Le groupe
Biographie :

Nightrage est un groupe de death metal mélodique gréco-suédois formé en 2000 et actuellement composé de : Marios Iliopoulos (guitare / ex-Exhumation, ex-Firewind), Anders Hammer (basse / Dragonland, ex-Disdain), Ronnie Nyman (chant / Valley Of The Dead, ex-Enemy Is Us, ex-Detained), Lawrence Dinamarca (batterie / Carnal Forge, Loch Vostok, ex-Astral Carneval, ex-Bleeding Utopia) et Magnus Söderman (guitare / Leech, Reignsaw, ex-Inrage, ex-Lost Souls, ex-Rosicrucian, ex-Slapdash, ex-Atrocity, ex-Powerage). Nightrage sort son premier album, "Sweet Vengeance", en Juillet 2003 chez Century Media, suivi de "Descent Into Chaos" en Février 2005 chez Century Media, de "A New Disease Is Born" en Mars 2007 chez Lifeforce Records, de "Wearing A Martyr's Crown" en Juin 2009 chez Lifeforce Records, de "Insidious" en Septembre 2011 chez Lifeforce Records, de "The Puritan" en Avril 2015 chez Despotz Records, et de "The Venomous" en Mars 2017.

Discographie :

2003 : "Sweet Vengeance"
2005 : "Descent Into Chaos"
2007 : "A New Disease Is Born"
2009 : "Wearing A Martyr's Crown"
2010 : "Vengeance Descending " (Compilation)
2011 : "Macabre Apparitions" (EP )
2011 : "Insidious"
2015 : "The Puritan"
2017 : "The Venomous"


Les chroniques


"The Venomous"
Note : 15/20

Décidément, 2017 aura vu sortir pas mal d'albums de death mélodique. La série n'est pourtant pas terminée avec ce septième opus du combo gréco-suédois Nightrage. Un opus qui, pour ma part, me permettra de découvrir cette formation que je n'avais jamais écoutée jusqu'à présent.

L'album démarre par le titre éponyme, "The Venomous". Un morceau mid-tempo assez catchy avec un thème mélodique facilement mémorisable, un chant grogné assez passe-partout, un solo plutôt chouette et une structure simple et efficace. Bref, on tient là un bon single death mélodique très classique mais bien fichu. On change de dynamique dans le second titre "Metamorphosis / Day Of Wrath" avec un tempo beaucoup plus soutenu et un batteur très énervé qui n'hésite pas à poser du gros blast-beat. Même si l'approche reste mélodique, ce second morceau a un côté très écrasant qui rompt clairement avec le premier qui est plus facile d'accès. On retrouvera quelque chose de plus convenu sur le troisième morceau... et sur tout le reste de l'album. C'est d'ailleurs ce qui fera à la fois la principale qualité et le principal défaut de cet opus. Le groupe nous délivre cinquante minutes de death mélodique bien maîtrisé mais on gardera l'impression durant tout l'album d'écouter une bonne copie d'In Flames. Les mélodies sont très sympas, le son est très bon et il n'y a rien de mauvais dans l'ensemble, mais tout ceci manque cruellement de surprise et de renouveau. Le groupe s'appuie sur des recettes qui fonctionnent et qui ont fait leurs preuves mais au final, le tout manque beaucoup de personnalité. La seule touche un peu singulière sera la courte instrumentale "Denial Of The Soul" qui clôture l'album. Ça fait tout de même un peu léger.

"The Venomous" n'est clairement pas un mauvais album. On pourrait même dire que c'est un très très bon album de death mélodique si l'influence de leurs aînés n'était pas aussi omniprésente au niveau des mélodies, du chant, des soli, des structures rythmiques et musicales, de la production sonore, etc. On pourrait même dire que ce "Venomous" est un meilleur album d'In Flames que celui qu'ils ont sorti cette année ! On aurait seulement apprécié plus de personnalité et de prise de risque pour qu'il puisse vraiment se démarquer et sortir du lot.


Zemurion
Mai 2017




"The Puritan"
Note : 15/20

Le death mélodique a perdu sa splendeur d’antan, peu de groupes arrivent à faire des productions dignes de leur talent, les pionniers nous servant des albums moyens et c’est plutôt triste de voir certaines formations en train de stagner, voire pire, changer de cap et faire quelque chose de totalement aléatoire (n’est-ce pas "Siren Charms" ?). Nightrage n’est pas forcement dans ce cas, pour moi ils ont toujours été à l’ouest et je n’ai jamais pu écouter un seul de leurs albums en entier car ils me semblaient plats et redondants. Mais bon, l’avenir peut toujours réserver de bonnes surprises, alors 4 ans après "Insidious", qu’en est-il avec "The Puritan" ? Déjà, le groupe a perdu le guitariste rythmique Olof Mörck, le batteur Johan Nunez et le vocaliste Antony Hämäläinen en 2013, mais en 2014 arrive le vocaliste Ronnie Nyman, ainsi le line-up actuel fait en sorte que Marios Iliopoulos soit vraiment le seul aux commandes de "The Puritan".

Maintenant, le contenu de l’album, eh bah dès les premiers morceaux on a déjà cette sale impression de déjà-vu une fois de plus, Nightrage nous balançant des compos mélodiques classiques avec des riffs d’accompagnement peu marquants mais les morceaux sont quand même super dynamiques et possèdent un avant-goût de thrash-death mélo. Ca démarre pas si mal en fait et Ronnie Nyman s’est plutôt bien adapté au style car à la base il est vocaliste dans un groupe de metal / hardcore et avec Nightrage, il possède certaines variations de voix qu’il emprunte à des formations death-mélo classiques mais aussi un peu typé metal / hardcore ; de plus, on remarque que différentes influences vont s’éparpiller tout au long des morceaux comme du thrash avec "Foul Vile Life" et "Stare Into Infinity" ou encore du heavy sur "Desperate Vows" et "When Gold Turns To Rust", ce dernier morceau nous présentant un featuring avec Gus G (guitariste pour son projet solo mais aussi Firewind, Ozzy Osbourne) qui est trop discret donc sans intérêt, ce qui est un atout gâché ! "Lone Lake" est un instrumental qui est en accord avec le reste de l’album, superbement exécuté, pouvant être joué dans n’importe quel registre musical. Les autres morceaux de "The Puritan" sont créés de manière à ce que l’écoute devienne de plus en plus entraînante au fil de l’album et la sauce est en train de prendre ; le seul regret qu’on pourrait noter est de finir l’album avec "Kiss Of A Sycophant", un titre sympa mais se finissant comme tous les précédents, ne mettant pas de réel point final à cet album.

"The Puritan" est donc selon moi une bonne surprise, un come-back qui montre que le death mélodique est toujours en forme avec eux, Mario Iliopoulos et son équipe ayant enfin appris de leurs erreurs, il n’y a plus qu’à voir si Nightrage nous balance sa musique avec plus de puissance sur scène pour être entièrement convaincu.


Herizo
Mai 2015




"Insidious"
Note : 12/20

La Grèce et la Suède se sont réunies pour créer l’album "Insidious" du groupe Nightrage. En effet, les quelques participants bien connus dans le monde du metal et invités sur cet album sont Thomas Lindberg (At The Gates), Gus G. et Apollo Papathanasio (Firewind) ainsi que Tom S. Englund (Evergrey).

Et au niveau musical, que donne tout ce beau monde ? A vrai dire, rien d’extraordinaire. En points positifs, "Insidious" dégage un son death metal mélodique avec des compositions de bonne qualité. De plus, le son est lui aussi de bonne qualité et reste agréable à l’oreille. En dehors de l’instrumentation musicale, le chant est régulièrement hurlant accompagné de temps en autre par un chant clair. Mais les invités qui participent à l’album "Insidious" ont-ils vraiment la capacité de faire connaître le groupe Nightrage à sa juste valeur ? La réponse n’est pas si simple. En effet, les pistes, en plus d’être parfois répétitives, n’arrivent pas à dégager une certaine force ni un réel charisme. On a l'impression que les musiciens jouent pour eux sans réellement offrir au public une réelle attente musicale vis-à-vis de ce dernier. De plus, on ressent en plus de cette notion de répétitivité des morceaux complètement irréguliers et sans équilibre nous empêchant de nous imprégner totalement de cet album (par exemple, l’avant-dernière piste symphonique et la dernière piste heavy prog metal n’ont rien à faire là).

Au final, ce qu'on retiendra d’"Insidious" ce sont les invités renommés qui ont participé à l’élaboration de l’album. Mais par la suite, est-ce que le groupe Nightrage saura fonder son propre style death mélodique metal ? C’est une autre question mais si vous voulez vous intéresser à l’album "Insidious", sachez qu’il y a de quoi écouter mais à petites doses. Attention, si vous souhaitez l’écouter en entier, il y aura des chances que vous décrochiez très vite. Un album qui se fera plus connaître grâce à ses invités qu’au travail du groupe en lui-même.


JU
Août 2011


Conclusion
L'interview : Marios Lliopoulos

Le site officiel : www.nightrage.com