Le groupe
Biographie :

Formé depuis 1998 et composé de Godemichel (batterie), Albatard (basse), Necronembourg (guitare & cris), Anal Capone (grognements) et P'tite Bite (guitare), le groupe qu'est Gronibard exerce dans le Porno Grindcore. Ils se feront finalement remarqué par un membre de Bones Brigade au "Rat Mort festival" et en Septembre 2000 leur premier album voit enfin le jour. Juin 2004, nos bêtes de sexe pondent encore un œuf chez Bones Brigade : "Satanic Tuning Club" voit enfin le jour… Les adeptes des gros seins ont déjà croisé la route de : Sublime Cadaveric Décomposition, Gojira, Ultra Vomit, Aborted, Corbier, Prout de Chiasse, Dégueulanus ainsi que de très grosses pointures lors du Fury Fest 2004. En 2008, le groupe sort enfin son second album, "We Are French Fukk You", qui tend musicalement à s'éloigner du grindcore des origines pour un registre plus "metal parodique", à l'instar d'Ultra Vomit. La musique du groupe est souvent qualifiée de "Porno Grind", car le groupe axe toutes ses compositions autour de thèmes pornographiques, sado-masochistes et faussement machistes, le tout dans un but humoristique. Les membres du groupe sont également réputés pour jouer nus sur scène, ou bien déguisés en femmes. Devenu très célèbre grâce à Internet et à ses compositions ultra-rapides d'une efficacité redoutable, le groupe Gronibard est aujourd'hui un pilier de la scène grindcore Française.

Discographie :

1999 : Première démo
1998 : "Prendez-moi !"
1999 : "J'aime la France"
1999 : "Pornogoryfun" - Compilation
1999 : "(The) 4 (american) way (of) tape (life)" - Split / Ar Glazik Fallakr
1999 : "A tribute to Lolo Ferrari" - Live
1999 : Split 7" EP (avec Rotten Cunt)
2000 : Split CD / Infected Area
2001 : "Gronibard"
2001 : "Comeback Of Goregods" - Compilation
2002 : "Total Rectal vol.1" - Compilation
2003 : "Split Your Guts vol.1" - Split CD / Deep Send
2004 : "Satanic Tuning Club"
2008 : "We Are French Fukk You"


Les chroniques


"We Are French Fukk You"
Note : 15/20

Après une démo-tape baptisée "Prendez-moi !" et divers splits paraissait en 2001 le premier album éponyme de Gronibard, un album haut en couleur qui allait diviser le public… En effet pour certains rabat-joies puristes il n’était pas de bon ton de plaisanter avec le grindcore… Doit on y voir une pointe de jalousie ? Possible car les nordistes répondaient avec un grand majeur tendu, un concept porno-scato-débilo poussé à l’extrême, et surtout, surtout une exécution sans faille alliée à une maîtrise des instruments tout simplement hallucinante de simplicité mais surtout d’efficacité… Ajoutez à cela des prestations live "dantesques" (et en costume s’il vous plait !) où le grand n’importe quoi flirtait avec une grosse claque musicale dans la gueule et vous obteniez la recette pour atteindre le statut mérité de groupe "culte" de la scène Française. Après de nombreux splits, notamment en vinyls, avec d’autres groupes de grind et des tournées qui leur valurent notamment de jouer loin de chez eux, au célèbre "Maryland Death Fest" à Baltimore aux USA par exemple, nos Français optèrent pour une période de break inquiétante mais qui sait salvatrice, puisqu’ils nous livrent aujourd’hui un nouvel album après une (trop !) longue absence… L’excitation et l’inquiétude sont de mise… Est-ce que Gronib a rejoint les rangs d’un metal progressif conceptuel orienté scientologie… et chiant à mourir ? Bien sûr que non !!! Vous voulez du débile, vous allez être servi !

D’emblée la première piste titrée "Tu Ressembles A L’amour" met la barre très haut… Pensez donc une bleuette chantonnée façon variété Française dans laquelle Gronib s’excuse de sa misogynie et des injures passées… Mouais, permettez moi de douter quelque peu de la sincérité de la démarche, et effectivement déboulent des samples tout droits sortis de l’émission TV "Confessions Intimes" et qui achèvent de rendre hommage à la gente féminine d’une façon que je vous laisse le soin de découvrir, c’est un pur régal… "Et si j’te fais un solo, tu fermes ta gueule ?" Enorme ! Toujours avec la délicatesse qui leur est propre, Gronib commet en piste 3 "Mongolito", un titre absolument génial de connerie, que dire de plus ? Je pense que le titre résume assez bien la teneur du sujet politiquement incorrect de cette chanson ! Bref ils vont se refaire des potes… Perso j’adore, j’en rêve à l’Eurovision !!! Globalement on peut dire que la production a gagné en clarté (j’en veux pour preuve la piste 16), notamment le son de la basse qui a rarement aussi bien sonnée, et pourtant, et pourtant, j’en viens quand même à regretter la prod du cultissime premier album qui débordait de puissance, je ne sais comment l’expliquer mais un léger manque de patate en quelque sorte ! Si nous revenons à la richesse lyricale (oui je sais j’abuse !) de cette œuvre on peut dire que la piste 11 "La Chanson Des Bisous" rejoint immédiatement le rang des titres cultes de Gronibard avec son dialogue d’anthologie où les nordistes laissent exploser tout leurs talents d’acteurs… "Crusty Boy" déboule avec son riff bien "punkisant" pour ne pas dire « crust », simple certes mais au combien efficace ! Concernant la piste 13, suis-je le seul à y avoir vu un hommage appuyé à Black Sabbath pour le riff du milieu ?

En tout cas, que les fans se rassurent, les samples bien débiles (qui ne sont pas étrangers à la notoriété du combo) sont toujours bien présents pour notre plus grand plaisir. La piste 17 est par exemple un clin d’œil au légendaire Ken le Survivant qui a visiblement marqué (profondément ?) toute une frange de la génération Club Dorothée… Alors oui c’est débile bien sûr, mais qu’est ce que c’est bon ! Et oui encore une fois entre voix pitchées, chants clairs et autres hurlements, ils se font plaisir pour donner du relief et éviter le piége de la lassitude à l’auditeur. Dommage toutefois, quand bien même cette galette soit jonchée de petites merveilles ici et là, que l’impression générale qui ressort de l’écoute de cette galette soit une petite baisse de niveau voire quelques lacunes niveau originalité, de plus le style global sonne davantage "hardcore" et moins  "grind". Maintenant gageons aussi que plusieurs écoutes sauront à terme atténuer cette sensation de légère déception… Je me souviens d’ailleurs pour ma part que ça avait été un peu le cas pour le premier album et que ce n’est que plus tard que j’avais su l’apprécier à sa juste valeur et qu’il atteigne une place indétronable dans ma discothèque grindcore.

Alors rassurez vous nos Lillois à n’en pas douter conserveront leur place méritée parmi les plus fiers représentants hexagonaux de ce style, et ce n’est pas du chauvinisme, il n’y a qu’à voir les réactions du public à l’étranger pour s’en convaincre ! Ceux qui les aiment pour leur débilité profonde assumée ne seront pas en reste, quant aux autres, ceux qui ne les aimaient pas avant, et bien en toute honnêteté je doute qu’ils rallient leur cause et dans ce cas, tant pis pour eux… Après tout on ne peut pas plaire à tout le monde et ça Gronibard l’a bien compris depuis longtemps ! A l’instar de Bones Brigade, l’excellent label qui les héberge, le groupe continue son chemin avec une liberté de ton et une volonté de ne pas faire comme tout le monde, bref avec une sincérité rare, ce qui en 2009 est tout à leur honneur ! Bref à soutenir indiscutablement !!! PS : Si un jour ils venaient à passer prés de chez vous, ne ratez ça pour rien au monde sous peine de mourir idiots… euh ou peut-être trop intelligents, tant leurs prestations live sont contagieuses de connerie et de bonne humeur, les essayer c’est les adopter !


Ihsahn62
Octobre 2009




"Satanic Tuning Club"
Note : 16/20

"Gronibard" était une véritable petite perle. On attendait tous la suite avec impatience, se demandant ce que ces cinq spécimens allaient nous pondre… Il est là, il est tout frais, il est joli, il fait du bruit, il s'appelle "Satanic Tuning Club" et ce n'est pas un MCD pour les Tapettes. Toujours riche en samplers sortis de divers films pornographiques, pour ne pas être vulgaire, l'intro de l'album se devait de suivre la tradition : Bonjour Séverine Ferrer et vive Fan de… (Gronibard !). L'album commence donc fort, les titres des morceaux (14 au total) sont toujours aussi recherchés, en voici quelques exemples : "J'te lacère les tétons à coups de brosse à dents", "Fais Moi Pas Chier Connasse" ou encore "Dans le fion Hélène". Toujours dans le même esprit que leur 1er album, voire pire, on découvre quelques clins d'œil musicaux des goûts des Gronichons avec entre autres "David Gay Tha" ou encore "Ta gueule Cédric" qui laisse trop aller son imagination… Une chanson me marquera facilement par ses paroles ultimes : "T.A.F (Tout à fond)", "dans ton cul, dans ton cul, dans ton cul, dans ton cul !", les adeptes du DTC seront heureux. J'en fais partie. Quand à ceux qui ne connaîtraient pas encore Gronibard, qui ont acheté l'album pour l'Artwork (qui est très révélateur), en gros pour ceux qui veulent qu'ça brille, qu'ça décoiffe sa mère, voici un morceau élaboré spécialement pour vous : "Arrête de boire, mets-toi au foutre", ça veut tout dire hein… Les quatre derniers titres épateront les habitués du porno-grindcore avec une petite surprise : des unplugged du 1er album ! "Vas faire la vaisselle" version acoustique est tout simplement monumentale et inoubliable ; "March of the Gronibard", de même… Necronembourg et Analcapone se déchirent tellement la voix qu'on en redemanderait presque… "Pacifuck (force anus)" clôture l'album en beauté… "Arrête d'écouter ce disque de merde, vas plutôt tuner ta caisseuh…" La recette de Gronibard ? Elle ne change pas trop. Du cul, du délire, du bourrin, et récemment ils se sont mis au tuning paraît-il… Affaire à suivre !


Issue
Septembre 2004




"Gronibard"
Note : 16/20

"Gronibard", 1er album du groupe du même nom, a enfin vu le jour chez Bones Brigade après mainte attente de la part d'un public toujours plus nombreux et toujours plus accro à leurs concerts. L'album commence donc fort avec une intro dite de "bourrin" qui révèle fort bien l'esprit des ces 5 musiciens adeptes du cul. 33 titres composent ce véritable petit bijou, beaucoup de morceaux donc comme dans la plupart des albums de grind. En parlant de titre, certains pourront choquer la sensibilité, d'autres pourront développer votre langage ou encore, tout simplement vous faire rire ; Quelques exemples : "La raie de mon cul est une trousse à bite", "Prout de bite", "Ma sœur a vu passer plus de queues que les caissières d'Auchan" ou encore "Viens-là ! Suce ma bite !". Les instruments sont bien maîtrisés, la grosse voix de guerrier médiéval et la petite voix de jeune-fille-prépuberte-vierge s'enchaînent à merveille. On pourra cependant regretter les samplers de films qui ne sont hélas pas fait par le groupe lui-même comme le font les Ultra Vomit. Certains titres marqueront quand même nos esprits comme "Udufru (Bélénos va en Norvège)", "Crème de chatte", "Sublime Cadaveric Décomposition is gay" ou encore le très célèbre (Euh oui, il a quand même été repris dans l'émission de M6 : "à la recherche de la Nouvelle Star" par un jeune de 16ans fort courageux) "Vas faire la vaisselle" (sale morue, ou t'auras ma b*** dans ton c*l). Je pense que vous l'aurez quand même compris, le groupe ne fait pas dans la dentelle romantique mais plutôt dans le cuir corrompu. Un titre caché viendra nous bouleverser encore plus notre cerveau avec une formidable reprise de la "Lambada" version Gronibard suivi d'un tonnerre d'applaudissements du groupe en train de se féliciter mutuellement et de délirer. Un album donc très riche en humour et en cul, recherché et innovant, qui a su s'imposer aux adeptes de grind "traditionnel". Si vous aimez le sexe, l'humour à 2 balles et le grind, alors foncez acheter cet album mais si vous êtes plutôt une petite nature alors il ne vous reste plus qu'à passer votre chemin… Quand à nous, on attend le 2ème album avec impatience et avidité.


Issue
Mai 2004


Conclusion
Le site officiel : www.myspace.com/gronibard