Le groupe
Biographie :

Deathless Legacy est un groupe de horror metal italien formé en 2006 sous le nom de Deathless, et actuellement composé de : El "Calàver" (guitare), C-AG1318 (basse, chant / Wildroads), Frater Orion (batterie / Motus Tenebrae), The Red Witch (performances), Steva La Cinghiala (chant), Pater Blaurot (clavier / Etherna, Vision Divine, ex-White Skull) et Anfitrite (performances). Deathless Legacy sort son premier album, "Rise From The Grave", en Décembre 2013 chez Danse Macabre, suivi de "The Gathering" en Février 2016 chez Scarlet Records, de "Dance With Devils" en Janvier 2017, et de "Rituals Of Black Magic" en Janvier 2018.

Discographie :

2013 : "Rise From The Grave"
2016 : "The Gathering"
2017 : "Dance With Devils"
2018 : "Rituals Of Black Magic"


Les chroniques


"Rituals Of Black Magic"
Note : 18/20

On ne peut pas dire que Deathless Legacy soit de ces groups qui s’assoient sur leurs lauriers. En effet, depuis l’excellent "The Gathering" sorti en 2016, le groupe ne cesse de présenter de nouveaux albums, bon an mal an.

Quatrième album donc depuis la formation du groupe en 2013, l’ancienne formation hommage au groupe Death SS, nous revient à nouveau avec son "horror metal", encore plus orchestral et grandiose qu’auparavant. D’ailleurs, suite à une intro plutôt inquiétante, digne des meilleurs films d’épouvante de la vieille époque (un certain Ash n’aurait d’ailleurs pas détesté), des influences metal néo-classique émergent du lot, ce qui en soi rend le tout fort intéressant.

En effet, j’ai eu la chance de chroniquer "The Gathering" en 2016 et j’avais comparé le groupe à Diablo Swing Orchestra. Avec "Rituals Of Black Magic", les ambiances funestes et lugubres ont beau être toujours présentes, le tout s’éloigne de l’avant-garde metal pour une approche beaucoup plus progressive. "Vigor Mortis" en est l’exemple parfait, avec des claviers sinistres, des moments black metal au chant growlé et des guitares incisives et à la sonorité particulièrement bien produite. L’apogée est atteinte au refrain, épique et puissant, le tout grâce au talent indéniable et théâtral d’Eleonora Steva Vaiana (dite Steva), qui possède, au-delà de la puissance, un sens inégalé du spectacle.

J’ai un profond respect pour ces groupes qui parviennent à incorporer dans leur musique l’ensemble de leurs influences, tout en faisant de leur son, leur propre identité. La sacro-sainte originalité ici mes amis ! Transcender ses inspirations et les transformer en un art unique. Deathless Legacy s’est à nouveau adjoint les services de Simone Mularoni (DGM), s’étant assuré que les arrangements et l’atmosphère dense et noire du groupe soient portés au sommet.

Que le groupe soit aussi prolifique et capable d’un tel niveau de qualité est rassurant, qui plus est propose un album concept sur les rituels de magie noire démontre incontestablement le sérieux de cette formation, leur désir de faire de l’art de qualité, d’atteindre des niveaux supérieurs.


Mathieu
Juin 2018




"Dance With Devils"
Note : 10/20

Voici un troisième album pour Deathless Legacy, qui arrive bien vite puisque l'avant-dernier, "Gathering", date seulement de 2016. Les Italiens ont donc fait vite, voire trop vite ?

Au fil des 11 morceaux, on a notre réponse et cet opus se révèle être bien médiocre. On ne sait pas si c'est dû au fait qu'ils l'aient composé rapidement ou pour d'autres raisons mais le résultat reste le même... On retrouve leur heavy metal horrifique et symphonique avec la grandiloquence des synthés, mais après un "Gathering" passable, ce nouvel album est de trop. On a un groupe qui en fait trop pour se donner une image horrifique, cela est trop enfantin, comme dans un spectacle d'Halloween, on a bien du mal à les prendre au sérieux. Dans le même style, Snowy Shaw maîtrise parfaitement l'horrifique barré et grotesque sans tomber dans le comique ni le ridicule.

De plus, il n'y a rien de terrifiant dans la musique des Italiens qui se compose du chant féminin (qui tente de faire peur) de Steva, d'orchestrations un peu gothiques et de riffs basiques. Les titres s'écoulent donc sans attirer notre attention et paraissent bien vides, à l'image de "The Black Oak". Ils se ressemblent tous comme "Lucifer", "Voivoder" ou encore "Heresy" qui sont de plus trop répétitifs et patauds. L'album semble s’écouler très lentement d'autant plus qu'un seul titre arrive à sortir du lot, il s'agit de "Witches' Brew" qui est un peu plus rythmé et qui contient un peu plus de recherche musicale. Cependant, les espèces de rires de sorcière au début et à la fin sont totalement risibles !

Nous sommes forcés de constater que ce n'est pas l'album du siècle, il s'écoute mais cela reste peu évolué, gentillet et très cliché. Cela pourrait par contre plaire à un novice dans le metal car la production et le fond tiennent quand même la route.


Nymphadora
Janvier 2017




"The Gathering"
Note : 16/20

Étant à la base un groupe hommage à Death SS, un groupe culte d’Italie, ayant plus d’une vingtaine d’albums à son actif, Deathless Legacy s’était déjà fa it remarquer en 2013 avec son premier album "Rise From The Grave". S’ensuit donc "The Gathering", produit dans le studio de Simone Mularoni, mieux connu pour son travail avec un autre groupe italien, progressif cette fois-ci, et j’ai nommé DGM. Pour continuer dans la même veine et nommer des noms à outrance, mentionnons également la présence d'Alessio Lucatti, claviériste de Vision Divine.

Oeuvrant dans un style dit "horror metal" par le groupe lui-même, Deathless Legacy suit la voie pavée par les Diablo Swing Orchestra et Unexect de ce monde. Le début de l’album annonce ses couleurs rapidement et dès la deuxième pièce, "Phantom Manor", l’on est rapidement aspiré dans leur grandiose et burlesque metal. La chanteuse, dont le nom de scène ne nous permet pas de l’identifier, démontre sur ce morceau toute l’étendue de son talent, mélange de Elisa T. Martin et de Frederica De Boni, respectivement ex-Dark Moor et White Skull. Les claviers de M. Lucatti sont très présents et l’approche, lugubre, colle parfaitement au style du groupe. On s’imagine facilement Dracula, ou tout autre personnage fantastique de l’époque, se plaire à écouter Deathless Legacy. Le groupe démontre une facilité à se diversifier dans son style comme en témoigne l’excellente "Baal", aux accents thrash et prog à la fois, avec des growls  bien sentis de la part de la chanteuse. "Wolfgirl", qui suit, nous amène complètement ailleurs, avec une intro résolument proche de la pop, et là, sans crier gare, l’on entend immédiatement des influences d’Angtoria, un groupe similaire à Deathless Legacy, avec Sarah Jezabel Deva au chant (Cradle Of Filth).

Simone Mularoni, aux commandes de la console de mixage, a fait un travail remarquable, s’assurant de rendre avec brio le son recherché par le groupe, sinistre et inquiétant, sans non plus dénaturer le groupe et le transformer en ce qu’il n’est pas, comme du black metal par exemple. Ce qui n’empêche pas le groupe de nous pousser de sympathiques blast beats dans une autre démonstration de prouesse avec l’excellente "Tiamat".

Pour les amateurs d’avant-garde metal ou pour les néophytes qui voudraient se permettre une première incursion dans le genre, Deathless Legacy est tout désigné pour atteindre cet objectif.


Mathieu
Avril 2016


Conclusion
Le site officiel : www.deathlesslegacy.it