Le groupe
Biographie :

Pathology a été formé à San Diego (Californie / USA) en 2006 par le batteur Dave Astor (ex-The Locust et ex-Cattle Decapitation). Le groupe enchaîne une démo et trois premiers albums. En Décembre 2009, Pathology rejoint Victory Records et sortent successivement les albums : "Legacy Of The Ancients" (2010), "Awaken To The Suffering" (2011) et "The Time Of Great Purification" (2012). L'album "Lords Of Rephaim" sort en Septembre 2013 chez Sevared Records. "Throne Of Reign" sort sur le propre label du groupe, Pathology Music, en Août 2014. En Juillet 2017, Pathology sort un album éponyme chez Comatose Music.

Discographie :

2006 : "Surgically Hacked"
2008 : "Incisions Of Perverse Debauchery"
2009 : "Age Of Onset"
2010 : "Legacy Of The Ancients"
2011 : "Awaken To The Suffering"
2012 : "The Time Of Great Purification"
2013 : "Lords Of Rephaim"
2014 : "Throne Of Reign"
2017 : "Pathology"


Les chroniques


"Pathology"
Note : 17,5/20

S'il y a bien un groupe qui a décidé d'envoyer du pâté cette année, c'est Pathology. Ce groupe de brutal death américain vient de sortir son neuvième album, sobrement appelé "Pathology" en onze ans d'existence. Formé par Dave Astor (batterie, Being Killed, ex-Cattle Decapitation, ex-Parasitic) et Tim Tiszczenko (guitare, Being Killed) en 2006, le groupe intègre en 2008 Matti Way (chant, aussi présent dans Abominable Putridity, Cinerary, Hydrocephalic et Liturgy A.D.) qui partira en 2010 avant de revenir en 2012. Le groupe confie encore une fois l'artwork au désormais célèbre Pär Olofsson, mais le bassiste Oscar Ramirez les quittera après l'enregistrement, alors que Ricky Myers (Disgorge, Sarcolytic) et Cole Jacobson (Lago) hurleront en compagnie de Matti sur certains titres. Laissez la délicatesse à côté en écoutant cet album...

On va démarrer en douceur sur les hurlements de "Lamentation", qui sont entrecoupés de riffs assassins et de blasts dévastateurs. Au moins, le ton est donné ! Alors que "Dolorous" se reposera sur la vitesse d'exécution de la rythmique et les vomissements des chanteurs, "Litany" s'axe sur une double pédale omniprésente et une rythmique beaucoup plus lourde, qui lancera parfois des coups d'harmoniques tranchants. On repart tout de suite avec "Servitors" qui ne prendra même pas le temps d'une introduction, nous envoyant la sauce en pleine face dès les premières secondes. A peine un break pour alimenter une guitare lead lancinante. Je sais que la plupart d'entre nous n'ont pas attendu pour se décrocher les cervicales, mais les riffs de "Dissevered" vous y obligeront une fois encore. Un son très entraînant, même pour du brutal death. "Putrescent" se contentera de gros coups de power chords pour lancer l'assaut, tandis que c'est sur "Doth" que viendra la surprise. Une intro presque ambiante qui continue sur une rythmique vraiment puissante qui restera dans les mémoires. Le groupe continue sa chevauchée dans la violence à un rythme effréné avec "Shudder" et sa tornade de puissance. On assiste la à un véritable démantèlement grâce aux blasts de Dave Astor, qui continuera sous les hurlements d'"Opprobium". Le groupe ne faiblit pas et l'intensité reste la même jusqu'à "Vermilion", le dernier titre. Jamais à court d'idées pour nous faire headbanguer, le groupe nous livre sa dernière composition, et l'album redémarre sans aucun temps mort.

Une petite trentaine de minutes, c'est pile le temps nécessaire aux Américains pour déposer leur nouveau parpaing dans le paysage du brutal death. Des riffs de qualité et une voix bestiale, c'est pour ça qu'ils sont connus, et leur nouvel album ne me fera pas mentir. Je me demande personnellement comment ils tiennent le rythme du live, et j'espère avoir une réponse très rapidement !


Matthieu
Juillet 2017




"Throne Of Reign"
Note : 16,5/20

Pathology revient avec son nouvel album "Throne Of Reign" nous asséner son brutal death metal qui, depuis bientôt 10 ans, fait mouche à chaque fois. Pathology, pour ce nouvel album, a décidé d’innover, peut-être que les death métalleux en avaient marre des labels, du music business alors ils ont décidé de créer le leur, sobrement nommé Pathology Music. Une initiative qui tend à se développer ces derniers temps. Quoi qu’il en soit, Pathology a décidé de prendre sa liberté et "Throne Of Reign" est la concrétisation du projet.

Avec ce nouvel album, Pathology lâche encore une fois un train lancé à vive allure sans freins : pas de concession, du bourrinage d’enceintes en bonne et due forme et ça dure 9 titres... Autant vous dire chers amis que ça fait mal, même très mal... Pathology ne nous a pas habitués depuis son premier album "Surgically Hacked" en 2006 à de la mélodie mais plutôt à un bon gros death metal bien gras de derrière les fagots, un brutal death qui décalamine sans mal n’importe quel conduit auditif encrassé. Le brutal death, soit on aime, soit on déteste ; mais les Américains maîtrisent à merveille leur sujet et la technique de leurs instruments (on retrouve tout de même dans Pathology des anciens membres de Cattle Decapitation, Disgorge ou Being Killed) et la production d’une telle musique quasi inaccessible au commun des mortels s’avère être, après quelques écoutes, une véritable démonstration du genre, à l'image des titres "Harvest", "Alone" ou "Preparing For Blood". Pour "Throne Of Reign", Pathology s’est fait plaisir, le groupe de San Diego a invité des amis et c’est du lourd : Shawne Kelly (Hate Eternal), Ralph Santolla (Iced Earth, Deicide ou encore Obituary) et Christiani Peluso (Cropocephalic) sont venus poser leur solos et Par Olofsson a encore signé une superbe pochette.

Pathology a réuni tous les ingrédients pour rentrer dans la légende du brutal death metal. Après avoir partagé la scène avec des légendes comme Obituary, Deicide, Nil, Vader, Immolation ou Grave, Pathology avec "Throne Of Reign" a toutes les cartes en main pour envahir le monde avec son brutal death inspiré. Une production brutale, violente mais en tous points croustillante et groovy à mort ! Toutefois, à ne pas faire écouter à n’importe qui au risque de passer pour fou...


Vince
Août 2014




"Lords Of Rephaim"
Note : 17/20

Pathology est groupe de death made in USA, pas besoin de rappel car j'ai chroniqué leur album "The Time Of Great Purification" assez récemment. Il semble donc que ce groupe ne soit pas du style à se reposer sur ses lauriers, c'est déjà une bonne chose !

J'avais beaucoup aimé ce précédent opus, du gros death très brutal, et donc quoi de neuf sur ce "Lords Of Rephaim" ? On prend les mêmes et on recommence ? Eh bien non ! C'est toujours du death, pas de doute, je dirais même que les bonnes choses remarquées précédemment sont toujours présentes : la voix, le growl toujours très bien maîtrisé, la batterie aussi, et les guitares toujours très techniques. Qu'est ce qui a changé alors ? Le tempo. Pathology a énormément ralentit la cadence. La lourdeur a remplacé l'ultra rapidité. Attention, il y a toujours quelques blasts et de la double pédale, mais les BPM ont pris un sérieux coup dans l'aile. Mais est-ce une mauvaise chose ? Pas tant que ça, certes je préfère le précédent album pour sa sauvagerie mais ici on est dans une atmosphère plus malsaine. L'album est court, 30 minutes et des poussières. Le son est très bon, et la pochette... Putain, la pochette, elle est sublime !

Au final, on se retrouve avec un bon album mais j'ai quand même préféré "The Time Of Great Purification". Heureusement, les titres sont bien écrits, bien construits et méritent malgré tout le détour.


Danivempire
Octobre 2013




"The Time Of Great Purification"
Note : 19/20

Il est de ces albums que l'on attend pas... d'un groupe que l'on ne connaît pas... Et pourtant, cet album va faire grand bruit. Tel est ce qui s'est passé avec le nouvel album du groupe américain Pathology. Du death, du gros death, du death énorme.

Un album qui parvient à convaincre malgré ses 29 minutes et 59 secondes au compteur, c'est court mais c'est bien la preuve qu'un bon et court album est toujours plus agréable qu'un long et moyen album. Du death donc, au niveau voix, rien de bien révolutionnaire, du gros growl mais extrêmement bien maîtrisé par Matti Way. Pour la batterie, on se situe quelque part entre le métronome et le marteau-piqueur, on a droit à du blast dans tous les sens et de la double pédale pour mon plus grand plaisir. Pour ce qui est des guitares, le groupe nous garantit le haut du panier. Une technique énorme, des riffs très brutaux mais qui arrivent malgré tout à être mélodiques. Nous avons aussi le bonheur d'avoir de magnifiques solos, du grand art. Mais tout cet aspect technique, c'est bien beau mais ce n'est pas tout. Oui, l'écriture compte beaucoup, et ici, l'écriture est énorme. Les titres se suivent mais ne se ressemblent pas, et il y a énormément d'accroches, qu'elles soient vocales ou musicales.

La production n'est pas en reste, le son est juste énorme, et on termine par une pochette très bien réalisée elle aussi... Le groupe réussit un quasi-sans faute, et si l'album parfait n'existe pas, eh bien "The Time Of Great Purification" s'en rapproche énormément !


Danivempire
Avril 2013


Conclusion
Le site officiel : www.pathologymusic.com