Le groupe
Biographie :

Headcharger (ex-Doggystyle), groupe originaire de Caen, a vu le jour en 2005 et ne cesse de faire parler de lui depuis. Sa musique est un cocktail puissant et pathogène à base de stoner, de metal et de rock'n’roll à la croisée d’influences modernes (Metallica, Danko Jones, Mastodon...), de "southern rock" (Lynyrd Skynyrd, Clutch...) et surtout de groupes fondateurs (AC/DC, Black Sabbath, Led Zeppelin, Deep Purple...). Leurs albums de pur metal‘n’roll puissant et épidémique ont permis aux cinq Bas-Normands de traverser les frontières et d’impressionner en Belgique, Espagne, Suisse ou au Royaume-Uni grâce à de nombreux concerts (dont Sonisphere et Hellfest).

Discographie :

1999 : "Self Inflicted Injury" (EP)
2002 : "Moments Of Awakening"
2005 : "Headcharger"
2007 : "Watch The Sun"
2010 : "The End Starts Here"
2012 : "Slow Motion Disease"
2014 : "Black Diamond Snake"
2017 : "Hexagram"


Les chroniques


"Hexagram"
Note : 16/20

Quand Headcharger sort un nouveau disque, ça reste un évènement attendu vu la qualité des disques précédents et c'est une tendance qui semble bien se poursuivre. Sur un ton résolument plus rock, ce disque en surprendra plus d'un mais on y retrouve beaucoup d'éléments de ces Caennais. Coller une étiquette au groupe et surtout à ce disque serait trop réducteur, disons qu'ils brouillent les pistes avec Doggystyle et que ça devrait plaire à beaucoup de monde !

On commence sur un titre punchy avec ce "Coming Back To Life" dévoilé par son clip vidéo. Les Caennais semblent avoir ralenti le tempo dès ce premier morceau et ça se confirme sur l'ensemble du disque. Ils nous ont habitué à des morceaux survitaminés donc ça peut surprendre pour les fans ou ceux qui suivent le groupe depuis quelques temps. Personnellement, à la fin de la première écoute, j'étais resté bloqué sur cette impression, mais après plusieurs écoutes j'ai une vision plus complète de ce disque. Ce disque a plusieurs facettes, la puissance et la mélodie se mélangent à la perfection, et la lenteur ne retire en rien le côté punchy et entraînant. Parce que lorsqu'il s'agit de balancer un son bien gras, ils sont bien là, ils conservent cette formule bien à eux avec cette rythmique, cette mélodie et cette puissance. Ce qui est agréable, c'est de voir qu'en gardant leur identité sonore ils arrivent à faire évoluer leur musique. Tout le monde ne peut pas en dire autant et en même temps, à entendre la deuxième moitié de ce disque, on remarque que c'est un peu plus pêchu, donc on peut s'attendre à ce que ça prenne une autre allure sur scène !

Là où on est probablement le plus surpris, c'est lorsque l'on entend Sébastien chanter autant en clair, ce n'était pas le cas sur les précédents disques et ça joue grandement sur cette impression de réduction de vitesse. Mais on peut faire confiance à la section rythmique emmenée par Romain à la basse et Rudy à la batterie pour peser lourd, très lourd dans la balance. Parce que le groupe n'oublie pas d'où il vient et ses origines sont profondément ancrées dans le metal, ce côté sombre toujours présent et aussi teinté de southern rock, de stoner, bref ce mélange bien à eux qui en fait un excellent groupe, un groupe qu'on ne laisse pas de côté ! Cependant, l'album est très (trop peut-être) homogène mais il y a de très bonnes idées notamment sur "The One You Want To Be". Le groupe s'est donné un côté plus moderne, en s'aventurant davantage sur le côté rock ils ont fait un pari qui est gagné car ça reste un travail de qualité. On le sent bien dans ce son, dans les compositions, dans les harmonies amenées par le duo de guitares de David et Antony qui nous sortent de sacrés solos comme à leur habitude et comme sur "This Is My Crime" par exemple ! Bref, ça reste un sacré disque !

C'est un disque solide mais auquel il manque cette impulsivité qui caractérisait aussi Headcharger. Après ce n'est pas comme si c'était arrivé du jour au lendemain, on le sentait bien venir un jour ou l'autre. Le groupe ne reste au final pas sur ses acquis et fait évoluer sa musique, ce qui est une très bonne chose. Il manque juste quelques pépites comme sur les disques précédents. Un mot à propos de l'artwork, il est épuré mais très expressif. A l'image de ce disque, avec le choc de ces deux bœufs musqués que je nommerais "Puissance" et "Mélodie", quand ils s'entrechoquent ça fait du Headcharger. Enfin bon, le disque a beaucoup de qualités et Headcharger reste un groupe sur lequel on peut compter, pour ça on peut saluer leur effort sur ce disque. Et puis sur scène, ça prendra un côté bien plus dynamique car ça n'a pas changé de ce côté-là ! Alors c'est parti !


Antoine
Mai 2017




"Black Diamond Snake"
Note : 17/20

Deux ans après nous avoir régalés avec "Slow Motion Disease", les Normands de Headcharger reviennent en force avec leur cinquième album, le très lourd "Black Diamond Snake", qui j’en suis certain, ravira les amateurs de headbang, de blues, et de gros guitares bien grasses. Sans réellement trahir leur style particulier, les mecs de Rouen ont dépassé un cap dans le "heavy blues" avec ce nouvel opus qui s’écoute d’une traite et qui donne envie de partir en virée au volant d’une grosse américaine au moteur gonflé (je parle de voiture là, pas de MILF…). Avec des titres puissants aux solos ravageurs comme "The Diver", "Land Of Sunshine" ou encore le très bon "One Night Stand" (qui me rappelle les belles heures d’Alice In Chains ) dans la lignée de ce qu’ils ont pu produire depuis 9 ans. Les passages bluesy–country, typiques du combo qui n’hésite pas à se servir des open tunings pour donner de la couleur à ses compos, ne sont pas en reste, en témoigne "Heads-Up" et son intro tout en hammer-on et pull-off qui sent bon la B.O. de Sons Of Anarchy, ou encore l’intro de "Blazing Star". Produit par une équipe de choc dont Alan Douches (D.E.P. ,Mastodon…), cet album sonne comme jamais et est calibré pour rencontrer le succès même si parfois, la ressemblance entre certains riffs peut paraître lassante pour qui n’est pas un aficionado de ce style musical.


Byclown
Avril 2014




"Slow Motion Disease"
Note : 16/20

Oyez braves gens et bienvenue au pays du rock pur et dur, made in Cocorico. Aujourd’hui chronique du dernier Headcharger, "Slow Motion Disease", quatrième opus de ce groupe issu de Basse-Normandie et inondant nos routes de leur rage depuis plus de 7 ans. Sans réellement changer de ligne de conduite musicalement parlant (dans un univers voguant entre rock et metal moderne), je trouve l’album fort bien produit, donnant une vraie puissance aux instruments. A l’accent du chanteur on sent bien que le groupe est bien de chez nous, mais ce n’est pas vraiment grave tant celui-ci insuffle sa rage à chaque chanson. J’adore le côté "mix" des chansons, toujours entre metal et rock, à l’exemple de "Using People As One Of The Fine Art", perdu entre chant énervé et gimmick de guitares aux forts relents bluesy. Appréciable la diversité d’influences des différents morceaux qui font naviguer l’auditeur sur différentes routes qui en redemande, histoire de mettre un coup d’accélérateur. De même, l’effort est fait sur les instants catchy de chaque chanson ("Dusty Dream" et sa mélodie à deux guitares par exemple). Pari réussi pour ce nouvel opus qui contentera les fans de "wock n woll" de toutes les époques et qui prouve une fois de plus que la France sait y faire en matière de musique.


Byclown
Avril 2012




"The End Starts Here"
Note : 14/20

Groupe français qui revient plutôt en force avec son nouvel album fraîchement arrivé, Headcharger commence à se faire un nom sur la scène harcore / stoner hexagonale. Si par le passé le groupe oeuvrait dans un registre plus core, ici l'accent est posé sur le côté stoner un peu crade mais toujours avec cette touche hardcore donnant cette lueur d'agressivité que j'avais un peu peur de perdre à l'écoute de "The End Starts Here", néanmoins le côté stoner leur colle à la peau sans mal. Ils livrent un album long, 14 morceaux enchaînant le groove, le calme ("Harvey Keitel's Syndrom") et du rentre-dedans sur "Breathe Out", évidemment avec une production parfaite, grasse et crade comme nous l'aimons ce qui nous donne un son de guitare bien méchant, une basse par moments saturée et même de l'harmonica sur "Would You", chanson qui au passage est enivrante, rythmée et bien carrée. Côté carré que nous retrouvons tout au long de l'album ; Headcharger nous offre ici une belle preuve de savoir-faire avec un album de qualité, musicalement plus posé que par le passé mais emprunt du désir de se faire entendre comme il se doit, "The End Starts Here" s'impose sans grande difficulté pour autant que l'on accroche au style. Ce groupe est clairement une valeur montante en France donc à suivre et à soutenir.


Julien
Février 2010




"Watch The Sun"
Note : 17/20

2 ans après leur premier album sous leur nouveau nom d'Headcharger, les cowboys du hardcore from Caen city in the state of Calvados reviennent avec un nouvel opus, "Watch The Sun", qui fleure bon le rock 'n' roll ! En effet, Headcharger a opté pour un son résolument plus rock que sur son album éponyme, la brutalité du hardcore et du metal a laissé place à des morceaux plus accrocheurs davantage tournés vers le hard rock ("Every Tick Of The Clock"), il ne manque plus que les "Yeah !" à toutes les fins de phrase ! Cet album remet au goût du jour, pour notre plus grand bonheur, les sonorités qui ont fait le rock metal des années 90 (Mötley Crue en tête de file)... avec en plus la touche Headcharger. "Watch The Sun" est vraiment une excellente surprise, on n'attendait pas le groupe dans un registre aussi rock 'n' roll ("Do You Think Of Me") mais ça marche ! Les Caennais auraient-ils inventé là un nouveau style : le "stonercore" ? A la limite on s'en fout, l'album se déguste de la première à la dernière piste, une Budweiser à la main, un chapeau Stetson bien vissé sur le crâne, une tige de paille dans le coin de la bouche, les pieds sur la table, en train de regarder les "biatchs" se tremousser sur les riffs de guitare. La production signée du duo S. Morattel (enregistrement) et A. Douches (mastering) est à mon goût tout à fait adaptée au style pratiqué par Headcharger, elle envoie du "gros" sans trop en envoyer et elle envoie du "gras" sans trop en envoyer non plus. Tout est très bien dosé. Bref, vous l'aurez compris, tout amateur de rock 'n' roll qui ose faire l'impasse sur ce skeud prendra le risque de répondre au doux nom de "stupid motherfucker". A bon entendeur !


Petebull
Janvier 2008




"Headcharger"
Note : 16/20

2005 est en quelque sorte l'année d'un nouveau départ pour Headcharger, nouveau nom, nouveau label, nouvel album... Et une pochette sortie tout droit de la route 666 avec cette station service un peu perdue en plein milieu du désert en guise de design. Doit-on y avoir un signe ? Non car Headcharger sont toujours des Caennais et ne sont pas subitement devenus des routiers Américains mais oui dans le sens où le style du groupe s'est singulièrement radicalisé vers un hardcore encore plus rock 'n' roll que par le passé et dans le sens où le groupe a sorti la grosse mécanique au niveau des compos et de la production signée Serge Morattel (Knut, Tantrum) et Alan Douches (Sepultura, Hatebreed...) pour le mastering. Bien heureusement, ces grands noms du "son" ne font pas à eux seuls cet album sobrement intitulé "Headcharger". Les membres du groupe sont allés puiser plus profondément dans leurs influences pour nous sortir une musique qui fait à la fois l'effet d'une boîte à gifles mais aussi l'effet de s'assoir dans un saloon avec une Bud à la main et d'avoir en face de nous un groupe de country rockeurs, "The Other Side Of The Coin" en est peut-être le plus bel exemple. Les passages mélodiques sont assez nombreux, ils sont souvent très bluesy, et permettent de casser l'image de groupe de metal-hardcore basique que donnait le groupe auparavant aux yeux de certains. Cet album est un véritable renouveau, vous pouvez presque mettre Doggystyle aux oubliettes et ne plus jamais l'en ressortir. 11 titres qui ne pourront vous laisser de marbre, n'oubliez pas votre chapeau de cowboy, votre paire de santiags et foncez voir ce groupe de hardcore en live, aussi bizarre que cela puisse paraître !


Petebull
Novembre 2005




Démo 2003
Note : 14/20

Contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom, Doggystyle n'est pas un énième groupe de grind-core à l'humour bien gras comme peut l'être Gronibard. Ce groupe fait plutôt dans le sérieux, et même dans le sérieusement massif. Doggystyle nous sert un metal rapide et agressif à forte coloration hardcore tout au long de ce premier album. Servi par une production parfaite pour le genre, le CD démarre très fort avec "Control"... 1,2,3,4... et on envoie la sauce ! Sans être totalement metal, ni totalement hardcore, Doggystyle trouve un juste milieu en utilisant toute la puissance de ces deux styles musicaux. Pour le côté metal, ca se rapproche un peu du No Return époque "Seasons Of Soul", surtout au niveau du chant et de la rythmique. Pour le côté hardcore, on relèvera le nombre incalculables de breaks meurtriers dont le groupe semble être friand et bien sûr les choeurs, façon groupes New Yorkais. Des morceaux comme "Time To Change" ou "Friends And Family" illustrent bien toute la puissance que dégage Doggystyle. Dans l'ensemble, tous les morceaux sont incontestablement taillés pour la scène. Vous ne trouverez pas d'effets démesurés sur cet album, on va direct à l'essentiel, on va direct dans le mosh pit !


Petebull
Décembre 2003


Conclusion
A écouter : Daily Struggle (2005)

L'interview : Rom

Le site officiel : www.headcharger.com