Le groupe
Biographie :

C’est en Novembre 2004 lors d’une soirée bien arrosée que God Damn voit le jour. Ce side-projet naît de l’envie de cinq musiciens officiant dans différentes formations metal (Biffins, Sinker, Butchery) de se retrouver pour faire "de la musique entre potes et se faire plaisir". Les premières grandes influences du combo découleront de groupes de la scène rock 'n' roll US tels que : Down, Crowbar, Black Label Society… Mais très vite le projet prend le dessus sur les autres formations des musiciens, God Damn devient un groupe, une meute, un style de vie. Tout commence avec la première démo du groupe sortie début 2007 et l’enchaînement d’une quarantaine de dates à travers la France. God Damn partage ainsi la scène avec des groupes tels que : Alabama, Thunderpussy, Firebird (ex-Carcass), Phazm, Blazing War Machine, Ultra Vomit, Zull Fx ou No Return… Durant cette période, God Damn se forge un jeu de scène explosif et un style musical de plus en plus personnel. Ainsi le groupe arrive deuxième du concours national de Sin Cession 2008, ce qui le propulsera sur la scène du metal Corner lors du Hellfes 2008 ! En parallèle, God Damn s’investit dans le milieu underground en intégrant le collectif Redneck Metal Crew aux côtés de leurs potes d’Addicted et de Phazm, et crée son association : la Dead Burger dans le but de se diffuser au maximum par l’intermédiaire d’échange de dates. Mais il est temps de passer à la vitesse supérieure ! Avec dix nouvelles compositions, le groupe se lance durant l’été 2008 dans l’aventure du studio. L’album "Old Days" sera ainsi enregistré chez leur ami M. Raphael Cartellier (Studio Cartellier – Salaise sur Rhône) et masterisé directement aux sources du rock 'n' roll US chez Mr Gary Long (Nomad Studio – Texas : Damage Plan, King Diamond…). God Damn c’est aujourd’hui un groupe de scène confirmé, un style établi et un album à défendre. Alors pour promouvoir cet album, le groupe fait appel à l’agence de promotion The Rock Runners et vient de signer avec le label Nip Down Records. "Nous faisons du Stoner et ça va avoir sacrément des couilles !"

Discographie :

2007 : "God Damn"
2009 : "Old Days"
2009 : Compilation French Metal "A tombeau ouvert"


La chronique


A la première écoute d’"Old Days", impossible de deviner qu’il s’agit d’un groupe français : complètement dans la veine de groupes Américains – de stoner ou autres, le ton est donné, le son est totalement US. Dans la lignée de groupes tels que Down ou Crowbar, God Damn nous propose un stoner metal énergique et entraînant auquel il est difficile de ne pas accrocher d’emblée. J’ai découvert ce CD de God Damn avec des oreilles assez novices en stoner - genre fort peu représenté en France. Et à dire vrai, cet album m’a sérieusement donné envie de m’intéresser de très près au style : après avoir découvert les aînés, je peux dire que God Damn relève son défi haut la main, en ayant une patte stoner très identifiable tout en imposant sa propre personnalité. "Touché", comme disent les américains. Musicalement, "Old Days" nous propose des riffs gras et lourds qui fleurent bon la poussière et la sueur, nerveux et inspirés, le genre qui s’insinue dans le crâne et y résonne encore un bon moment après l’écoute. Dans la plupart des titres, beaucoup de breaks dans le rythme apportent une diversité qui a de la gueule. On trouve également des rythmiques plus heavy et même bluesy. Le clavier lancinant sur certains morceaux comme "Lies" ou le semi-acoustique "Here Stands Serenity" vient appuyer l’ambiance développée par God Damn dans l’ensemble de "Old Days". Quelques passages peuvent évoquer des groupes de styles musicaux très différents, tels que Theory Of A Deadman ou encore 16 Horsepower, notamment dans les intros de "Lies", "Break The Thunder" ou encore "Landing For My Pride". Dans "Dying In A Hole", malgré un son très lourd et metal, on sent planer l’influence des barbus ZZ Top dans les parties les plus mélodieuses. Classe, quoi. Tout au long de l’album, Renat pose sur les compos une voix râpeuse, trouble comme une bière réchauffée par le soleil sur le capot d’un pick-up, souvent proche de celle de Phil Anselmo (Pantera, Down) et maîtrisée de bout en bout. Sur "Unjailed", le chant de Vincent modifie la donne sans pour autant dénaturer l’identité du groupe. A noter qu’un excellent enregistrement et une prod de qualité permettent aux morceaux de donner toute leur puissance. Un je ne sais quoi de très roots lie les morceaux dans une unité de style qui donne sa cohérence à l’album. Vous le voyez, le crâne de buffle, au bord de la route ? Moi oui. Les God Damn nous emmènent en voyage et c’est avec plaisir que nous embarquons à leurs côtés le temps de goûter à ces "Old Days".


Tiana
Mars 2009


Conclusion
Note : 16/20

L'interview : Renato

Le site officiel : www.myspace.com/godamnmotherfuckers