Le groupe
Biographie :

Fear Factory ou FF pour les intimes reviennent en cette nouvelle année avec leur nouvel opus : "Mechanize". Cet album trouve beaucoup d’inspiration dans le groupe Divine Heresy, groupe qu’occupe actuellement le guitariste Dino Cazares. Groupe de metal industriel conçu pour faire du bruit jusque dans le titre du nouvel album. Un accord parfait finalement : "industriel" ; "mécaniser". Fear Factory est un groupe Californien, comme il en manque rarement en Californie, formé en 1990 et composé de Dino Cazares à la guitare, Gene Hoglan à la batterie, Burton C. Bell au chant et Byron Stroud à la basse. Un line-up qui a souvent évolué aux fils des années, de nombreux problèmes notamment avec la justice bouleversent tout Fear Factory mais rien ne les empêche de continuer de nous en mettre plein les oreilles et de revenir après cinq années d’absence.

Discographie :

1992 : "Soul Of A New Machine"
1995 : "Demanufacture "
1998 : "Obsolete"
2001 : "Digimortal"
2002 : "Concrete"
2004 : "Archetype"
2005 : "Transgression"
2010 : "Mechanize"


Les chroniques


"Mechanize"
Note moyenne : 16/20

Que dire ? Pas grand-chose, ça reste un album passable que je n’apprécie pas tellement mais je vais être objective et vous parler de Fear Factory comme il se doit. Dés la première écoute de l’album je l’ai trouvé assez fade pas assez dynamique à mon goût, pas assez diversifié voire même ennuyant, c’est simplement ce qu’on pourrait appeler du "bourrin" ou du "bruit", la musique n’est pas du tout inspirée, elle est mécanique comme le titre de ce nouvel opus finalement "mécaniser". Même la pochette de l’album ne ressemble à rien. Mais après écoute et réécoute, finalement on peut commencer à apprécier l’opus. Mais tous les goûts sont dans la nature comme dans le metal, on aime ou on n’aime pas. Pour cet album et comme pour la musique de Fear Factory en globalité on accroche ou pas. La voix aigue a tendance à couper la brutalité du chant guttu et offre un peu plus de douceur et une sonorité mélodique plus agréable à l’oreille. On remarque tout de même des passages musicales plus death qui contribuent à harmoniser les morceaux car bien qu’ils soient efficaces la structure musicale est moyenne voire quasi inexistante, en fait on pourrait facilement se laisser tromper par une improvisation, c’est en tout cas ce que ça m’inspire. C’est un peu toujours la même chose, le même refrain, du "bourrin" pur et simple. La batterie mitraille on entend que ça, sans parler des gros riffs de guitare.

C’est sûr on ne peut pas léser les musiciens qui restent très bons et malgré mon avis quelque peu négatif certains morceaux de ce nouvel album marque une petit touche d’originalité comme le titre : "Christploitation" ou encore le titre "conclusion" : "Final Exit". Ils ne suivent pas tout à fait la même structure musicale que les autres morceaux de l’album et pour cette raison ils marquent la différence sans oublier que le dernier titre est très mélodique et totalement détaché des autres chansons. En écoutant l’album je voulais l’éternelle ballade qui doit avoir sa place dans tout album, j’avoue avoir été sceptique et non sans raison mais contente de trouver un semblant de berceuse à la fin de l’album : "Designing The Enemy". Pour être plus clair je dirais que les 3 derniers morceaux sont décalés du reste de l’album et surtout le dernier séparé d’ailleurs par un court titre instrumental. Mais toujours du grand n’importe quoi comme à l’habitude de FF, rien de bien révolutionnant mais cet opus est quand même meilleur que son petit prédécesseur. Bref c’est un album à écouter jusqu’au bout juste pour découvrir le magnifique titre qui donne un point final à l’opus, pour ma part et ma sensibilité à fleur de peau c’est l’un des seuls que j’apprécie de "Mechanize". Mais c’est à double tranchant comme je l’ai déjà dit on aime ou on n’aime pas. Je ne doute pas que les amateurs du genre l’adoreront.


Liz
Février 2010
Note : 13/20

Fear Factory revient avec tout ce que cela comporte comme violence et décadence. Accrochez vous à vos slips, ça risque de pas tenir. Leur CD vient d'arriver, il est tout beau, tout chaud. C'est la chandeleur, un peu comme si vous faisiez une crêpe au lard saignant mais sans crêpe. Retour aux affaires tonitruant pour un groupe qui nous avait livrés nombre de très bons albums. Ce "Mechanize" reviens plus fort que jamais. C'est couillu à souhait avec une batterie absolument dantesque, les riffs de gratte n'inventent rien mais font du bon gros "Fear Factory", on ressent la patte du groupe dans tous les domaines, alliant violence et maîtrise technique. Quelque recettes qui ont fait leurs preuves refont surface avec les parties saccadées, le chant est plus rageux que jamais. On trouve moins d'électro et de ces passages "chantés" que dans les anciens CDs, mais toujours un bloc démentiel martelant les cervicales et le corps : c'est un hymne à la violence musical. Le son des guitares toujours dans leur veine tranchante efficace, avec cette pointe grasse réhaussée par la basse, et la double pédale ultra plombante... les martellements du coeur d'une machine implacable ! Agrémentation d'un ou deux solos bien sentis ni trop lourds, ni trop longs. Efficace. On sent l'expérience ! Fear Factory fait partie des monuments, et revient sans nous décevoir. La prod est impressionante et n'est là que pour servir la musique et le métallique de celle-ci. L'ensemble est compact, bien agencé, bien senti, et on se prend à réécouter en boucle "Mechanize" sans savoir qu'il est déjà fini. Du grand art ! Plus rien est à dire, procurez vous le CD d'urgence et attendons les dates live ! Fear Factory revient plus fort que jamais. Vous reprendrez bien une tranche de lard bien saignante ?


Sam
Février 2010
Note : 19/20


Conclusion
Le site officiel : www.fearfactory.com