"Chronicle Of An Advanced Pollution Part I"
Note : 14/20
Indykush arrive, sa pochette bien glauque grise et urbaine, remplie de pollution. Simple efficace et superbe. Avec des accordages résolument très bas, une basse omniprésente et un bloc musical qui te rentre en travers de la face. Pas de la double pédale à outrance mais des riffs tout en puissance et rentre dedans, la basse donne vraiment une rondeur et une puissance de fond, et quelque chose de malsain à la musique. Le chant bien profond et saturé vient renforcer cette impression de puissance de fond. On n'est pas ici dans une débauche de technique ou de double pédale à outrance mais tout simplement dans un ensemble cohérent noir, profond froid et malsain. Les riffs sont saccadés et tranchants, la batterie martelle de tous ses toms derrière. C'est plaisant et violent.
Après une ou deux écoutes on se rend compte que finalement, malgré toute la qualité qu'il contient, le CD de Indykush pose un petit souci : on a pratiquement toujours les même schémas sur les musiques. Pas forcément de changements ou de nouveautés d'une chanson à l'autre, un schéma fonctionne on l'utilise. C'est dommage parce que il y a vraiment du potentiel.
La prod est plus que correcte, voire très bonne, les musiques sont bien senties mais... le souci du "déjà vu" au bout d'un moment se fait cruellement sentir, malgré quelque chose de nouveau dans "Stubborn".
Des bonnes idées dans un style de metal différent de ce que l'on peut rencontrer d'habitude, ce qui fait l'originalité de Indykush, mais à revoir dans un futur proche pour constater l'évolution de ce groupe.
"Iboga"
Note : 14/20
A menton c'est la fête du citron mais pas seulement, ce pourrait bien devenir celle du metal. Oui, je sais, avec une bonne dose d'optimisme, de persévérance et un gros coup de pouce du destin, mais qui sait, la vie est pleine de surprises. Sur cette note positive nous allons passer aux choses serieuses, ou plutôt à cet "Iboga" des susnommés Indykush. Tout d'abord, premier constat, positif je vous le rassure (tel sera le thème de la chronique), la présence importante de gros riffs qu'ils soient syncopés ou non. Mais justement, et ici premier bémole, ceux ci pouvant également desservir lesmorceaux et mettre en évidence le manque de diversité des riffs qui se basent souvent sur une recette établie. Mais cela n'est qu'un détail améliorable et ne venant pas entâcher les efforts de nos musiciens pour fournir une musique energique et sincère. En effet, celle-ci va piocher dans des styles comme le thrash et son côté crade, le metal en agissant comme un véritablecompresseur et quelques plans hardcore mais moins représentés sur cette galette malgré tout. Nous noterons aussi la production soignée et qui, fait de plus en plus rare, ne s'engouffre pas dans une mode donnant une prédominance à la nouvelle mode du son lisse, et gardant ici cette accroche rapeuse à nos oreilles et caractéristique deces musiques saturée que l'on aime tant. Je me dois en tant qu'amateur du "bruit de fond" comme l'appelle si bien un ami poète, mettre l'accent sur ce son de basse rondouillet et remplit comme il faut de growl (j'invite tout ceux qui ne comprendraient pas ce terme à écouter l'album). Point d'inquiétude, je vous vois venir de loin amis batteurs et guitaristes, sans oublier nos confrères brailleurs. Et à noter également au menu des guitares incisives et abrasives, accompagnées d'une batterie brut de décoffrage. Mais aussi d'une voix qui malgré son ton un poil similaire en saturé, et sur la longueur, délivre la puissance voulue et ose s'aventurer dans des sonorités plus posées et chantées. Et celle ci est à créditer, chose rare de nos jours, de paroles en Français dont nous saluerons l'initiative. Indykush nous livre donc au final une galette de bonne qualité, contenant certe quelques faiblesses citées, mais qui plaira je vous le rassure aux amateurs de gros son.
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