"Meredead"
Note : 17/20
Le nouvel album de Leaves' Eyes est totalement différent du précédent (que j’avais moi-même chroniqué), cet album je l’avais adoré alors je reste très sceptique sur le nouveau. Il m’a fallu plusieurs écoutes pour vraiment le pénétrer et ce n’est encore pas dit que j’ai réussi à le comprendre. Ce qui est sûr c’est que la voix de Liv reste angélique et merveilleuse dans toutes les situations, sur n’importe quels accords et rythmes.
Le groupe a su être très original et se renouveler par rapport à ses albums précédents. Il nous propose quelque chose de différent et pourtant la marque du groupe et toujours bel et bien présente. Rien ne nous étonne que cet opus soit signé Leaves' Eyes.
Le groupe multiple les mélodies et n’hésite pas à faire appel à un chœur et à des sons Irlandais. Multiplication des instruments à vent tels que la cornemuse et le violon qui s’ajoutent aux instruments plus traditionnels. On peut noter un équilibre parfait entre la voix et les instruments, tout est mis en valeur.
Une mélodie symphonique et originale. Le groupe a fait appel à la sœur de Liv : Carmen, chanteuse de Midnattsol sur certains titres. Leurs deux voix s’accordent à merveille. Autre particularité, le groupe n’hésite pas à écrire dans une autre langue que l’Anglais. C’est pourquoi nous retrouvons plusieurs titres en langue Nordique. Langue musicale qui ne dérange aucunement. La chanteuse reste très à l’aise quelque soit la langue d’écriture. Bien au contraire "Kråkevisa" est magnifique.
Quelques accords de guitare acoustique toujours bien appréciés par le groupe. Comme la chanson éponyme : "Meredead". Ce titre est de loin mon préféré pour une simple et bonne raison : la guitare acoustique. Leaves' Eyes aime les titres acoustiques et n’hésite pas à en proposer dans ses albums. Et puis ces titres sont tout simplement magiques en concert, lorsque le groupe se réunit en arc de cercle devant la scène, assis avec leurs instruments. J’ai très clairement un faible pour ces titres et plus particulièrement pour celui-ci où la voix de Carmen vient compléter celle de sa sœur. Et puis il y a aussi le magnifique morceau "Tell-Tale Eyes", où une voix masculine vient se fondre à la voix féminine et angélique de Liv, avec un petit chœur en arrière plan très discret mais qui apporte une très belle contribution. Encore une belle balade acoustique que j’imagine parfaitement en concert.
Une très belle reprise de Mike Oldfield : "To France". Le groupe n’a pas cherché à modifier la mélodie mais ce choix de chanson n’est sans doute pas fait au hasard puisqu’il colle parfaitement avec la musicalité du reste de l’album.
"Empty Horizon" me fait vraiment retrouver le groupe par rapport à ses albums précédents ("Loverlorn"). Et l’on entend la voix d’Alexander, chose plutôt rare dans ce nouvel opus.
Encore un album qui possède un véritable univers. On se sent transporter dans un véritable conte "métallo-Irlandais". On est retourné à l’époque des châteaux forts et aux feux de joie brûlant toute la nuit aux sons des instruments. En écoutant l’album on s’y croirait presque et c’est là toute la magie de cette création signée Leaves' Eyes.
"Njord"
Note : 18,5/20
Dés la première chanson au titre éponyme, on pénètre directement dans le vif du sujet. Les guitares sont déjà chaudes, la batterie est prête et les voix de Liv Kristine et Alexander Krull résonnent à nos oreilles. Remarquable entrée en matière et une bonne introduction à la chanson suivante "My Destiny", déjà connu dans l’EP du même nom sorti quelques mois auparavant. Une mélodie qui met de bonne humeur, loin des airs mélancoliques qu’on a l’habitude de rencontrer dans les groupes gothiques habituels. On sent déjà les origines Norvégiennes de la chanteuse, des aigles et la pluie au début et à la fin de la chanson, et des paroles invoquant les terres du Nord.
Les titres suivants s’enchaînent à merveille, des refrains accrocheurs, deux voix qui s’accordent ensemble, et des solos de guitares appréciables. Pour finalement poursuivre sur une chanson acoustique : "Irish Rain". Guitares acoustiques, percussions et cajon sont au rendez-vous, pour nous entraîner sous une pluie Irlandaise. Ce titre ainsi que les suivants excepté "Ragnarok" et "Froyas Theme" sont les titres où la voix de Liv Kristine prend place en solo, bien que "Northbound" et "The Holy Bond" offrent un chœur pour accompagner la chanteuse. "Morgenland" est la ballade de l’album, une mélodie plus mélancolique et une durée plus courte (2min54). "Ragnarok" réveille l’album avec Alexander Krull qui revient au galop, et coupe les airs mélancoliques des titres solos.
L’opus continue son petit bonhomme de chemin sur la même route pour arriver à la dernière chanson "Froyas Theme". C’est le titre le plus long, 8 minutes et 23 secondes de pur plaisir, la mélodie aboutit progressivement à un véritable bouquet final. "Froyas Theme" est à la fois bouleversante et joyeuse. La voix de Liv Kristine est tout simplement magnifique et bouleverse tout ce qu’on a pu entendre jusque là, des paroles qui mélangent deux langues différentes (Anglais et une autre que je n’ai pu traduire) qui ajoutent également une touche d’originalité. Mais la fin du titre s’achemine vers une puissante explosion de mélodie pleine de joie et de mélancolie le tout en même temps. Ce titre final ne nous laisse décidément pas sur notre faim et conclut l’album d’une bien belle façon. Personnellement c’est ma chanson préférée de l’album et peut-être même de toutes les chansons du groupe. Sur l’album on découvre également deux titres bonus dont un chanté exclusivement en Français par Liv Kristine : les champs de lavandes.
Véritable poésie nordique, "Njord" est un album indispensable à notre discothèque. On ne se lasse pas de l’écouter et de chanter (faux pour ma part) à tue-tête. Varié, il s’accorde à toutes nos humeurs. "Njord" est très prometteur et suppose un immense succès. A posséder impérativement pour tous les fans du genre. Je rajouterai également que leurs prestations scéniques relèvent d’une belle performance. Bref ce n’est pas du Leaves’ Eyes c’est encore mieux.
"Vinland Saga"
Note : 17/20
Second album pour la jolie Liv Kristine et surtout chanteuse à la voix reconnaissable parmi 1000 depuis sa décennie passée au sein de Theatre Of Tragedy. Accompagnée des membres du groupe Atrocity, Liv nous délivre douze nouveaux morceaux dans la même veine que son prédécesseur, "Lovelorn". Deux albums en deux ans d'existence, autant dire qu'elle ne perd pas de temps depuis son éviction de Theatre Of Tragedy. Alors que "Lovelorn" ressemblait beaucoup à ce que Liv nous avait habitué par le passé, ce nouvel album lui permet d'explorer de nouveaux horizons et ce, à notre plus grand plaisir. Même si le centre d'intérêt reste sa voix (comment pourrait-il en être autrement ?), on assiste à une grande diversité dans les morceaux, les grosses guitares sont loin d'être omniprésentes, d'autres instruments comme le violon et le piano apportent une autre dimension, une dimension plus aérienne où Liv nous berce avec sa voix, que dis-je, nous envoûte ! On pourrait facilement résumer "Vinland Saga" à deux ou trois titres accrocheurs comme "Farewell Proud Men" et "Elegy" mais ce serait extrêmement réducteur car ce nouvel opus est une succession de petits bijoux comme le magnifique "Misseri (Turn Green Meadows Into Grey)" ou encore "Mourning Tree". Pas mal d'intros et de passages pourraient très bien faire office de musiques de films, l'orchestration étant excellente du début à la fin. Un album que je conseille vivement à tous ceux qui pensent que le metal gothique / atmosphérique tourne en rond et ne propose plus rien d'intéressant. Profitez bien du voyage, vous en reviendrez des images plein les yeux et surtout des sons plein les oreilles !
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