Le groupe
Biographie :

Encensé par la presse metal, le groupe a été comparé à Strapping Young Lad, Mnemic, Fear Factory, Gojira ou encore Pantera, pour définir son style énergique, technique et extrême ; à la croisée du metal, du hardcore, de l’électro et de l’indus. Hord s’est aussi forgé une sacrée réputation scénique en assurant les premières parties prestigieuses de Fear Factory, Misery Index, Punish Yourself, Black Bomb Ä… Hord revient en 2010 avec un nouveau line-up et un nouvel album intitulé "The Waste Land", enregistré en Août 2009 sous la houlette de Jochem Jacobs (Textures) au Split Second Studio à Amsterdam (Pays-Bas).

Discographie :

2006 : "Reborn From Chaos"
2010 : "The Waste Land"
2010 : Compilation French Metal "Le choix des armes"


Les chroniques


"The Waste Land"
Note : 15,5/20

Retour de Hord, en 2010, quatre ans environ après la sortie de "Reborn From Chaos", voici les Montpelliérains qui refont surface avec un nouvel album. Un album plutôt bien branlé qui a été préparé. Alors c'est sous une forme autoproduite que ce "The Waste Land" sortira, vu qu'il n'y a pas un label aventureux qui ait voulu miser sur le groupe, et une fois de plus quand on voit ce qui se fait signer dans tous les styles de metal, et même certaines grosses daubes dont je ne citerai pas les noms, Françaises ou étrangères (cherchez chez Century Media....), on a du mal à y croire... Mais je pense qu'on s'oriente vers une généralisation de l'autoproduction, qui finalement sert l'artiste et l'auditeur, vu qu'il y a beaucoup moins d'intermédiaires... enfin autre débat.

Hord nous offre sur un plateau en or son "The Waste Land", un album de metal moderne, avec des grosses guitares, de la hargne, de la dynamique, et surtout plein de surprises qui nous font sortir des sentiers battus. En effet alors qu'une écoute générale immédiate de cet album nous laisse facilement nous diriger vers une idée obligatoirement faite de dire que Hord joue dans la cour du clonage à la Soilwork, on se rend compte au bout de plusieurs écoutes attentives que tout n'est pas si simple... En effet, si le premier morceau "Unreal City" qui succède à cette formidable ouverture, nous balance du riff méchant, rock, metal, neuf, avec des chants pompeux aux vocaux clairs sur les refrains ; il laisse aisément rappeler l'esprit d'un Soilwork des plus obligés. Tandis que le reste de l'album prend des nuances largement plus subtiles, allant vers une musique beaucoup plus riche. Une des premières forces de "The Waste Land", c'est bien évidemment sa puissance. Une puissance conjuguée par, d'une part, une production phénoménale, et des thèmes de riffs très trèèèès accrocheurs d'autre part, il faut le souligner. C'est enregistré au Pays-bas par Jochem Jacobs (Textures) au SplitSeconSound Studio, et le résultat est bien là. Et même si je ne suis pas un fan de Textures, voire que je n'aime pas du tout, il serait injuste et de mauvaise foi de dire que la production de l'album de Hord, qui comprend donc l'enregistrement, le mixage, et le mastering, est bidon. Au contraire, elle est claire, propre, limpide et ultra puissante. Et il sera utile de rappeler que seuls les vocaux de Jonathan Devaux ont fait l'objet d'un enregistrement au studio de Hord. Des enregistrements que nous avions eu plaisir (ou pas) à regarder sur le net, vu que nous sommes tous des voyeurs en puissance, instants fugaces et pourtant inutiles, mais qui attirent la curiosité tout de même. Maintenant rappelons nous que cet avis sur la production, n'est qu'un avis d'auditeur, vous savez, ceux qui achètent les CDs et vont aux concerts. Ceux qui écrivent sur les sites des groupes pour montrer leur soutien, ceux qui achètent les t-shirt, le merch... Ceux sans qui aucun groupe de la planète ne serait rien...

Et lorsqu'on a bien compris que l'album de Hord ne nous donnera que de la décibel pure dans les oreilles, on peut donc continuer l'écoute. Les morceaux sont très groove finalement dans leur agressivité, très rock et pleins d'humanité. Si "Subdued Voices" reste dans un cheminement plus banal, "Epidemic"  procure de la bonne chair de poule. On retrouve cet esprit de rock / metal moderne, vague amenée par Soilwork au départ et tellement développée, sur-enchérie et tout ce que l'on veut maintenant. Mais Hord, sans dire qu'ils ont trouvé l'étincelle d'ingéniosité particulière dans leur musique, arrivent à nous décoller de cette glue. Les lignes vocales claires de "Epidemic" sont grandioses, elles donnent ce que l'on attend, pour ré-atterrir avec bombardement sur des passages aux guitares lourdes et bulldozer. Les chansons se déroulent comme dans une usine à la chaîne, tout s'imbrique minutieusement, agrémenté de plans plus aériens, comme sur "The Watcher", ou "A Heap Of Broken Images", un titre qui, vers quatre minutes offre une dimension et une couleur encore différente de ce qui a été proposé depuis le début. Presque à emprunter des ambiances à la Opeth, Hord évolue encore un peu plus dans son metal. Alors à ce moment là de l'album c'est la fraîcheur qui nous vient à l'esprit, un album plein de fraicheur et moralité : alors qu'on pensait à un simple clone, on se rend bien compte que le talent est là, l'inspiration en prenant compte de la scène déjà existante, est finalement chez Hord. Mais il fallait se pencher un peu plus sur leurs compositions pour bien s'en apercevoir... Et justement cette fraicheur tombe à pic avec "The Burial Of The Dead", un titre magnifique, plein de beauté, plus court, plus posé, moins agressif que le reste de l'album. Bizarrement, comme s'il avait été honteux de composer et d'écouter "The Burial Of The Dead", Hord nous assène un coup d'une violence inouïe avec l'entrée en matière du titre suivant "Through The Ashes". Quelque chose d'une violence extrême, peu commune sur l'album, presque brutal death dans ses propos. La fin de l'album restera dans cette couleur plus brutale, avec en suivant "The Grand Expedition", que ce soit sur le tempo, les guitares, et même les vocaux très acides. Sauf sur la fin de ce titre qui nous ramène encore un peu dans l'ambiance planante, soft, compliquée mais doucereuse des titres de Mikael Akerfeldt d'Opeth. On appréciera à ce moment là le côté assez progressive metal de la musique de Hord.

Ce sont pas mal de noms qui sont venus participer à cet album, avec un artwork signé Jakob Arevarn, des photos réalisées par David Lundmark, un graphic design de Pär Olofsson et ainsi de suite... Le produit présenté sous forme de digipack a quand même de la gueule c'est un fait et Hord peut être très fier de cet album, sans aucune hésitation. Concept album basé sur la littérature post-moderne, "The Waste Land" se base sur l’expérience de l’anéantissement et de la fin du monde. Et effectivement le visuel, accompagné des paroles et de la musique elle-même et surtout, permet à "The Waste Land" d'offrir dimension environnementale à son auditeur.


Arch Gros Barbabre
Décembre 2010




"Reborn From Chaos"
Note moyenne : 11/20

Certes le CD date un peu, mais des choses nouvelles semblant se profiler, un petit regard en arrière ne fait pas de mal quelques fois. Hord nous présente ici "Reborn From Chaos"... En effet c'est violent, pas de temps mort ou de fioriture, on est directement dans le chaos, l'injection est brutale et violente. Les riffs de grattes très incisifs, et très propres (trop ?), l'aspect électronique des machines renforcent cette violence, et les voix saturées font le reste : venir percer directement ton tympan et voir si quelque chose s'en écoule. Certains choix sont judicieux, d'autres moins. Il est certain que quelques passages iraient jusqu'à faire headbanguer ton grand père ! Le groupe apporte des choses, mais une patte très Mnemicienne se fait sentir, ou du Fear Factory ou encore Soilwork, cette impression de repeat sur certains passages déjà entendu autre part. La prod est très bonne, très pays Scandinave avec des grattes très droites et propres, l'apport de l'électro se révèle fort intéressant avec de très bons passages à la limite même de l'indus ("Mutantis"), un peu gâchés je trouve par un solo guitare qui dénature complétement le reste du morceau. L'électro et son apport a toujours été quelque chose de... délicat, ni trop peu ni trop tout court, on en arrive parfois à se demander : batterie électro, machine ou batterie acoustique ? Certains passages auraient mérité mieux avec trop de choses qui rendent le tout brouillon. Je finis l'écoute, certains passages lancent du headbanging pour retomber sur un passage "bizarre" comme du scratch de DJ par moments en arrière... cela me dérange, un côté d'alternance du bon et du moins bon. Je suis un peu déçu de l'ensemble, car certains morceaux affichent de vraies bonnes choses et un potentiel... en attente de la suite.


Sam
Juin 2009
Note : 13/20

Tout d'abord, je tiens à préciser que j'écris cette chronique en 2009 et que cet album est sorti en 2006, comme ça on situe bien les choses. Hord est un groupe de metal indus en gros, certains l'ont qualifié de cyber thrash. Bon, tout cela ne sont que des termes. La pochette m'a fait penser un peu à un vieux film de science fiction (un nanard pour être honnête, Soldat Cyborg, c'était nul mais bien marrant), en plus fluo, très fluo, et quand on ouvre le digipak, on voit encore plus de fluo. Et là on remarque un DJ, un DJ dans un groupe metal bon nombre de groupes ont tenté le coup et la plupart y ont laissé des dents. Ici, nous avons droit donc à un thrash / death / cybernétique qui ferait pleurer un Terminator. Pleurer de rire ou de joie ? De rire et puis il pèterait tout à coup de fusil à pompe ! Je ne sais pas par où commencer, les chansons sont chiantes, les riffs sont saccadés à mort. La voix "hurlée" est horripilante à souhait et le DJ est la cerise sur le gâteau, naze. Du vrai scratch bien rap, "wiki wiki wiki" ça fait über tâche dans le décor. Rajoutez à cela de nouveau le chanteur qui passe de chant "hurlé" (mauvais) à chant rappé (bouh, mauvais aussi) et puis à chant clair pour faire bien stylé (stylé n’est pas incompatible avec mauvais). Les rythmiques n'ont aucun sens, la construction des titres est consternante, la batterie inintéressante et là je tombe à court de superlatifs. Y a-t-il des choses positives ? Le mix sonore est tout de même bien réalisé, le son est bon... c'est tout... le reste n'a aucun intérêt. Ce groupe a tout faux, il fait tout ce qu'il ne faut pas faire dans un album metal. Et quand je lis que ce  groupe  est dans la lignée de Fear Factory et même de (j'ai du mal à le dire) Pantera, je me demande bien qui a vu une quelconque ressemblance. Passez votre chemin, il n'y a rien à voir ici ma bonne dame !


Danivempire
Juin 2009
Note : 09/20


Conclusion
L'interview : Le groupe

Le site officiel : www.myspace.com/hordofficial