"The Inside"
Note : 18,5/20
Il y a de quoi s’attendre à du très bon quand on reçoit le dernier né de Destinity à chroniquer… eh bien c’est encore mieux que ça ! C’est mon impression générale suite à la première écoute de l’album : un pur gros son, le chant énorme, une technique batterie et guitare au poil, enfin pour résumer c’est juste trois quarts d’heure de plaisir.
Pour la forme, ce dernier opus est livré dans une chouette pochette blanche représentant un cœur disséqué sous le logo du groupe et contient 10 titres de quatre à cinq minutes chacune.
Pour le fond, et pour ceux qui ne les connaîtraient pas encore, Destinity c’est un mélange de black / death, de thrash avec des parties en voix claire, des sonorités électroniques et symphoniques insufflant son côté mélodique à leur musique mais toujours sur fond de gros son brutal bien lourd.
On commence cet album intitulé "The Inside" par une intro électronique et un riff déjà pêchu sur fond industriel quand la batterie et le chant entrent en scène. On est direct dans le vif du sujet de Destinity avec ce premier titre "My Senseless Theory". Le chant est un mix black / death (Mick) vraiment original, en voix claire (Morteus) sur les refrains, ce qui donne une atmosphère plus légère et mélodique entre les passages plus boostés (batterie au taquet, riffs agressifs), le tout pour finir sur une tonalité aérienne au piano… une tuerie pour bien commencer.
On arrive directement sur le déchaînement de la deuxième chanson "Murder Within", plus rapide, plus directe et plus groove encore : sur un tempo endiablé les blasts se mèlent parfaitement aux riffs guitares imparables me donnant furieusement envie de hocher la tête tant dans les couplets que sur les refrains et comme si ce n’était pas assez, le solo est proprement impeccable. Ce ne sera donc pas une très grande déception que de constater que "Thing I Will Never Feel" lui ressemble quelque peu.
Un peu plus de sauvagerie dans "Still Remember", un titre qu’on se prend littéralement en pleine face, qui commence avec le chant puissant et rauque, continue sur 2 secondes de passages à la basse, enchaîne avec des sonorités électro violon puis un solo à la guitare rapide et technique, donc de bons changements à l’intérieur même du morceau qui font qu’on ne s’ennuie pas !
Ambiance des plus étranges en arrivant sur "Ready To Leave" et son intro grinçante à la gratte soutenue à la basse, quand on découvre une voix aux effets métalliques, grave et cybernétique à la fois. Le morceau en lui-même reste résolument mélodique, futuriste, aérien et mystérieux mais en gardant toujours la puissance du son caractéristique à Destinity.
Mais Destinity, ce sont aussi des passages carrément symphoniques, qui se fondent à merveille avec l’arrivée massive d’une batterie puissantes et des guitares tantôt légères, tantôt pêchues et notamment dans deux passages majeurs, dans "A Thousand Falling Skies" et "Inhuman Corrosive Report".
Cet album est encore un niveau au-dessus des précédentes productions du groupe : meilleur son, plus mélodique, plus technique, simplement énorme, avec encore plus de gros son et donc je vous le conseille vivement si vous aimez Destinity ou si vous avez envie de découvrir un groupe qui vaut vraiment le coup d’oreille…
"666% Thrashened Extreme Music"
Note : 15/20
Un bien bon DVD que voilà !
Destinity nous donne le privilège (en 3 parties) de nous faire découvrir le
groupe, leur musique au fil des
années et leurs délires. Le menu se présente comme suivi :
1 - Live : avec à l'intérieur des lives du Killer Fest 2006, des lives à
Salon de Provence, à Paris, à Macon
ainsi que de vieux lives datant des premiers albums. Le son et l'image sont de
bonne qualité dans l'ensemble mais plus
on va dans les vieux lives plus la qualité se réduit tout en restant tout de
même vraiment correct.
2 - On The Road : petit tour sur les routes avec Destinity pendant leur
tournée européen 2006, allant de pays
en pays (Allemagne, Danemark), croisant au passage sur la scène Decapitated,
No Return et de nombreux autres
groupes. Nous aurons ainsi droit à un petit tour sous les jupes des jolies
Danoises, et surtout comment se
téléporter grâce aux conseils avisés de Nico (Guitare). Au milieu de tout ça
se dressera un bref passage de
South Park "Putain de monstre de Loch Ness", non mais c'est vrai quoi il
nous fait chier avec ses 3 dollars 50 !!!
On aura droit aussi à quelques petits extrait lives dans différentes villes
françaises (St Etienne, Salon de
Provence), les balances et quelques petits tours dans le public, toujours
ravi.
3 - Studio Report : Déroulement de l'enregistrement de "Synthetic Existence"
au Danemark au Hansen Studio
pendant l'été 2005. Vous y trouverez : des champs de patates, des pizzas, de
la bière, des parties de caps et
surtout des extraits de chaque intrument enregitré en solo, agrémentés de
pas mal de bons délire "Destinityens".
Ce DVD est d'excellente qualité, vraiment bien fourni, autant par les lives
retraçants les endroits où le groupe
a joué (avec l'ancien et le nouveau line-up), que par les délires qui
donnent bien le sourire tout le long. Dans
l'ensemble le son et l'image sont de bonne qualité malgré quelques anciennes
vidéo où ça se dégrade un peu, mais
rien de bien grave je vous rassure. L'artwork du DVD est vraiment classe et
bien dans l'esprit du groupe.
Je tiens à remercier Destinity pour ce super DVD et surtout pour l'intérêt
que le groupe porte à ses fans qui ont
eux aussi leur place dans différentes
vidéos du DVD.
"Synthetic Existence"
Note : 17/20
Attention gros gros son. Jacob Hansen a fait ses preuves avec des groupes tels que Aborted, Hatesphere ou Illdisposed et le choisir pour enregistrer un album c'est aujourd'hui s'assurer d'un bon gros son.
Ca tombe bien, Destinity fait dans le thrash death. Un genre qui se prête bien au gros son.
Bon j'avoue que je découvre le groupe, ce qui à la lecture du CV me fait honte (je vis dans une caverne en Bretagne). Bref, Destinity c'est du bon. Du tout bon même.
Pour preuve les murs de ma caverne vibrent encore au son de Synthetic Existence. Bon alors niveau zic, c'est du thrash death bien gras, du lourd avec des samples. Un gros rouleau compresseur qui me fait penser (un peu, pour le côté sample) à du No Return en plus brutal.
Ah putain c'est bon. Les samples sont très bien utilisés, et les arrangements sont vraiment bien foutus ce qui ne lourde pas à l'écoute (moi les samples à la longue d'habitude ca me lourde...)
J'aime beaucoup le chant sur cet album : c'est varié et c'est souvent gras comme il faut. Il y a de magnifiques passages mélodiques sur cet album qui apportent des temps morts appréciables sur les 45 minutes de brutalité de ce CD.
Petit point noir (il en faut) : la pochette est vraiment pas top (bon ya pire mais j'aurais fait presque aussi bien avec un logiciel de graphisme) et très peu lisible.
Ah sinon y'a une vidéo du groupe sur le CD aussi. Ca doit être dans leur studio de répète c'est pas mal mais sans plus... la qualité est pas top et contraste un peu avec l'excellent album que j'ai entre les mains.
Je vous laisse, je quitte ma caverne pour aller chasser.
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