Le groupe
Biographie :

King Of Asgard est un groupe de death mélodique / viking metal suédois formé en 2008, et actuellement composé de : Karl Beckmann (chant, guitare / ex-Indungeon, ex-Infernal Vengeance, ex-Mithotyn, ex-MournLord, ex-Meadow In Silence), Jonas Albrektsson (basse / Retaliation, Vanhelgd, ex-Indungeon, ex-Niden Div. 187, ex-Thy Primordial, ex-Bloodshed Nihil, ex-Carcaroht, ex-Ceremonial Execution, ex-Infernal Vengeance), Mathias Westman (batterie / Spiritus Sancti, Throne Of Heresy, Vanhelgd, ex-Souls Of Emptiness) et Ted Sjulmark (guitare / Grimner, ex-Mortum Hatred, ex-Throne Of Heresy). King Of Asgard sort son premier album, "Fi'mbulvintr", en Août 2010 sur le label Metal Blade Records, chez qui sortiront également les albums "...To North" en Juillet 2012 et "Karg" en Juillet 2014. Le quatrième album, ":taudr:", sort en Mars 2017 chez Trollmusic.

Discographie :

2010 : "Fi'mbulvintr"
2012 : "...To North"
2014 : "Karg"
2017 : ":taudr:"


Les chroniques


":taudr:"
Note : 15/20

King Of Asgard est un groupe suédois de metal épique dont j’ai très souvent entendu parler, mais que je n’ai jamais écouté. Le groupe a pourtant déjà gagné ses marques de noblesse avec des musiciens pouvant attester de près de 20 ans de présence sur la scène suédoise. Mais non, moi je suis passée à côté parce que... le monde est trop vaste, il y a trop de groupes à écouter et pas assez de temps. ":taudr:" est donc leur quatrième album studio et propose un concept basé sur la mort et la vie après la mort. Tout un programme donc que je vais essayer de décortiquer.

Sans nul besoin d’introduction, l’album s’ouvre sur "The Curse And The Wanderer". Et boum. En l’espace de quelques secondes (j’en donne maxi 3), on a eu le droit à un coup de tonnerre et à une attaque directe de la part du groupe. Le mot est donné : King Of Asgard ne fait pas dans la dentelle, et ne veut pas perdre de temps. Le rythme proposé ici est donc assez guerrier avec des vocaux presque martiaux de la part de Karl Beckman. Suit "Death... And The New Sun" qui démarre de façon plus traditionnelle, au sens direct du terme, avec des sonorités folk non négligeables. Pourtant ce qui ressort de façon évidente, c’est le travail fait sur la batterie qui est très mise en avant sur l’intégralité de l’album. Les vocaux se font ici plus discrets, avec de courtes apparitions de choeurs en fond qui se veulent bien évidemment guerriers. Suit "Taudr" qui joue à fond sur ce côté hymne guerrier, et qui ne manque pas de poigne. On sent véritablement le côté épique que le groupe a voulu donner à sa musique, et le tout est très appréciable à l’écoute. On se retrouve sans aucun souci à taper avec vigueur n’importe quel objet se trouvant près de nous en rythme avec la batterie. La mélodie est entraînante et catchy, et peut facilement tourner en boucle dans nos têtes. Un très bon point pour ce genre de groupe. On arrive ensuite au meilleur titre de l’album, "For The Fury Of The Norse", celui qui est le plus travaillé et le plus abouti. Là, King Of Asgard prend le temps d’introduire son ambiance à l’aide d’un long passage de guitares qui, pour une fois, sont mises en avant. L’album se termine sur "Upon Raging Waves" qui débute tout en douceur au piano, proposant une petite bulle de bien-être. Il est très facile de relier ce morceau aux thèmes choisis par le groupe, et les nuances émotionnelles sont appréciables. Le titre permet de finir ce (court) album avec brio, avec un titre puissant et réfléchi.

Sans me marquer de façon indélébile, King Of Asgard a réussi à me faire passer un bon moment. Pendant une petite demi-heure, j’ai été plongée dans leur univers. Le groupe a toujours été dans la justesse, et ne s’est jamais perdu en en faisant trop. Au final, c’est une bonne écoute pour les fans du jour et une distraction bienvenue pour ceux qui veulent écouter un album sympa et entraînant qui ne traîne pas en longueur. Appréciable donc !


Velgbortlivet
Mai 2017




"Karg"
Note : 18/20

Le viking metal a le vent en poupe et son drakkar traverse les mers du monde entier pour venir se rependre comme la peste jusqu’aux continents les plus reculés. J’entends les hymnes guerriers au loin, les chants semblent arriver de partout et nulle part, le brouillard est épais, je tiens mon arme tellement fort que mes jointures sont toutes blanches. Le brouillard se dissipe, l’ombre du drakkar semble irréelle, elle vient d’apparaître comme surgie du fin fond des ténèbres, dans quelques minutes ils seront là. J’entends leurs armes claquer les unes contre les autres, ils veulent se battre ! Je jette un œil autour de moi, et hurle pour motiver mes guerriers, personne ne répond, j’ai oublié que j’étais seul comme un chien face à 200 fous furieux armés jusqu’aux dents ! Je descends sur la plage, prêt à les cueillir comme des fleurs quand ils sauteront de leur barque.

Le premier qui va tâter de mon fer saute du bateau en hurlant, sa voix porte loin, l’orchestre à bord du drakkar a bien senti qu’il fallait donner du moral à ses troupes, les tambours et la chorale de ces enfants de cœur entament un hymne qui me fait sourire. Des guerriers, ça ?? Les précédents vikings qui ont voulu mes terres chantaient déjà le même air, même si celui est meilleur je l’avoue. Le second qui pose un pied sur le sable, rougi du sang de son frère d’armes, est un costaud, sa grosse voix me grogne au visage dans un langage inconnu. "The Trickster" est inscrit sur son bouclier, il se bat férocement, est de bien belle façon. L’orchestre entame un nouveau morceau, plus rythmé, je me surprends à esquisser quelque pas de danse pendant le combat, l’orchestre est bon, voire excellent, il soutient bien "The Trickster" qui se révèle être redoutable d’efficacité, sa mort n’en saura que plus cruelle. Je l’éventre donc en passant par son scrotum. La "Highland Rebellion" est entamée en l’honneur de son second guerrier, je monte sur le drakkar en geste de défi envers ceux qui veulent tâter de mon épée. Pas un ne bouge, nous écoutons, en transe, ce que l’orchestre joue. Je baisse un peu la garde afin de me délecter du breuvage qui remplit une des cornes posées sur le pont du drakkar. L’orchestration est époustouflante, peut-être leur laisserai-je la vie sauve à ces musiciens talentueux finalement. "Omma" est un lourdaud dans sa démarche, il s’approche de moi, lentement, ses pas sont pesants, sa bedaine dépasse de sa cuirasse en peau. Je le regarde goguenard, prêt à le réduire en miettes. Cet être lourd, mou, cache en fait une bête de guerre qui accélère de façon considérable pendant le combat. J’ai du mal à en venir à bout car ses gestes sont d’une habilité redoutable, il en viendrait presque à me blesser. Encore un grand guerrier éventré lui aussi. Après avoir envoyé ad patres quelques vikings, un blondinet fantomatique muni d’un simple bouclier gravé "Quorthon" descend du drakkar. Ses cheveux sont longs, son visage est juvénile, il n’a pas d’arme alors je baisse ma garde, ses bras sont tendus vers moi, il est a quelques centimètres... Nos mains devraient être en contact mais je ne sens pas sa peau, son corps est dématérialisé. Il me hurle "Total Destruction" au visage puis disparaît. Les guerriers du drakkar King Of Asgard remontent en son sein aprés s'être dégourdi les jambes pour faire bonne figure, car le combat est inégal face à moi. Je salue chacun de ses magnifiques chevelus. "Partez conquérir le monde avec votre orchestre, faites attention aux icebergs"...

Moi qui déteste les reprises, je trouve celle de Bathory exceptionnelle, comme chaque compo de "Karg". Les rythmes guerriers de ce disque sont excellents, la production de l’album est parfaite, la pochette, rien à dire, on reste dans le viking metal le plus épique. Chaque morceau est un guerrier aguerri qui a bénéficié d’un entraînement digne des plus grands vikings. Très très grand album.


Davidnonoise
Août 2014


Conclusion
Le site officiel : www.kingofasgard.com