage" et son épique refrain. Et lorsque cette fois-ci Secret Sphere se met en mode ballade, contrairement aux sirupeuses et insipides pièces de "Scent Of Human Desire", la voix de Luppi vient encore sauver la donne et assure un résultat qui n’est pas une risée. Le pari de proposer un album aux saveurs hard rock tout en ne reniant pas son passé est enfin réussi pour Secret Sphere. Le tout aidé d’une production plus que professionnelle, mettant Luppi bien à l’avant, mais en s’assurant de ne laisser aucun instrument en plan. Les guitares sont sublimes, qu’elles soient saturées ou bien claires, les arrangements sont recherchés et les refrains sont sacrément bien écrits.

Est-ce que "The Nature Of Time" est l’album de la rédemption pour Secret Sphere ? Pour les amateurs du groupe qui avaient d’ores et déjà accepté le changement de direction du groupe, non, mais pour ceux qui comme moi avaient été choqués par ce changement audacieux devront mettre leur orgueil de côté et accepter cette forme de demande de pardon de la part du groupe sympathique italien.


Mathieu
Juin 2017




"Portrait Of A Dying Heart"
Note : 15/20

Un groupe de power metal italien c'est rarement décevant ! Avec ce septième album nommé "Portrait Of A Dying Heart", Secret Sphere le prouve une nouvelle fois. Encore plus maintenant qu'un nouveau chanteur est arrivé, et c'est Michele Luppi ! Il a déjà été membre de Killing Touch, Skull Keeper, Thaurorod et Vision Divine, ce qui lui fait déjà un palmarès intéressant. Est-ce que c'était l'élément déclencheur pour un très bon album ? L'album qui les fera décoller ? Peut-être… En tout cas il y a l'ambition pour !

Commencer un album par le titre éponyme, ça s'est déjà vu, le fait qu'il dure 6 minutes, rien d'exceptionnel non plus mais si en plus de ça c'est un titre instrumental, c'est quand même audacieux ! Une belle composition, puissante et rythmée qui peut déstabiliser un écouteur lambda mais qui intéressera le fan de power metal. L'enchaînement se fait avec "X", où on commence à apprécier le changement de vocaliste, et c'est un coup de poing en pleine face. Des rythmiques très heavy / power se mêlent à des mélodies plus progressives comme le font un certain nombre de groupes d'ailleurs mais c'est ici sans concession et tout le monde s'en donne à cœur joie !

Dommage que dans l'ensemble il n'y ait pas de titre vraiment accrocheur comme on peut le retrouver dans les groupes du cran supérieur. Ce serait le point négatif de cet album à mon avis, des morceaux trop complexes pour qu'ils restent facilement en tête, aucun "hymne" ici. Mais le côté "progressif" du groupe étant plus prononcé que les rythmiques heavy, ce n'est pas étonnant, mais ce n'est pas un reproche en tant que tel en tout cas. Beaucoup de changements d'ambiance et de rythmes dans les morceaux, on ne s'ennuie pas ici ! Et les Italiens maîtrisent leur sujet sur le bout des doigts. Dans tout ça, l'album est cohérent dans son ensemble, pas de remplissage ici !

Les performances des musiciens ne dérogent pas à la règle, ils sont toujours aussi bons, ce qui change cette fois c'est évidemment le chant, le timbre de Michele Luppi est tout bonnement hallucinant. C'est le genre de voix dont je suis fan, pas que Ramon Messina, l'ancien chanteur, soit mauvais mais là c'est une toute autre chose ! Par contre, même si j'adore le chant sur cet album, il ne faut cependant pas le mettre trop en avant dans le mix. Par contre les claviers, eux, sont un peu en retrait, juste ce qu'il faut, au moins un piège évité par rapport à beaucoup d'autres albums.

Peut-être pas l'album le plus original mais bourré de qualités qui méritent bien de les tirer vers le haut ! Un très bon album riche en émotions, à écouter très rapidement ! Sans atteindre les sommets atteints par des groupes de renommée mondiale, le groupe s'en tire très bien. On attend avec hâte la suite en espérant que le line-up n'évolue plus dans l'immédiat.


Antoine
Août 2013


Conclusion
Le site officiel : www.secretsphere.org