Le groupe
Biographie :

Post-Mortem a été fondé en 1995 par Fabrice, Sam et Laurent. Après plusieurs changements de guitariste, le line up se stabilise en Mars 1999 avec l’arrivée de Jack à la guitare, puis un peu plus tard dans l’année, de Manu (ex Behind) au chant. Le style pratiqué alors est un death thrash mélodique (le premier MCD sort en Mars 2000, "Mystic Delight"), puis évolue vers un death plus agressif. Le groupe effectue de nombreuses premières parties (Yattering – Inhumate – Carcariass – Apoplexy – Nostromo). A l'été 2001, Post-Mortem retourne en studio pour enregistrer son deuxième MCD "Mankind Autopsy" dans un style brutal death US. En 2004, Manu quitte le groupe et se voit remplacer par Sylvain, parrallelement Jack et Sam rejoignent les rangs de Karelia et quelques temps plus tard le groupe va finalement se mettre en sommeil, incapable de supporter les nombreuses activités de tous et chacun... jusque début 2012 où, habités par le manque de furie métallique, Manu, Sam, Laurent et Fabrice décident de remettre le couvert, plus motivés que jamais à l'idée de partager de la musique épaisse.

Discographie :

2000 : "Mystic Delight" (MCD)
2001 : "Mankind Autopsy" (MCD)
2016 : "God With Horns"


Les chroniques


"God With Horns"
Note : 15/20

Nouvelle signature de Great Dane Records, Post Mortem (à ne pas confondre avec le Postmortem alemand) débarque avec un premier album "God With Horns" annoncé comme étant dans la lignée du brutal death old school à la old Cannibal Corpse, Jungle rot, Dying fetus et autres Sinister.

L'intro de l'album brouille les pistes en donnant dans l'electro orchestral, mais "Spine Trophy" remet les pendules à l'heure bien vite. On tombe sur un death metal effectivement très proche des vieux Cannibal ou Sinister, avec une brutalité crue bien loin des blasts supersoniques en vigueur de nos jours. Chez Post-Mortem on tabasse à coups de riffs de bûcheron et de gros tapis de double, les blasts eux sont bien présents mais en version locomotive comme les vieux Suffocation. Mais on a à peine le temps de trouver nos marques que "Rules Of Death" nous prend déjà à contre-pied avec l'intervention de Shawter de Dagoba sur un refrain en chant clair alors que le début du morceau sent bel et bien le death des 90's. Globalement l'album est de toute façon assez varié et si Post-Mortem présente un death metal bourru, il ne tombe jamais dans l'ultra violence. Les riffs se font primaires, directs ou très lourds, pas de technique à outrance forcément et malgré l'apport régulier de mélodies, on ne sombre pas non plus dans le death gentillet comme on peut l'entendre chez certains groupes ces derniers temps. Post-Mortem se sert de la mélodie pour appuyer les ambiances et accrocher un minimum, ce qu'il fait aussi très bien avec un groove dont l'album ne se sépare jamais. Mais avouons tout de même que ça fait du bien d'entendre de bons leads et de bons soli comme sur "Industrial Aborting Process" ou au début de "God With Horns".

La volonté d'aller droit au but se retrouve aussi dans la durée de ce premier album, bonus track compris on atteint à peine les 31 minutes ! Pas le temps de s'appesantir et de s'ennuyer, Post-Mortem a voulu faire direct et pour le coup c'est réussi. Il est d'autant plus fort d'arriver à présenter un visage relativement varié sur une durée aussi faible. On reste certes constamment dans le death metal mais entre le refrain en chant clair avec l'intervention de Shawter, quelques incursions tout de même plus modernes dans certains riffs et l'ajout de pas mal de soli et mélodies on a quand même de quoi faire sur cette poignée de morceaux. Le bonus track "Umbilical Strangulation" en rajoute d'ailleurs encore un peu niveau variété puisque les growls déjà profonds à la base deviennent ici carrément gore et le morceau fait très fortement penser à du Dying Fetus des débuts ! Petite surprise à la fin du morceau d'ailleurs avec un dialogue complètement what the fuck et quelques secondes grind sortie de je ne sais où et qui a le mérite de m'avoir bien fait marrer en plus de trancher méchamment avec le reste de l'album. Pour ce qui est de la production, c'est du bon boulot aussi avec une basse bien présente qui prend sa place au même titre que les autres instruments.

Au final, un premier album assez varié, qui contrairement aux intentions affichées ne se limite pas seulement au death old school. "God With Horns" lui fait évidemment la part belle mais laisse de la place pour quelques petites fioritures efficaces, d'autant que l'album est court et que ça rend le mélange d'autant plus percutant.


Murderworks
Mai 2016




"Mankind Autopsy"
Note : 16/20

Cette seconde démo de Post-Mortem date de 2001, et je trouve bien étonnant qu'on n'en ait pas plus entendu parler plus que ça... C'est du tout bon. Dans un style proche de Cannibal Corpse ou encore Dying Fetus, qui sont cités parmi les influences du groupe, nos amis de l'Est de la France nous pondent ici une excellente galette !! Ca blast dans tous les coins avec une voix bien agressive. Les riffs sont assez souvent bien entraînants et nous reste en tête comme les riffs du Foetus Mourrant. C'est certes pas aussi technique, mais c'est quand même pas mal du tout. Le son est très bon pour une autoprod, c'est à souligner tout particulièrement. La voix utilise parfois des effets du plus bel effet (oui, je sais...) sans que ca ne nuise au style. Les paroles gagneraient cependant à être un poil plus articulées, mais bon il faut pas en demander trop, c'est le style qui veut ça. En bref, Post-Mortem, c'est du tout bon, j'ai hâte de voir comment le groupe a évolué depuis le temps, surtout qu'on nous promet des influences funk et jazz... Tant qu'ils nous font pas de la pop anglaise, on leur pardonnera tout après cette excellente démo.


Linlin
Août 2005


Conclusion
L'interview : Sam & Pierre

Le site officiel : www.post-mortem-official.com