Les Slovéniens de Noctiferia, qui viennent de signer un contrat de trois albums chez Listenable Records, ne pourraient pas se montrer plus enthousiastes quant à la sortie de leur nouvel et troisième album, "DeathCulture". Ils le disent eux-mêmes : "L’année 2010 sera l’année de "Death Culture" !". Voyez-vous ça ! Une exaltation pareille, forcément, cela ne peut passer inaperçu ! Il est certains que c’est une excellente manière d’attirer l’auditeur, en louant un résultat dit si prometteur ! Donc, insérons dans le lecteur cette galette qui fait tant la fierté de ses géniteurs… Celle-ci débute par une courte intro d’un peu moins de deux minutes –"Premonition"- où l’on entend une marche militaire aux sons d’un discours. "Terror" arrive ensuite, direct, immédiat ! On se prend directement cette rasade de black / death… Black / death ? Death, oui, effectivement ! Mais black, en fait… non, plus tellement, à l’heure actuelle. Maintenant, faute de black, nous bénéficions de ces flots industriels débordants, et qui suivront la moindre note de cet album ! Effet un peu surprenant au départ, mais au rendu curieusement terriblement accrocheur ! Cela dit, il est certain que ceci enlève une part des atmosphères dévastatrices et démoniaques, mais ce en apportant une nouvelle dimension, nettement plus moderne, en "compensation".
S’il y a bien une chose qui est à louer, sur cet album, c’est sa production ! Il est vrai qu’avec des pointures telles que Peter Tägtgren (leader d’Hypocrisy et Pain que l’on ne présente plus !) et Jonas Kjellgren (à qui l’on doit certaines productions telles que celles de Darzamat et de Sonic Syndicate), il était inconcevable de s’attendre à un travail bâclé ! Grosse (très grosse !) production, précision métronomique, Noctiferia a perdu en folie, et semble avoir envie de se présenter sous un jour différent, plus "grand public", si je puis me permettre l’expression (sans aucune connotation négative, je tiens à impérativement à le signaler !). "Death Culture" se trouve être au final, assurément un bon album ! Cela dit, il manque tout de même son petit côté sauvage, qui aurait pu éviter à l’album de sonner homogène au point d’en paraitre parfois linéaire. Bien entendu, certains passages sortent du lot, comme l’avant-dernier titre "Samsara", meilleur morceau de l’ensemble, et également le plus osé de celui-ci, de par ses ambiances arabisantes. En d’autres mots, preuve que Noctiferia a d’excellentes idées, et que ça serait tout à leur avantage d’essayer de sortir du moule "à la Fear Factory", déjà tant entendu ! Allez, oui : 2010 et "Death Culture" permettra très certainement aux Slovènes de faire parler d’eux. Mais, pour les prochaines fois, peut-on demander quelque peu de prises de risque ?
|
|