"The Summoning"
Note : 11/20
Je découvre la dernière et troisième œuvre des 4 tatoués à mèche originaires du Royaume-Uni intitulée "The Summoning", en restant toutefois sur mes gardes dès la première écoute. En effet, la pèche et la puissance que dégagent les riffs syncopés sont monstrueuses, la batterie armée d’une double dévastatrice dont on use et abuse me flanque une grosse tarte mais voilà… Ce qui devait arriver arriva et justement, la voix arrive ! J’en étais sûre ! Irritation au plus haut point : une voix de "teenager" stéréotypée et trop souvent prévisible pour une partie de ce style déçoit mon conduit auditif… Alors oui c’est juste, clair, net, propre et maîtrisé… mais un poil oppressant tout de même !
Aaah ! Je découvre un bout de morceau au vocal plus agressif ("World’s End") généreusement tiré vers le hardcore que je préfère largement ; les variantes restent hélas trop rares à mon goût dans cet opus 11 titres.
La partie rythmique s’en donne quant à elle à cœur joie dans la découpe sèche des morceaux, guitares et basse suivant au poil près les retentissements enragés des fûts, ce qui crée son petit effet il faut le dire ! Grâce à elle leur son envoie la purée. Les influences de leurs prédécesseurs tels que Bullet For My Valentine ou Killswitch Engage ne font aucun doute et les ressemblances sont plus que frappantes, un peu trop même. Les riffs saturés sont ronds, précis, simples et assez répétitifs mais efficaces ; on regrette cependant qu’ils n’aient pas réussi à créer LEUR propre son ; les contours sont bien dessinés mais l’intérieur reste creux et n’est pas encore à la hauteur de celui de leurs aînés.
Dommage, car la puissance et la maîtrise technique sont bel et bien présentes, il leur manque juste l’essentiel : leur propre marque de fabrique (et un chant moins mielleux, j’insiste, je suis à l’écoute du dernier titre, je craque…).
Nous n’avons donc pas à faire à une merveille musicale du 21ème siècle avec "The Summoning", bien qu’il saura sans doute séduire quelques adeptes du genre. On leur souhaite alors d’évoluer dans le bon sens et surtout, de trouver leur patte !
"Glamour Of The Kill"
Note : 16/20
Un groupe de metalcore redoutable, avec des sons et des compositions efficaces dignes des plus grands groupes professionnels, Glamour Of The Kill nous sert un mélange de riffs hyper aiguisés, et de soli de guitare à en couper le souffle.
Davey (chant / basse) passe d'une voix gutturale à une voix claire avec une facilité déconcertante. Cette dernière n'est pas sans rappeler celle de Matt Tuck (Bullet For My Valentine). La batterie, puissante et incisive, renforce avec brio les riffs de guitare et donne un niveau d'agressivité très élevé pour ce groupe malheureusement encore méconnu du grand public.
Leur chansons sont des appels à la révolte, ils donnent l'envie incontrôlable de vouloir monter le son, d'écraser l'accélérateur ou de tout casser. Le niveau technique des musiciens est excellent et ces derniers ne font pas partie de ceux qui cherchent à caser le plus de note en 10 secondes, non non, ces messieurs pensent avant tout au feeling. Et c'est ce qui fait l'autre force du groupe. Il se dégage une atmosphère mélancolique et puissante à la fois.
GOTK s'adresse avant tout aux fans de Trivium, BFMV, Avenged Sevenfold, ou Killswitch Engage. Toutefois, ce groupe ressemble un peu trop à ses pairs, mais ils le font bien. J'attends avec impatience la venue des quatre "méchés" en France histoire de voir ce qu'ils valent sur scène, Je ne m'attends pas à être déçu. En même temps, quand on fait une tournée avec DragonForce, on ne peut qu'être très bon !
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