On peut dire que Lividity n'est pas un groupe qui chôme au niveau de ses productions (la discographie est tout simplement impressionnante!) c'est le cas de beaucoup de groupes de grind vous allez me dire ?! Mais là, les Américains on réussi à évoluer au fil de leur carrière de par le son et les compositions moins primitives, tout ceci en gardant le thème du sexe aussi pourri et puant soit-il... Et oui car c'est cela Lividity, sympa non ?
Première chose qui marque, c'est l'évolution positive que le groupe a réussi à atteindre en proposant un "To Desecrate And Defile" au son énorme. Tout est fluide et le rendu est brutal à souhait grâce notamment à des parties vocales mélangeant le bon gros chant guttural du "leader" Von Young au cri plus aigu de son comparse Dave Kibler.
Le son des guitares accentue fortement cette impression d'énorme lourdeur, pour le guitariste que je suis je ne peux dire qu'une seul chose : putain le mur du son !
Pardonnez moi ma grossièreté mais c'est tellement bon et puis avec les Américains, la grossiereté est de mise : j'entends par là les quelques intro où les doux mots tels que "pussy", "dildo", "ass", "dick" sont de mise, ah j'adore cet esprit si propice au grind !
L'artwork nous montre une sympathique demoiselle nue (ben oui évidemment !) jouant dans une baignoire remplie de viscères et autres cochonneries en tout genre... Un peu cliché je vous l'accorde mais je tiens à signaler que le travail de l'artiste Jumali Katani est plutôt sympa.
Des morceaux regorgeant de riffs accrocheurs, voire vicieux, nous montre un Lividity plus en forme que jamais et ce, sans jamais tomber dans la démonstration inutile et la monotonie ; ça groove et les blasts sont placés judicieusement.
Cet album est composé de 13 morceaux dont 2 reprises du groupe Allemand Blood qui sont assez bien foutues.
Ce n'est pas l'album qui révolutionnera le genre mais plutôt un incontournable dans la discographie de Lividity.
Par contre, je trouve un peu étrange de placer un morceau instrumental en plage numéro 2 : la constance du bulldozer est, d'entrée de jeu, ralentie dû au premier titre "Sword Of Sodomy" qui est relativement bourrin.
Les fans du genre seront tout simplement ravis.
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