Le groupe
Biographie :

C'est en 2006 que Drawers se forme, ayant une idée fixe du style à aborder : un metal stoner aux accents sludge. Le groupe cherche à mélanger diverses influences allant de Down à Mastodon en passant par Crowbar et Baroness, en somme le bon équilibre entre la lourdeur et la vitesse, les riffs gras et la mélodie. Ce qui n'est au début qu'un side project prend un élan sérieux en 2008 quand le groupe enregistre son premier EP : "This Is Oil", qui sortira début 2009 sur le label Deadlight Entertainement. Le line-up sera alors fixe : Alex et Laurent aux guitares, G à la basse, Olivier à la batterie et Niko au chant. Un travail conséquent démarre alors pour intégrer le nouveau chanteur et préparer les morceaux pour l'enregistrement de leur premier album "All Is One" qui sortira sur le label Russe : Slow Burn Records mi-Octobre 2011. Drawers sort le branle-bas de combat pour diffuser son album et partir sur les routes des salles de concerts.

Discographie :

2009 : "This Is Oil" (EP)
2011 : "All Is One"


Les chroniques


"All Is One"
Note : 16,5/20

Un artwork sobre, léger et massif à la fois enveloppe le premier album de Drawers et pour l'heure ça donne envie. En regardant rapidement les titres on constate une forte présence de la notion de couleur : "Grey Sailor", "Black Queen", "Blue Keel" et j'en passe, ce qui contraste déjà beaucoup avec la pochette elle-même. Blam !! Le son est posé d'emblée avec "Caput Mortuum Ocean" ; il est lourd, profond et puissant. Ça peut apparaître comme une évidence dans ce type de styles mais ça n'est pas toujours le cas c'est donc une première bonne nouvelle. Ce premier morceau est pesant, presque angoissant parfois, et le reste l'est tout autant avec des pistes comme "Ivory Lighthouse", "Silver Hand" ou encore "Red Ballet". Il y a de très bon riffs disséminés ici et là dans l'album. Je pense notamment à des titres tels que "Purple Ride" et "Electric Seat". La voix respecte l'idée initiale du groupe : à la frontière du sludge et du stoner et colle parfaitement aux compositions de la formation. Il se dégage aussi une bonne énergie de l'ensemble apporté par des pavés comme "Grey Sailor" et "Muddy Smoke". On trouve malheureusement un morceau un peu "borderline" en terme de musicalité dans le rapport chant / musique, mais là je suis sévère, c'est "Black Queen". Mais Drawers c'est aussi "Blue Keel", un interlude acoustique qui remet d'aplomb pour la suite ! On croisera également du très, mais alors très lourd avec "Golden Adieu", un titre extrêmement pesant qui n'oublie pas pour autant de groover comme le reste de l'album. Un album qui se clôt sur "Azurite Constellation", un bon morceau instrumental qui finit cette galette aussi bien qu'il aurait pu la commencer ! Drawers nous pond ainsi un "All Is One" d'un très bon goût et j'interdis formellement aux amateurs du genre de bouder cet album !


Kévin
Novembre 2011




"This Is Oil"
Note : 13,5/20

Oh ben ça alors ! Un groupe de stoner ! Pour un genre sous-représenté jusqu’à récemment, la moisson de ses tenants est plutôt prolifique ces temps-ci. Ceci n’est toutefois pas forcément pour nous déplaire, le style ayant clairement son charme et ses atouts. Alors qu’en est-il de Drawers ? Le groupe, Toulousain Louisianais de cœur nous propose son premier EP, "This Is Oil". Bon, littéralement, Drawers, ça veut dire tiroirs… Je vais faire abstraction de ce curieux choix patronymique pour vous parler de leur musique. Evidemment, on pense aux grands représentants du genre stoner tels Down, Crowbar ou encore God Damn en France. La voix de Sam me rappelle – entre deux passages anselmiques - Chris Cornell et se pose sur des morceaux qui ont par moments de forts relents post-grunge 90’s à la Soundgarden, justement, ce qui n’est d’ailleurs pas pour me déplaire. De petits accents bluesy et jazzy parsèment l’ensemble des titres.

L’EP débute par "This Is Oil" qui commence très doucement, après quoi s’ajoutent les guitares sur un tempo lent et lourd. Le morceau ne s’excite vraiment que vers les 2/3 pour entamer un metal efficace bien qu’assez convenu, parsemé de double pédale. Ce titre, uniquement instrumental (outre un petit growl) fait clairement office d’intro avant de passer aux choses sérieuses. On sent d’ores et déjà la patte "sudiste" d’un groupe qui vise le style NOLA. C’est avec "Everything To Live" que commencent les susnommées choses sérieuses, qui dureront jusqu’à la fin de l’EP. Tout du long alterneront les growls et un chant clair tout à fait correct. Une succession de rythmes lancinants et nerveux, so New Orleans, structure les morceaux. Les riffs sont assez typiques du genre. "Whisky", le titre de clôture, est légèrement cliché à mon goût sur certains passages ("Give me my fuckin’ whisky…"). En même temps, je ne jette pas la pierre, ça me fâcherait aussi qu’on me pique ma bouteille de Jack alors que j’essaye de me bourrer la gueule tranquillement…

Et finalement, en parlant de se murger la tronche, on en revient aux fondamentaux du stoner : ça sent la gnôle, la sueur et le cambouis – exactement ce qu’on lui demande finalement. De fait, Drawers remplit son office. Le groupe est jeune et prometteur mais ne se démarque pas encore de ses confrères sudistes pour le moment. "This Is Oil" n’en est pas moins agréable à écouter et j’attends impatiemment de voir ce que donnera le suivant. Keep rockin’ dudes !


Tiana
Septembre 2009


Conclusion
Le site officiel : www.myspace.com/drawerskvlt