"Only Hate Left"
Note : 15/20
Amis de la poésie bonsoir, si nous sommes rassemblés ici ce soir c’est pour parler de la nouvelle œuvre de Recueil Morbide délicatement nommée "Only Hate Left". Et malgré votre amour de l’art qui pourrait vous pousser à vous approcher du tableau, je vous conseille quand même de reculer de quelques pas parce que ça risque de gicler assez loin, merci. Oui madame, je vous confirmer que ça pourrait être quelque peu salissant sur la dentelle et je ne puis vous garantir que ça partira au lavage ! Bref trève de plaisanteries, les bouchers sont de retours et ça va charcler, l’album dure 35 minutes alors planquez vos filles ils arrivent !
Après les incontournables changements de line-up que tous les groupes ont connus (certains s’en sortent mieux que d’autres, je vous l’accorde) nos chers poètes reviennent pour en nous en remettre un petit coup juste derrière les oreilles là où ça fait mal quoi. Parce que je vous garantis que ça va faire mal hein, mais comme vous êtes tous masos je sais que vous allez rester bande de petits pervers. Hein ? Quoi ? Je chronique l’album donc je suis mal placé pour causer ? Hmmm ouais bon cessez de me contredire quand je parle sinon on va pas être copains. Quoi ? Oui bon ça va j’y viens, j’y viens, cessez de me couper aussi.
Quatrième album donc pour Recueil Morbide qui depuis 11 ans a décidé, pour on ne sait quelles raisons, de nous faire du mal en faisant de la musique de sauvages dangereuse pour nos enfants (moi je m’en fous j’en ai pas). Sur le précédent album c’était Julien de Benighted qui avait pris la responsabilité de nous growler dans les oreilles, maintenant que les problèmes de line-up sont réglés c’est Jérôme qui prend le relais. Et pas de souci à ce niveau là, le monsieur assure et n’est pas tombé la par hasard. Si vous aimez le gruik bien porcin vous allez être servis, certifié 100% crado ! Musicalement parlant pas de tromperie non plus sur la marchandise, c’est gras, technique, brutal, on en prend plein la gueule du début à la fin et on en redemande.
On a tendance à dire qu’on s’assagit avec le temps, il y a apparemment des forcenés qui échappent brillamment au phénomène. Parce que là c’est quand même de la boucheire pur sucre, et là où les deux précédents albums pouvaient de temps en temps présenter un visage plus "mélodique" celui-ci à décidé de tout raser sur son passage et de ne rien laisser dépasser. Bon malgré l’intrusion de mélodies dont je parlais c’est vrai que le groupe ne nous a de toute façon pas habitué à faire dans la broderie, ça charcle, ça gicle partout et c’est tout. Je connais des zouaves qui ont osé me sortir qu’on n’avait pas de bons groupes de gros brutal qui tâche en France, il va falloir que je leur mette ça dans oreilles. Avec un peu de chance ça devrait faire sortir toute la crasse qui y est entreposée depuis des années… quoi moi aussi j’ai le droit de faire mon finaud !
Alors c’est sûr qu’il ne faut pas écouter ce "Only Hate Left" dans l’espoir de trouver de l’originalité, c’est dans la pure tradition du gras laisse des traces partout. Mais bon normalement le titre de l’album, voir même sa pochette ont dû vous interpeler et vous faire comprendre que vous alliez prendre votre raclée. Dans le cas contraire, ben que vos tympans reposent en paix. Je dois dire que j’avais pourtant lâché la scène death brutal pendant un moment, après en avoir bouffé à toutes les sauces j’avais envie d’aller explorer d’autres contrées. Mais bon quand j’entends du bon je sais encore le reconnaître, cet album l’est incontestablement et par conséquent ça m’éclate bien comme il faut d’entendre une boucherie pareille.
En tout cas si vous suivez le groupe il y a peu de chances que vous soyez déçus, même si quelques ingrédients changent de temps en temps histoire d’épicer le plat, la recette est globalement la même et c’est justement ce qu’on demande. Je sais pas vous mais pour moi dès que c’est marqué "Nouvelle recette" sur les boîtes de conserve je trouve ça dégueulasse. Et pas de souci Recueil morbide ne donne pas dans le bio non plus, ils ont bien retenu la leçon de Karadok dans Kaamelott : "le gras c’est la vie" !
"A Neverending Fight"
Note : 16/20
Recueil Morbide est un groupe de brutal death metal Français, créé en 2000 par Syl (batterie), Beber et Marc (guitares), Jérôme (voix) et Johan (basse guitare). Après deux démos, "Mental Tortures", parues en 2000, ce groupe aux influences black, death et thrash s'est lancé dans la création de leur premier album, "Hurt By Human Race" en 2002. Leur deuxième album, "Waste Of Senses", est paru en 2006, 3 ans après leur tournée Française avec le groupe Valder. C'est dans les studios allemands Kohlkeller (Benighted, Crematory...) en Novembre 2008 que le groupe a terminé l'enregistrement de leur dernier album en date, "A Neverending Fight", avec le concours de Julien, le chanteur de Benighted.
Le style général de l'album est assez intéressant. En effet, on retrouve bien les caractéristiques du brutal death metal. Les riffs de guitares sont rapides et graves coupés par de nombreux Palm Mute secs nécessaires à ce style de musique. On trouve peu de solos de guitares mais on ne s'en trouve pas incommodé. La basse est omniprésente et accompagne à merveille les guitares. Au niveau de la batterie, on retrouve les habituels roulements de grosses caisses ainsi que de la double pédale ultra-rapide. Quant à la voix, le chanteur alterne des phases de hurlements aigües à la black metal avec une voix très gutturale faisant penser au cri d'un démon tout droit sorti des Enfers. L'alternance de ces deux styles de chants est assez surprenante, je m'attendais plus à n'entendre que des hurlements sans aucune variation sonore.
Néanmoins, hormis le chant, on peur reprocher au groupe leur manque d'originalité. En effet, dès la deuxième chanson on a cette impression de déjà entendu. La technique est bonne, mais on croirait entendre n'importe quel groupe de brutal death. On se lasse un peu.
Mais, histoire de finir sur une touche positive, "A Neverending Fight" semble être le meilleur album du groupe, ils semblent avoir enfin trouvé un bon son et un style, il ne leur reste plus qu'à travailler l'originalité.
"Urban Strife"
Note : 17/20
Bien, bien, bien... Ecoutant cet album depuis bientôt un mois en
boucle sans m'en lasser, je peux confirmer
que cet album est une tuerie de brutal death au même titre que les
excellents albums de Kronos et Benighted.
Je m'explique : des riffs tueurs, une batterie blasteuse et violente jusque
dans les moindres recoins, et une voix
modulant à souhait dans le guttural et le criard ! Que demander de plus ?
Recueil Morbide est une sorte de croisement
entre Kronos, pour sa technique et ses riffs vicieux, et Benighted pour la
diversité dans le mélange des styles. Mais
ce qui fait que Recueil Morbide me fait totalement penser à ces 2 groupes précédemment
cités, c'est pour cette brutalité sans limites
qui émanent de l'atmosphère de la musique. Il n'y a qu'à écouter "Nxmxe"
pour bien comprendre de quoi je parle. Je tiens
quand même à préciser que Recueil Morbide sous ses faux airs de Benighted, n'est pas une
pale copie de ce dernier. De plus, les compos
sont une merveille de perfection, rien n'est à jeter ! Les morceaux se
suivent mais se ne ressemblent pas. La production
est tout bonnement excellente ! Mais comme rien n'est parfait, je dirais
juste que je n'ai pas spécialement accroché sur
l'artwork, pourquoi je ne saurais pas dire... Bref, on a là un groupe à
suivre de près, très près ! Un groupe qui va faire
décoller bon nombre de perruques de tous nos malheureux chauves Français.
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