"Built"… ou une machine de guerre made in DarkRise. Dans le "monde" restreint du bon death metal, les Suisses ont su se faire une place au soleil, cet album plus que réussi nous le prouve. Dans la veine des excellents Cannibal Corpse, nous en prenons plein les écoutilles, pour notre plus grand plaisir. Leads de guitares très techniques, batterie monstrueuse de précision et surpuissante, stupéfiante maîtrise de la voix, même ceux qui ne sont pas friands de ce style de metal ne pourraient que confirmer ce fait : toutes les compositions de "Built" sont superbement orchestrées. On sent qu’il y a du travail derrière tout ça, sans nul doute que les dix années d’expérience de ce quartet n’y sont pas pour rien. Au fil des titres, nous n’avons aucun moment de répit, Darkrise a misé sur le côté rouleau compresseur de bout à bout, de sorte qu’il me fut très difficile de faire un choix parmi ces 10 titres, mais en définitive ce sont "And Then ...To Kill Myself" et "One Race All Racist", qui m’ont le plus conquise, le premier avec ce rythme sombre, lourd et soutenu qui m’a tenue en haleine jusqu’à la fin du morceau, le second grâce à la variation des instruments, une mélodie ultra-efficace, et surtout une batterie qui m’a scotchée à mon siège. La production de cet album n’est pas en reste, le son est très bon, rien à dire donc quant au travail sur le mix. L’artwork est très réussi, l’image de la pochette me laisse perplexe à dire vrai, un immeuble avec des ailes perdu dans une sorte de champ qu’on croirait presque sorti d’un des chefs d’œuvre de Miyazaki ? J’aime quand on laisse deviner… Alors soit, mais ça a du style. Peut-être un bémol quant à la police utilisée pour "DarkRise" que je trouve pour ma part un peu clichée, limite sortie d’une BD pour ados mais tout ne peut être parfait n’est-ce pas ? C’est cela le propre d’une chronique. En attendant, DarkRise nous a fourni là du très bon travail, chapeau bas !
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