Le groupe
Biographie :

Iron Flesh est un one-man band de death metal bordelais dans lequel opère Julien Helwin (chant, instruments / Horncrowned, Withdrawn, ex-Diskarial, Siberian XP, ex-Annthennath, ex-Malevolentia, ex-Otargos, ex-Dawn Chaos). Un premier EP voit le jour au printemps 2017, "Worship The Necrogod". "Scourge Of Demonic Incantations", le deuxième EP, sort en Avril 2018.

Discographie :

2017 : "Worship The Necrogod" (EP)
2018 : "Scourge Of Demonic Incantations"


Les chroniques


"Scourge Of Demonic Incantations"
Note : 14,5/20

Un son aussi tranchant qu'une chaîne de tronçonneuse rouillée qui vous découpe les tympans avec  autant de précision qu'un lanceur de fléchettes après huit ricards, ça vous tente ? Iron Flesh, formation fondée au début de l'année 2017, propose, avec ce nouvel EP, un heavy / death aux relents old school, cru et sans fioritures. Pour notre plus grand plaisir masochiste, le groupe n'y va pas par quatre chemins et envoie la sauce sans faiblir une seule seconde.

Comparativement à l'EP précédent, "Worship The Necrogod", la musique reste fondamentalement la même, un mélange judicieux et plaisant de mélodies macabres juxtaposées à des riffs entraînants. Julien Helwin, maître d'œuvre et fondateur d'Iron Flesh, ne cache ses influences de la vieille école et au contraire, les assume complètement.  Les cinq titres qui composent ce nouvel opus sont de véritables odes à la putréfaction. Cependant, le son de "Scourge Of Demonic Incantations" est moins profond et un peu plus lisse par rapport à celui de son prédécesseur, mais cela n'entache en rien le plaisir de l'écoute et l'impact de la musique. En ce qui concerne le tracklisting, les cinq titres nous embarquent dans un voyage de pratiquement 20 minutes. "The Nameless Fog (Magnum Innominandum)" ouvre le bal avec son riff en trémolo bien glauque à la Suédoise. On pense de suite aux vieux Entombed et à toute cette période ou le death metal sentait vraiment la mort. Nous traversons diverses ambiances musicales, divers tempos, du rapide au très lourd. "The Call Of Ancient One", plus mélodique, débute avec une intro sépulcrale et dépressive à souhait, avant de réellement démarrer sur un riff vraiment heavy. Suite à cela, Iron Flesh flirte avec le black metal. La voix caverneuse confère à l'ensemble une dimension vraiment inquiétante. "Obscure Paranoid Visions", plus élancé, contraste avec le morceau précédent carrément plus doom. Très mélodique et truffé de breaks de batterie, ce titre est véritablement convaincant. "Demonized Nation" porte bien son nom, c'est une véritable déferlante de haine qui s'impose à l'auditeur. Encore une fois, tout en respectant globalement le feeling instauré depuis le début, Iron Flesh varie les ambiances et ajoute de nouvelles nuances. D'un point de vue compositionnel, toutes les plages du disque sont bien équilibrées et les divers passages et ambiances s’enchaînent avec efficacité. Enfin, "Consumed by Fire" conclut ce voyage en terres désolées. Étrangement, j'y trouve des similitudes avec le titre "Iron Maiden" du groupe du même nom, particulièrement  dans la construction des parties de batterie. Tout au long de cet EP, il est indéniable que ces musiciens frenchies sont fans de heavy (j'ai même entendu dire qu'ils appréciaient Manowar, moins les slips en fourrure, c'est dire...).

Sans opérer de véritable changement par rapport à sa sortie précédente, Iron Flesh propose un autre son, et renouvelle son stock de compositions avec ces cinq chansons véritablement sombres et inquiétantes. Esthétiquement proche de  Gardenian, des premiers In Flames,  et de toute cette vague de groupes de la fin des 90's qui proposaient une musique plus mélodique, mais aussi très fidèle au bon vieux death d'antan, il y a de quoi passer de bons moments avec "Scourge Of Demonic Incantations". Certes, la prod' ne plaira pas à tous le monde, le côté basique dans le choix des riffs non plus, mais ce groupe mérite quand même notre attention, ne serait-ce que par rapport au fait que ces musiciens développent un metal sincère et efficace.


Trrha'l
Juin 2018




"Worship The Necrogod"
Note : 18/20

Il y a longtemps que je n’avais pas reçu une production teintée death metal 90’s, temps béni où les Entombed, Dismember et autre Carnage et bien d’autres faisaient la loi. Mais hélas je parle d’un temps que les moins de 20 ans ne connaissent très certainement pas mais si important au développement du metal tel que nous le connaissons aujourd’hui. Un beau matin on va à la boîte aux lettres et on reçoit une enveloppe avec un CD au visuel bien old school, on va à la chaine hi-fi et là, ô miracle, dans le salon résonne du putain de death metal qui arrache tout sur son passage ! Et qui en est à l’origine ? Les Bordelais d’Iron Flesh qui nous offrent leur premier EP 5 titres intitulé "Worship The Necrogod".

Pour faire les présentations, Iron Flesh c’est Julien Helwin derrière tous les instruments et le chant sur l’EP. Mais ce qui, à la base, devait être seulement un one-man band s’est quelque peu transformé avec l’envie et  l’appel  de la scène. Donc aux côtés de Julien on retrouve (pour les lives) Guilhem (Aequinoctium Sanguinis, Alive Dissection, Allegiance, Strynn) à la batterie, Sylver (Death Lab et Ad Patres) à la guitare et enfin Seb (ex-Great Old Ones) à la basse. Vous l’avez donc compris, si vous allez les voir en concert vous savez pertinemment que vous n’aurez pas à faire à des petits débutants mais plutôt à des  figures  de la scène extrême française ! Iron Flesh, le  supergroupe  de death metal français ? Peut-être ou alors on n’en est vraiment pas loin.

Il y a longtemps que je n’avais pas mis le nez dans une telle production et je dois dire que ça fait rudement plaisir, surtout que, disons-le, cet EP est tout bonnement excellent et rappelle à quel point le death metal est vraiment un mode de vie. Pour un premier EP, on peut donc dire que l’essai est réussi, mais encore une fois (au risque de me répéter), quand on voit le C.V de la tête pensante de ce projet, on ne peut pas ne pas être attiré par cette offrande malsaine au Necrogod, impossible également de ne pas être satisfait du résultat. Certes vous me direz que 5 titres (pour un peu plus de 20 minutes) c’est court mais pour un premier essai, "Worship The Necrogod" augure le meilleur, de plus sachez chers lecteurs de French Metal que l’on retrouve deux invités sur cet EP : Necurat sur "Soul Devour" et Arno Thoral sur "In Blood Flesh And Fire", tous deux aux backing et que le son (signé Hellscale Studio) est au top.

Sachez également que quand vous lirez ces lignes, Iron Flesh sera d’ores et déjà au travail pour un deuxième EP. Prolixe, Julien ! Et nous, eh bien on ne demande pas mieux et on ne va très certainement pas se plaindre car on en redemande. Pour ma part, ce genre de production ne peut que me réjouir, moi qui ai connu l’avènement et qui me suis littéralement  drogué  avec Entombed, Dismember, Grave ou encore Necrophobic et Bolt Thrower il y a quelques années, "Worship The Necrogod" me ramène à mes 20 ans. Attention, les amis, que je sois clair, je ne suis pas en train de vous dire que Iron Flesh est un groupe "hommage", loin de là, car le combo a su créer sa propre identité, son propre monde et son propre univers mais l’on ressent fortement à l’écoute de "Worship The Necrogod" que le sang qui coule dans les veines des quatre musiciens est ampli du "swedish sound" des 90’s. Aussi, si vous êtes friands du genre, je ne puis que vous conseiller de vous rendre sur le Bandcamp du groupe, Iron Flesh y partage en écoute intégrale son travail mais vous pourrez surtout les soutenir (car "J’aime la musique, je la soutiens", ne l’oubliez pas), et en plus la version  physique  de "Worship The Necrogod" n’est limitée qu’à 500 exemplaires (et vous pouvez l’avoir en plus dédicacée). En résumé, si vous aimez le old school, la vieille école du death metal, eh bien n’hésitez point, foncez, ne réfléchissez pas !


Vince
Octobre 2017


Conclusion
Le site officiel : www.facebook.com/ironflesh