"V.I.T.R.I.O.L."
Note : 17,5/20
Attention nous allons être exigent, pointilleux, mais avec les dernières sorties de Memories Of A Dead Man il y a de quoi ! C’est donc avec les oreilles bien propres que les premières notes de "V.I.T.R.I.O.L." s’invitent dans ma tête. Progressivement l’ambiance s’installe, en laissant un certain suspense sur la direction que MOADM a pris sur ce nouvel opus et ce "Tomorrow At Dawn" nous dévoile un environnement plutôt chaotique, assez abordable et la voix claire que l’on y trouve mêlée à la dureté de la voix principale me purifie les écoutilles une bonne fois pour toutes et me permet d’attaquer l’écoute sereinement.
C’est quelques chose de plus direct qui vient percuter mes tympans, sans pour autant être dénué d’émotions (ce qui dénaturerait l’univers du groupe d’ailleurs). "On The Heights Of Despair" donc, se rapproche de l’avant-dernier titre de l’album "Diving Bell And Butterfly". A contrario on rencontre aussi de troublantes "ballades" si je puis dire, avec "Under The Cross", plutôt sombre et qui s’enchaîne vraiment bien avec le côté à la fois lourd et ambiant de "Meshi’ha" juste après, univers retrouvé non loin de là avec "Trismegistus King". Le titre phare de l’album ? "Good Mourning Child" ? Comment peut-on résister à ces mélodies, cette énergie, ces voix ? Des mélodies qui vagabondent dans votre tête toute la journée jusqu’au moment où enfin vous pouvez vous la remettre pleine balle dans les écoutilles. Dans le même esprit on trouve la piste juste après intitulée "Insomniac Animal" mais un niveau un tantinet en dessous en termes de sensations, même si elle reste un très bon titre. MOADM se laisse aussi aller à des morceaux assez surprenants, où on sent diverses influences tout en étant incapable de citer un groupe qui s’en rapproche. Il s’agit de "An Ode To Myself" et c’est beau, fin, léger et lourd à la fois et ça groove, bref un petit entremets qui passe bien !
On retrouve de la double voix radieusement entêtante grâce à "Leave Scars" qui nous caresse, nous transperce, nous soulage, nous trouble. Dernier tour de force (ou de délicatesse ?) avec "INRI", un titre (presque) instrumental, où le piano s’invite et donne la main à la guitare afin de clôturer cet album de manière subtile, indélébile. De quoi avoir envie de déjà découvrir la prochaine sortie du groupe. La sensibilité du post-hardcore se mêle à la brutalité du metal à juste mesure et Memories Of A Dead Man propose ainsi un album encore une fois très réussi, complet, riche, à tel point qu’il en devient difficile de ne pas écrire une chronique qui serait plus longue à lire que l’album à écouter.
"Maze"
Note : 19/20
Etant données les élogieuses critiques concernant les travaux précédents de Memories Of A Dead Man on peut dire que cette sortie 2011 était attendu au tournant. L’artwork est sobre mais la confrontation dégage une puissance bestiale plutôt belle. Pas de chanteur fixe à l’époque apporte une originalité à cet EP, cinq chanteurs différents (Mike A de Rosetta, Yann L de Klone, Thomas T et Julien H d’AqME et Alex de The Prestige) pour cinq titres du groupe. Une douce guitare disperse quelques notes c’est "Spoken Yet Never Heard". Un hardcore dur et mélancolique à la fois vient s’installer pour soutenir une voix toute aussi sincère. Un premier morceau qui fait faire "wahou !".
L’intensité ne faiblit pas avec "Commotion" où le riff dynamique donne envie de tournoyer sur soi-même jusqu’au contraste magistralement orchestré de la deuxième partie du morceau. Belle démonstration ! On trouve un tout autre univers (mais tout autant agréable) avec "The Other Way Around" avec ce chant totalement différent ! Et je dois le reconnaître, ce morceau au chant clair a un putain de groove ! Il sonne réellement bien, comme si le morceau et cette voix étaient faits pour se rencontrer et fusionner. Retour d’un chant un peu plus nerveux avec "Lightgouse". Un morceau très puissant également, ça sonne incroyablement bien et le temps passe un peu trop vite. "The Great Escape", dernier morceau déjà, quelle arnaque ce groupe ! C’est tellement bon qu’on devient accro et cinq titres ce n’est pas assez ! D’autant plus bon que le son décape sévère ! Ce dernier titre donc, se différencie et s’apprécie par sa légèreté, ce voyage musical. Un titre abouti mais peut-être un brin moins accrocheur.
Je suis un peu dur ? Peut-être, mais il faut bien les taquiner un peu les MOADM parce que c’est difficile pour nous chroniqueurs de trouver des points négatifs à cet EP. A partir de là je pense que tout est dit…
"Beyond The Legend"
Note : 19/20
Lorsque j'ai vu que Memories Of A Dead Man sortait un nouveau skeud, j'étais comme un gosse, c'est bête mais je n'avais eu l'occasion de les écouter que via MySpace. L'écoute de leur dernier opus "Beyond The Legend" m'a été différé et... ma frustration n'avait d'égal que la grandeur de cet album. On va faire dans le cliché pour décrire cela, mais le groupe évolu dans une veine post hardcore, avec des ambiances absolument fabuleuses. Un transport dans quelque chose de complétement différent de ce qui peut se faire. D'influence metal, une grosse basse bien présente, un chant complétement ahurissant. Des structures musicales recherchées, mélodiques, une vraie recherche. On sort des sentiers battus et ce n'est pas plus mal. Parallel Music peut se vanter d'avoir décrocher un groupe tout simplement terrible dans tous les sens du terme, musicalement de très haut niveau, niveau qualité c'est excellent, et entre un atwork et une musique d'une violence sourde et froide... les mémoires venues d'outre tombe, le flash back sur une vie d'un homme mort. J'ai été faire un tour par pure curiosité pour voir en live ce que donnait le groupe... Avec "Beyond The Legend", je pense que je vais faire des kilomètres pour aller voir cela !
Revenons au dernier opus du groupe, au fur et à mesure des écoutes (j'en suis à trois consécutives sans me lasser) je ne peux m'empêcher de faire le lien et de trouver une influence des maîtres du post hardcore ambiant : Cult Of Luna, cette voix possédée, l'instrumental, la conception quasi parfaite des morceaux. La transe, l'extase ! Les musiciens n'ont rien a envier à personne au contraire... et le chant est absolument sidérant et prenant, les morceaux sont variés. Memories Of A Dead Man a tout pour réussir et ils sont vraiment bien partis.
Même pas une critique, rien, sur cet album... ça me dérange ! Mais finalement non, je n'ai rien à dire de plus à part : procurez-vous ce bel objet qu'est "Beyond The Legend".
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