Le groupe
Biographie :

Dying Fetus est un groupe de deathgrind qui a été formé en 1991 à Annapolis, Maryland. Dying Fetus s'est d'abord exprimé sur des sujets tels que la religion et l'occultisme puis, par la suite, sur des sujets plus politiques. Le groupe est connu pour son mélange des styles musicaux passant par le death metal, le grind et le hardcore. En fait, le style du groupe évolue dans une optique toujours brutale et sans concession mais sans cesse en renouvellement, chaque album ayant sa personnalité propre.

Discographie :

1996 : "Purification Through Violence"
1998 : "Killing On Adrenaline"
2000 : "Destroy The Opposition"
2003 : "Stop At Nothing"
2007 : "War Of Attrition"
2009 : "Descend Into Depravity"


La chronique


Ce dernier rejeton du trio légendaire Dying Fetus est loin d'avoir été avorté. Ici, pas d'intro ni d'outro qui de toute façon auraient été de trop !! Préparez-vous à prendre une rouste magistrale du début à la fin. En tout, 8 morceaux, trentre-trois minutes et quatorze secondes de violence, oui, mais de violence maîtrisée à la perfection. Chaque morceau est structuré de façon à ne vous laisser aucun répit : entre les blast beats déchaînés, les roulements dévastateurs, les riffs aiguisés comme des lames de tronçonneuse, renforcés par des lignes de basse menées par le talentueux Sean Beasley, on se délecte de passages lourds, moins rapides mais à l'efficacité écrasante, de solos agressifs et ultra-précis, qui annoncent magnifiquement une prochaine section d'intense brutalité. Même si Dying Fetus fait partie depuis longtemps des monstres sacrés de la scène death metal (aussi nombreux soient-ils), on sent que ce groupe qui transpire la motivation et la volonté d'évoluer vers une technique de plus en plus affinée, sans pour autant verser dans un embrouillamini interminable de solos sans queue ni tête sur une rythmique débridée. On ne mentionnera pas de morceau en particulier, dans cet album, aucun morceau n'est meilleur qu'un autre. Chacun est structuré différemment et remplit à merveille sa mission : faire voler les têtes en éclats. On se laisse broyer avec plaisir par cette machine à l'ossature complexe,et on en redemande."Descend Into Depravity", un joyau de brutalité et de technique incontestable qui mérite 18/20.


Delph
Février 2011


Conclusion
Note : 18/20

Le site officiel : www.dyingfetus.com