"Slow Motion Disease"
Note : 16/20
Oyez braves gens et bienvenue au pays du rock pur et dur, made in Cocorico. Aujourd’hui chronique du dernier Headcharger, "Slow Motion Disease", quatrième opus de ce groupe issu de Basse-Normandie et inondant nos routes de leur rage depuis plus de 7 ans.
Sans réellement changer de ligne de conduite musicalement parlant (dans un univers voguant entre rock et metal moderne), je trouve l’album fort bien produit, donnant une vraie puissance aux instruments. A l’accent du chanteur on sent bien que le groupe est bien de chez nous, mais ce n’est pas vraiment grave tant celui-ci insuffle sa rage à chaque chanson. J’adore le côté "mix" des chansons, toujours entre metal et rock, à l’exemple de "Using People As One Of The Fine Art", perdu entre chant énervé et gimmick de guitares aux forts relents bluesy. Appréciable la diversité d’influences des différents morceaux qui font naviguer l’auditeur sur différentes routes qui en redemande, histoire de mettre un coup d’accélérateur. De même, l’effort est fait sur les instants catchy de chaque chanson ("Dusty Dream" et sa mélodie à deux guitares par exemple).
Pari réussi pour ce nouvel opus qui contentera les fans de "wock n woll" de toutes les époques et qui prouve une fois de plus que la France sait y faire en matière de musique.
"The End Starts Here"
Note : 14/20
Groupe Français qui revient plutôt en force avec son nouvel album fraîchement arrivé, Headcharger commence à se faire un nom sur la scène harcore / stoner hexagonale.
Si par le passé le groupe oeuvrait dans un registre plus core, ici l'accent est posé sur le côté stoner un peu crade mais toujours avec cette touche hardcore donnant cette lueur d'agressivité que j'avais un peu peur de perdre à l'écoute de "The End Starts Here", néanmoins le côté stoner leur colle à la peau sans mal.
Ils livrent un album long, 14 morceaux enchaînant le groove, le calme ("Harvey Keitel's Syndrom") et du rentre-dedans sur "Breathe Out", évidemment avec une production parfaite, grasse et crade comme nous l'aimons ce qui nous donne un son de guitare bien méchant, une basse par moments saturée et même de l'harmonica sur "Would You", chanson qui au passage est enivrante, rythmée et bien carrée.
Côté carré que nous retrouvons tout au long de l'album ; Headcharger nous offre ici une belle preuve de savoir-faire avec un album de qualité, musicalement plus posé que par le passé mais emprunt du désir de se faire entendre comme il se doit, "The End Starts Here" s'impose sans grande difficulté pour autant que l'on accroche au style.
Ce groupe est clairement une valeur montante en France donc à suivre et à soutenir.
"Watch The Sun"
Note : 17/20
2 ans après leur premier album sous leur nouveau nom d'Headcharger, les cowboys du hardcore from Caen city in the state of Calvados reviennent avec un nouvel opus, "Watch The Sun", qui fleure bon le rock 'n' roll ! En effet, Headcharger a opté pour un son résolument plus rock que sur son album éponyme, la brutalité du hardcore et du metal a laissé place à des morceaux plus accrocheurs davantage tournés vers le hard rock ("Every Tick Of The Clock"), il ne manque plus que les "Yeah !" à toutes les fins de phrase ! Cet album remet au goût du jour, pour notre plus grand bonheur, les sonorités qui ont fait le rock metal des années 90 (Mötley Crue en tête de file)... avec en plus la touche Headcharger. "Watch The Sun" est vraiment une excellente surprise, on n'attendait pas le groupe dans un registre aussi rock 'n' roll ("Do You Think Of Me") mais ça marche ! Les Caennais auraient-ils inventé là un nouveau style : le "stonercore" ? A la limite on s'en fout, l'album se déguste de la première à la dernière piste, une Budweiser à la main, un chapeau Stetson bien vissé sur le crâne, une tige de paille dans le coin de la bouche, les pieds sur la table, en train de regarder les "biatchs" se tremousser sur les riffs de guitare. La production signée du duo S. Morattel (enregistrement) et A. Douches (mastering) est à mon goût tout à fait adaptée au style pratiqué par Headcharger, elle envoie du "gros" sans trop en envoyer et elle envoie du "gras" sans trop en envoyer non plus. Tout est très bien dosé. Bref, vous l'aurez compris, tout amateur de rock 'n' roll qui ose faire l'impasse sur ce skeud prendra le risque de répondre au doux nom de "stupid motherfucker". A bon entendeur !
"Headcharger"
Note : 16/20
2005 est en quelque sorte l'année d'un nouveau départ pour Headcharger, nouveau nom, nouveau label, nouvel album... Et une pochette sortie tout droit de la route 666 avec cette station service un peu perdue en plein milieu du désert en guise de design. Doit-on y avoir un signe ? Non car Headcharger sont toujours des Caennais et ne sont pas subitement devenus des routiers Américains mais oui dans le sens où le style du groupe s'est singulièrement radicalisé vers un hardcore encore plus rock 'n' roll que par le passé et dans le sens où le groupe a sorti la grosse mécanique au niveau des compos et de la production signée Serge Morattel (Knut, Tantrum) et Alan Douches (Sepultura, Hatebreed...) pour le mastering. Bien heureusement, ces grands noms du "son" ne font pas à eux seuls cet album sobrement intitulé "Headcharger". Les membres du groupe sont allés puiser plus profondément dans leurs influences pour nous sortir une musique qui fait à la fois l'effet d'une boîte à gifles mais aussi l'effet de s'assoir dans un saloon avec une Bud à la main et d'avoir en face de nous un groupe de country rockeurs, "The Other Side Of The Coin" en est peut-être le plus bel exemple. Les passages mélodiques sont assez nombreux, ils sont souvent très bluesy, et permettent de casser l'image de groupe de metal-hardcore basique que donnait le groupe auparavant aux yeux de certains. Cet album est un véritable renouveau, vous pouvez presque mettre Doggystyle aux oubliettes et ne plus jamais l'en ressortir. 11 titres qui ne pourront vous laisser de marbre, n'oubliez pas votre chapeau de cowboy, votre paire de santiags et foncez voir ce groupe de hardcore en live, aussi bizarre que cela puisse paraître !
Démo 2003
Note : 14/20
Contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom, Doggystyle n'est pas un énième groupe de grind-core à l'humour bien gras comme peut l'être Gronibard. Ce groupe fait plutôt dans le sérieux, et même dans le sérieusement massif. Doggystyle nous sert un metal rapide et agressif à forte coloration hardcore tout au long de ce premier album. Servi par une production parfaite pour le genre, le CD démarre très fort avec "Control"... 1,2,3,4... et on envoie la sauce ! Sans être totalement metal, ni totalement hardcore, Doggystyle trouve un juste milieu en utilisant toute la puissance de ces deux styles musicaux. Pour le côté metal, ca se rapproche un peu du No Return époque "Seasons Of Soul", surtout au niveau du chant et de la rythmique. Pour le côté hardcore, on relèvera le nombre incalculables de breaks meurtriers dont le groupe semble être friand et bien sûr les choeurs, façon groupes New Yorkais. Des morceaux comme "Time To Change" ou "Friends And Family" illustrent bien toute la puissance que dégage Doggystyle. Dans l'ensemble, tous les morceaux sont incontestablement taillés pour la scène. Vous ne trouverez pas d'effets démesurés sur cet album, on va direct à l'essentiel, on va direct dans le mosh pit !
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