Le premier opus de la formation Midi Pyrénéenne Ethersens s'intitule : "Ordinary Days", l'album sort chez le label Italien Scarlet Records, et sort finalement en France en Mai 2008. Ethersens allie la sombre ambiance du CD avec un artwork sobre et poétique, signé Romain Barbot, une sorte de calme avant la tempête pourquoi pas... En tout cas voilà un bien bon arrivage dark métal, puisqu'il semble que le groupe ait pris exemple sur des groupes comme Opeth, Katatonia, Dark Tranquility... avec succès... Le groupe joue la plupart du temps avec des melodies progressives, sombres, quelques fois tordues ("Blood On The Dancefloor") mais nous accorde parfois de sombres ballades comme "Dust My Valentine", un savant mélange de guitares acoustiques et de chant clair aux lentes envolées. Sinon, dans l'ensemble du CD, Ethersens nous livre de sombres chansons, voulant, par le titre même de l'album, representer les émotions humaines qui consituent nos vies, dans le bonheur comme dans le malheur. Le chant transmet bien les émotions, Steph est particulièrement compétent au chant, et sa voix est traitée de plusieurs façons dans les chansons, parfois très brutale, parfois plutôt claire et lente. En tout cas il est clair que le groupe maîtrise bien sa recette, Ethersens nous en fout quand même plein les oreilles, maîtrisant totalement chaque changement d'ambiance (voix et gratte seulement sur la chanson "New Morning" avec un chant impeccable), après avis aux amateurs, j'aurais donc préféré dans cet album des morceaux plus brutaux, avec une batterie plus présente, comme dans la magnifique "The Awakening", qui reste ma preferée de l'album, tout simplement parce que j'adore les guitares et le chant dans les refrains, couplées à une batterie omniprésente. Je manque peut-être d'un peu de vocabulaire pour décrire tout ce que donne musicalement le groupe, mais musicalement pour moi cet album est une tuerie. Pour détailler, Ethersens joue beaucoup avec le solo de gratte qui ponctue les chansons et donne de légères interludes aux morceaux. Les 5 musiciens auront donc réussi le défi de faire ressentir les émotions à l'auditeur, se défendant avec une technique imparable. "Ordinary Days" se termine sur une ligne de basse, accompagnée de pas nous dirigeant lentement vers la sortie, une belle signature...
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