Amateur de finesse fuyez cette démo car Misgivings n’est pas là pour plaisanter. A l’inverse, les amateurs des premiers Deicide (pour la voix ultra grave et les blast beats haineux à souhait), des premiers Carcass ou des Morbid-Angeleries période tape-trading ne doivent surtout pas passer à coté de ce "Masquerading As God" qui sent la rage extrême et l’envie d’en découdre au plus haut point avec la sauvagerie musicale d’un style intransigeant. Parfois à la limite, la mise en place grosse caisse / basse / guitare laisse parfois à désirer dans les parties à 300 à l’heure mais on ne peut jeter la pierre à ce groupe qui ne cherche qu’à vous scotcher au mur manu militari et sans compromis.
Une production rappelant les démos des maîtres cités ci dessus promet un avenir radieux à Misgivings, toute proportion gardée en fonction du style très ciblé et destiné à un public averti voir vraiment prévenu de ce qui est proposé ici. Le son de batterie, avec sa grosse caisse et ses fûts pas assez compressés et mixés bien trop médium sonne comme il peuvent malgré un "Carcass" (nom du batteur, ça ne s’invente pas) à la santé de fer et très mais alors très puissant…Un batteur qui dévaste tout sur son passage et on ne sera pas surpris qu’il change de cymbales et de peaux chaque mois tant la violence dégagée est simplement inouïe…Que dire des guitaristes, à part qu’ils semblent avoir trois mains et quinze doigts, que le bassiste / chanteur "Este" est le fils caché de Glen Benton ou de David Vincent….Tout est dit…Le morceau live "Prophetic Redemption" prouve que Misgivings n’a aucunement besoin d’être assisté (comme certain…) par ordinateur pour vous décoller la pulpe du fond, on attend avec impatience et jubilation la suite les gars, que la force et la puissance continuent à être avec vous…
|
|