Après un remaniement de line-up conséquent (dont le départ de la chanteuse Elisa C. Martin) le groupe de power metal symphonique était attendu au tournant. Mais, sur cet opus, Fairyland n’a rien perdu de sa puissance.
Loin de là. Très très loin de là.
Déjà, le livret est une pure merveille. Très travaillé, des dessins parfaits étant en adéquation avec l’univers Heroic-Fantasy cher aux Fairyland. La jaquette n’est que la cerise sur le gâteau tant le reste du livret est passionnant.
C’est donc avec une bonne bière a la main que j’écoute avec intérêt l’intro "End Game" très épique mais sachant rester mélodique en rajoutant un grand renfort de chœurs.
Les premiers riffs accompagnés de claviers du titre donnant le nom à l’album claquent directement. La voix de Max Leclerqc est très claire, très mélodique et parfaitement a sa place. Les envolées lyriques de ce dernier sont très surprenantes de qualité, gageons que la formation Française a gagné très bonne recrue, et cela est marquant tout le long de l’album. Ce qui frappe est la comparaison avec Rhapsody, certes, et elle est connue. Mais aussi avec certain passages d’Ensiferum, utilisant eux aussi les chœurs pour des lignes de chants entières, et pas seulement comme fond pour celle-ci. Et les chœurs sont un instrument à part entière sur "The Fall Of An Empire". Ce sont même certainement les meilleurs chœurs que j’ai peut entendre sur un album de metal. C’est à en oublier presque le reste. Les solos de grattes de toute beauté. La qualité de la batterie et de sa technique ainsi que les claviers. Tout est parfait, c’est impressionnant. Et ces chœurs, entêtants, toujours en train de pousser la compo plus haut encore.
Mais j’ai peu de temps pour m’en remettre et j’aurai l’occasion de les re-écouter tout le long de la claque que je vais prendre, chaque morceau semblant au final être le meilleur de l’album. Et cela s’accentue encore à chaque morceau. Tous les morceaux sont des pièces de maîtres. Des objets uniques qu’il faut re-écouter sans cesse. De ceux qui donnent de la lumière plein les yeux.
Je me suis même surpris à me dire a partir de "Eldanie Uelle ", "Allez, encore un morceau qui tue". Une balade certes, mais de toute beauté. On oublie le temps, on rengaine les épées double-lames de la mort qui tue. Mais que ceux qui y sont allergiques se rassure, "Clanner Of The Light" remet les pendules à l’heure et les lames au clair. A grand renfort de riff déchaînés et de ces chœurs incroyables, l’un des morceaux les plus speed de l’album vous fait rapidement revenir sur terre. Avant de vous laisser choir au sol dans un déluge de claviers.
"To The Havenrod", "The Walls Of Laemnil" ou encore "Anmorkenta" sont du meme tonneau. "In Duna" attaque avec une voix de femme, un chant reposant dans le chaos ambiant pour un morceau plus calme, a grand renfort de choeur, là encore, véritable bijoux de l’album.
L’excellence est le fait de se démarquer des autres par une qualité rarement atteinte. Cela est d’autant plus rare que l’exercice est ardu. Débarrassé de toutes ses chaînes, ayant fait sienne ses origines et ses influences, Fairyland est devenu, sous mes oreilles ébahies, un groupe unique, loin, loin devant les autres. Tous les amateurs de power metal ou de metal symphonique devrait se jeter dessus et l’écouter en boucle. Et même ceux qui n’aiment pas ce genre de musique, croyez moi, cela vous ouvrira à des nouveaux horizons.
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