"As Loud As You Can"
Note : 19/20
*** AVERTISSEMENT : Cette chronique contient plusieurs injures, mots douteux et comporte des sous entendus sexistes et des propos d'alcooliques. Cette chronique n'est donc que pour les PUTAINS DE METALLEUX ! Les posers, batards, baltringues, chieurs et autres baratineurs n'ont pas leur place ici. Merci. ***
Putain mais comment ils sont bons ! Mais qu'est ce qu'ils sont bons ces putains de Oil Carter, putain ! Et dire que j'ai douté ! Putain ! Dire que, longtemps, les seuls échos de l'album que j'ai eu étaient mauvais ! Mais évidemment, y'a toujours des gens qui n'aiment pas voir leur groupe fétiche évoluer, parce que OUI, les Oil Carter, en plus d'avoir mis la barre très haut sur la démo "Something Startd Here" ont mis un point d'honneur à faire évoluer leur musique. Et cela passe par une priorité absolue : le son.
Alors oui, nombreux sont ceux qui, charmés par le son craspec de la démo, un son qui tâchait le jean's, qui laissait les mains poisseuses de cambouis, d'alcool et d'autres matières non déterminées mais qui sentaient l'homme, se sont détournés de l'album des Sudistes. En effet, sur ce "As Loud As You Can", le son est moins crade et sonne moins garage, mais gagne nettement en netteté, en compréhension et en qualité. Un peu comme si on comparait le premier opus des Down et l'énorme "Over The Under". Ouais, je tape haut dans la comparaison mais ça se tient mon truc.
A l'image de sa cover, la musique des Oil Carter est donc sortie du garage de Tatie Marcelle est vise le grand air du Sud. Avec un S majuscule parce qu'on est des hommes, putain, et que le Grand Sudiste Tueur de Mode n'est jamais trop loin. Avec la pression qu'ils se payaient, vu la qualité de leur démo, les Oil Carter n'ont rien lâché, pas un putain de centimètre de terrain à la qualité de leur musique, donc, mais aussi de leurs compos.
Si les classiques "Something Starts Here", "Volcanic Girl", "Whiskey Takes My Soul" et surtout le toujours aussi énorme et maÏtrisé "The Bitch Along The Highway" qu'on trouvait déjà sur la démo répondent présents, les nouveaux titres, que ce soit "Raising" qui envoit grave du bois, le groovy "Billy Brown" qui balance bien ou encore les énormes "Did My Grave" et "Owner Of Your Life", lourds à souhait et nerveux, sont tous dans l'exacte lignée de ce qu'on attendait du groupe, en mieux et en plus puissant cependant. Difficile pourtant pour eux de tenir cet enjeu, tant, je me répète, la démo était énorme.
Mais ils y sont arrivés, putain ! Ils ont fait mieux que "Something Starts Here" !
Tu l'avais compris, cet enregistrement n'a quasiment pas de défaut. C'est juste un énorme coup de poing dans ta gueule. Une bouteille de whiskey crade mais pleine balancée dans ta tronche. Un glaviot bien lourd sur le comptoir du bar le plus mal famé du Sud. Une paire de burnes sur un ampli Marshall.
Les Oil Carter, sans compromis, font une musique sans ambages, sans fioritures et sans prises de têtes, en restant eux mêmes et putain, c'est ça qui est bon !
"Something Starts Here"
Note : 17/20
D’entrée, les Oil Carter placent la barre très haut. Outre le son parfait et d’une grande qualité pour une "démo", la puissance de la voix du chanteur (Tof) est stupéfiante. Son charisme envoûtant va promener l’auditeur tout au long des compos qui parsèment ce "Something Starts Here". Et que des compos aux riffs méga chiadés et pour certaines déjà cultes (aaaaaaah, cette intro sur "The Bitch Along The Highway") par un groupe de fans toujours grandissant.
Du panache, de la fougue, donc, mais aussi une efficacité hors-pair puisque les compos entrainantes en diable ne cesse d’arriver tout au long de l’écoute. Rapidement, il est évident que nous avons à faire à des musiciens qui connaissent leur sujet (et un batteur probablement fou) et que si cette "démo" n’est censé que donner un bref aperçu du talent du groupe, on aura hâte d’entendre un vrai album.
Toujours à la croisée du rock / hard rock burné à la Motörhead avec ce petit quelque chose en plus de désinvolture, Oil Carter nous offre donc un petit bijou que tout fan de stoner se doit de posséder impérativement tant la prestation du groupe est impeccable.
Fianlement, cette "démo" qui n’a de démo que le nom prend des allures de vrai premier album pour le petit groupe de stoner qui gageons le n’a pas fini de faire parler de lui. A suivre de très près, bière à la main et whisky dégoulinant le long de la barbe. Cochon qui s’en dédit !
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