Le groupe
Biographie :

En 2008, Aldébaran (compositeur principal d'Artefact sur les trois premiers albums et les démos) et Cervantes ont décidé de créer Darkenhöld : ils entendaient ainsi poursuivre leur trajet créatif dans les méandres du style de black metal qui leur était cher. Une démarche qui ne convenait plus aux acolytes du précédent groupe d’Aldébaran. Une première expérience est menée au sein du groupe Etheryäl (un groupe plus orienté doom, qui enfanta d'une démo) où une symbiose se crée avec Cervantes aux textes et Aboth à la batterie. Cette tentative avortée a permis toutefois l'éclosion de Darkenhöld qui syncrétise de nouvelles ambitions. La musique de Darkenhöld puise son inspiration à la source obsidienne des heures originelles d'un black metal épique et onirique. Les vocaux de Cervantes donnent corps à des textes ondulant de plissures secrètes, et les grondements de la basse se mêlent aux fûts et alliages malmenés par la batterie, pour que résonne le pouls de ce monde. Tandis que veillent ses discrets nuages de claviers, Aldébaran fourbit ses guitares et mène l’offensive, décrétant les estocades et imposant les accalmies qui forgent le relief de leur black metal… L'album "A Passage To The Towers" sort fin 2010 chez Ancestrale Production. Parallèlement à ce travail de composition et à ses prestations Live, Darkenhöld a contribué à un tribute à Enslaved (2012) et proposé 2 titres originaux pour "La Maisnie Du Maufe : A Tribute To The Dark Ages" (2012), un recueil thématique rassemblant 4 formations françaises autour de morceaux inédits. Mais ces diffèrentes sorties ne détournaient pas le groupe de son objectif prioritaire : donner un successeur à "A Passage To The Towers" : le label Those Opposed Records accueillait la bannière de Darkenhöld et lançait "Echoes From The Stone Keeper" fin Novembre 2012, Le groupe y développe encore son univers, son pouvoir évocateur et sa signature sonore, coulant d'une encre black metal mélodique, ciselant paysages brumeux, passages souterrains mystérieux, majesté médiévale et atmosphères prenantes. Suivront les albums "Castellum" en 2014, et "Memoria Sylvarum" en Mai 2017 chez les Éditions De La Vieille Tour.

Discographie :

2009 : "Darkenhöld" (Split CD avec Fhoi Myore)
2009 : "Of Citadels..." (Split CD avec Naastrand)
2010 : "A Passage To The Towers"
2012 : "La Maisnie Du Maufe : A Tribute To The Dark Ages" (Split CD)
2012 : "Echoes From The Stone Keeper"
2014 : "Castellum"
2017 : "Memoria Sylvarum"


Les chroniques


"Memoria Sylvarum"
Note : 17/20

Les amateurs de black mélodique et riche en ambiances devaient attendre ce nouvel album de Darkenhöld avec impatience tant les trois précédents avaient été bien accueillis, "Memoria Sylvarum" est bien là et mon petit doigt me dit qu'il devrait encore faire son petit effet.

"Sombre Val" ouvre la danse avec à la fois de l'acoustique, des ambiances épiques et un black metal rageur qui permet de se mettre dans le bain directement avec un morceau d'ailleurs bien compact pour Darkenhöld puisqu'il dépasse à peine les trois minutes. On retrouve en tout cas une fois de plus ce feeling black à l'ancienne, évoquant parfois les premiers Enslaved et surtout les premiers Ancient, ce qui n'est pas étonnant puisque ces derniers sont apparemment une grosse influence du groupe. Et quand ce ne sont pas ces deux-là qui viennent à l'esprit, ce sont les chœurs épiques qui viennent rappeler le Bathory de la période viking, voire pour quelques instants un feeling proche des deux premiers Blut Aus Nord. Ne vous méprenez pas, Darkenhöld a tout de même sa patte et si ces influences se sentent, c'est surtout dans la façon d'approcher le black metal, pas dans la pompe de riffs ou de mélodies. Pour faire simple, un black metal qui ne mise pas tout sur la violence ou le malsain et qui préfère créer des ambiances oniriques et épiques. Les blasts sont évidemment au rendez-vous mais le propos de Darkenhöld n'est pas de faire ressentir la haine à tout bout de champ, son but est de créer un univers à part et de vous embarquer dedans pendant toute la durée de l'album et à ce niveau c'est totalement réussi. Les mélodies font mouche, les riffs sont tranchants comme l'exige le black, le chant bien arraché et le feeling old school fait toujours plaisir à entendre à un vieux con comme moi.

Globalement, le groupe poursuit dans la voie qu'il s'est toujours tracé et on ne trouve pas de grosses révolutions sur "Memoria Sylvarum", je serais tenté de dire tant mieux puisque les trois premiers albums étaient déjà très bons dans leur genre et que Darkenhöld est toujours inspiré sur ce nouveau méfait. Pas de raisons de bouleverser quoique ce soit donc, d'autant plus que les représentants de ce type de black metal ne sont plus légion de nos jours. La production est une fois de plus excellente et parfaitement au style, prouvant une fois de plus que le groupe ne laisse rien au hasard et peaufine le moindre détail. L'album est varié, passant d'un tempo black effréné à des passages acoustiques, mélodiques ou nimbé d'une aura très heavy metal, là encore comme le faisait Ancient à ses débuts. Les claviers sont souvent présents mais appuient discrètement les mélodies et les ambiances sans jamais prendre le pas sur le reste à coup de grosses nappes bien grasses. L'ambiance est à cheval entre la rage, l'onirisme et l'épique, on sent les émotions vous prendre à la gorge et les mélodies frappent toujours dans le mille. Contrairement à certains groupes de black qui se donnent une image ou qui bourrent pour le plaisir de bourrer, on sent une authenticité indéniable et un réel amour du black metal comme le pratiquait les noms cités plus haut. Exalter la haine n'est pas le propos ici, Darkenhöld préfère faire travailler l'imaginaire en se basant sur d'anciennes traditions ou d'anciens mythes et légendes. Notons d'ailleurs que pour la première fois les morceaux sont tous intégralement chantés en français.

Bref, une fois de plus du très bon boulot de la part de Darkenhöld avec un nouvel album à la hauteur de ses prédécesseurs, une preuve de plus que ce groupe est une valeur sûre de la scène française. "Memoria Sylvarum" est une ode à l'imaginaire et à l'onirisme et même si les origines de ce type de black metal ne vous sont pas familières je vous conseille vivement de vous pencher sur ce nouvel album (et sur les trois précédents tant que vous y êtes).


Murderworks
Octobre 2017




"Castellum"
Note : 16/20

Une invitation dans un château moyenâgeux m’a été faite par le groupe afin de m’y proposer une transe musicale qui va me replonger dans le passé. Qu'à cela ne tienne, j’accepte, car je suis sûr qu’en tant que pur Normand, j’ai dû combattre aux côtés de Guillaume le duc de Normandie. Apres une longue chevauchée, je me suis retrouvé devant ma boîte aux lettres, le misérable laqué qui distribue le courrier venait de faire son œuvre. L’invitation de Darkenhöld trônait au-dessus de la pile de prospectus, et des cockrings qui eux, avaient été déballés par les mecs en voiture jaune. J’espère leur avoir offert une bonne partie de rigolade à ces êtres, bref. Aurais-je besoin d’un cockring pour le voyage ancestrale que j’allais faire ? Dans le doute, je l’ai mis. J’en ai même mis deux, car les détrousseurs de bourses étaient légion en ces temps médiévaux. Darkenhöld avait promis de me faire vivre un voyage humide dans l’antre de leur château, j’espère que je ne finirai pas dans les oubliettes comme un misérable rat qui n’a pas su apprécier le voyage comme il se doit.

"Strongholds Eternal Rivalry" ouvre la danse, les torches sont enflammées, mon cul est posé, en route les mecs ! Je ferme les yeux. Sous forme de black metal plus travaillé que "A Passage To The Towers" qui était de facture correcte, mais sans plus pour sortir de la masse, j’écoute le chant infernal qui parcourt le morceau. Check-list avant le voyage : chant : impec ; guitares et basse : impec ; batterie et claviers : impec. Pas grand-chose à dire sur la prod' donc ! Tout est audible et les claviers se font discrets. L'artwork ne casse pas des briques mais bon, il reflète bien l'endroit où le quintette propose ses excursions donc rien à ajouter, ça colle. Sur cette compo de 7 minutes, je découvre toute l’étendue du black metal dont est capable le groupe, même si j’ai un petit faible pour les parties plus lentes car moins linéaires que les passages rapides. De toute façon, c’est le même problème pour tous les groupes de black en général, les plans plus relevés tournent vite au déjà entendu. Vu qu’il y a énormément de passages plus envoûtants, ça tombe bien. Effectivement, la différence avec le précèdent skeud est plutôt conséquente. La diversité des morceaux est super agréable car les changements semblent couler de source. Le boulot de composition musicale a dû être le point d’orgue pour cet album. J’augmente le son, car c’est "putain" d’agréable ! Je resserre mon cockring puisque l’humidité des pierres de la forteresse dans laquelle j’ai échoué commence à me refroidir jusqu’aux entrailles. "Feodus Obitus", l’entracte de l’album, n’était pas vraiment indispensable car il coupe un peu le rythme de l’album ainsi que le fil qui me relie au monde dans lequel le groupe veut m’emporter. Dommage.

Pour le moment, le black metal de Darkenhöld a suffisamment de densité pour me maintenir dans un intérêt musical constant. Le côté médiéval ressort de temps en temps comme sur "Le Souffle Des Vieilles Pierres". Certains morceaux sont en français, dois-je le préciser ? En tendant un peu l’oreille ou lors d’une seconde écoute, on discerne mieux les lyrics qui apportent toute la mythologie textuelle dont on a besoin pour parfaire la plongée musicale. S'ensuit "L’incandescence Souterraine" qui est lui aussi un excellent morceau, très rythmé, que j’ai dî remettre illico tellement je me suis éclaté dessus. Darkenhöld, pour le moment, réussit largement deux paris : celui de s’élever un peu au-dessus de la masse black metal française grâce à des compos bien foutues et un super chant. Le second pari réussi est d’enfanter de ses meilleures compos jusqu’à présent. "Mountains Wayfaring Call" en est le parfait exemple. L’album a pris en intensité de morceau en morceau car "The Bulwarks Warlords" se révèle redoutable dans sa rythmique.

Je me réveille de ma transe musicale, le clavier et le tambour de "Medium Aevum" sonne le glas du voyage. Terminus, je suis trempé de sueur, le voyage promis par Darkenhöld a bien eu lieu car mon superbe t-shirt noir Decat’ est en lambeaux, tout comme mon pantacourt Adid’ qui, lui, a simplement disparu. Fin du voyage, j’ai vraiment été passionné par "Castellum" d’un bout à l’autre, pas un seul moment de creux hormis celui de "Feodus Obitus", d’ailleurs je pense que c’est à ce moment-là que mon froc a disparu. Le retour à la réalité a été tellement rapide que j’en ai perdu le falzar !!!


Davidnonoise
Septembre 2014




"Echoes From The Stone Keeper"
Note : 15/20

Après nous avoir livré un premier album chez Ancestrale Production, avoir collaboré à un album tribute à Enslaved, mais aussi œuvré sur l’excellent split CD "La Maisnie Du Maufe" aux côtés de 3 autres formations françaises très prometteuses, c'est désormais sous la bannière de l'excellent label  Those Opposed Records que nous retrouvons aujourd'hui Darkenhöld.

Je pense que d'emblée de jeu, un constat s'impose, le Niçois Aldébaran et sa horde reprennent les choses exactement là ou elles étaient restées depuis "A Passage To The Dark Towers", pas de grande révolution à l'horizon peut-être mais plutôt la confirmation d'un savoir faire certain... Darkenhöld s'y connaît en matière d'atmosphères envoûtantes et le moins que l'on puisse dire c'est que les ambiances retranscrites ici sont réellement convaincantes ! Dépaysement garanti pour l'auditeur qui aura ainsi l'impression de voyager dans un univers médiéval et lointain... Fidèles à la formule qui leur est chère, les Français nous offrent ici une quarantaine de minutes d'un black metal au pouvoir fortement évocateur de temps immémoriaux où les mots honneur, bravoure et magie prenaient tout leur sens.

Introduction solennelle de rigueur donc pour ce nouvel opus, une sensation renforcée par ce narrateur semblant introduire le voyage musical à venir vers des temps anciens même s'il s'agit d'une sensation éphémère car rapidement le groupe ouvres les hostilités avec un "Under The Sign Of Arcanum" très convaincant dans un pur registre black metal mélodique... Une conviction qui ne faiblira pas à l'écoute de ce superbe "Wyvern Solitude Chant", un excellent titre aux accents à la fois épiques et mélancoliques... Épique, le mot est lâché, et rarement un adjectif n'aura été aussi adéquat je crois pour caractériser le vent qui soufflera sur la totalité de ces 10 titres. Mais rapidement voici venir le titre éponyme "Echoes From The Stone Keeper" dans un registre qui m'a fortement évoqué les divins Emperor par son riff principal et la présence de ces nappes de synthé. Un instrument qui n'en déplaise à certains se montrera finalement très présent tout au long de l'album mais présent subtilement, à l'instar de ces parties de guitare acoustique qui, loin d'être un gimmick superflu, contribuent fortement à l'atmosphère médiéval que revêt cet opus.

Là encore, force est d'admettre le savoir faire des Français à doser de manière équilibrée les moments qu'on pourrait presque qualifier d'oniriques (à l'image de cet interlude en piste 6) et les parties beaucoup plus belliqueuses comme ce "Mesnie Hellequin" qui prouve également à qui en douterait que le groupe sait aussi faire parler la poudre au travers d'un black racé et guerrier qui n'est pas sans évoquer Belenos, excusez du peu... Le niveau des musiciens est plutôt élevé et je ne saurais manquer de saluer au passage la performance d'Aldébaran qui ne démérite pas puisqu'il cumule les postes de guitariste, bassiste, claviériste et choriste de la formation, rien que ça ! Il convient également de signaler en toute objectivité (mais ne m'en déplaise !) une similitude guitaristique assez flagrante entre son jeu et celui d'Ihsahn d'Emperor, une similitude qu'on pouvait déjà remarquer dans sa précédente formation...

Fort heureusement nous n'avons pas affaire à un simple copier-coller car le Niçois de par son expérience a su développer un jeu et une "patte" personnelle... On peut toutefois, je pense, affirmer sans se tromper que Darkenhöld se fait l'héritier et le défenseur d'une certaine forme de black metal chère aux années 90 où des noms comme Satyricon, Ancient et donc Emperor faisaient figures d’autorité. Enfin il est intéressant de constater qu'Aldébaran ne reproduit pas les mêmes erreurs qu'au sein de sa précédente formation Artefact, en évitant le piège d'une musique parfois trop dense pour ne pas dire surchargée, qui gagne ici de ce fait en clarté et en fluidité, conséquence positive pour l'auditeur : pas de lassitude donc ! Seul petit bémol purement subjectif, j'ai trouvé que cet opus pêchait quelque peu par l'absence d'un ou plusieurs titre(s) véritablement "fort(s)" qui se démarquerai(en)t des autres. Rien de mauvais là dedans rassurez vous, les Français maîtrisent leur sujet et font preuve d'une constance exemplaire en termes de qualité d'écriture et d'exécution et nous offrent ici une œuvre homogène et très cohérente, J'ai donc conscience de chipoter un peu mais il manquera toutefois une petite étincelle pour marquer durablement mon esprit.

En attendant, Darkenhöld continue, la tête haute, son avancée dans l'ombre et se taille un place de choix sur notre scène hexagonale aux côtés de ses frères d'armes Aorlhac ou Sühnopfer. Une formation méritante qui impose le respect...


Ihsahn62
Mars 2013




"A Passage To The Towers"
Note : 15/20

Fort d’une signature sur l’excellent et prometteur label  Ancestrale Production  à qui l’on doit notamment le premier effort d’Arganork (que j’avais eu le plaisir de chroniquer dans nos pages), voici venir du sud de nos contrées le trio Darkenhöld avec son premier album sous le bras. Après examen du CV de ces messieurs on réalisera qu’on a pas véritablement affaire à des inconnus puisque la formation intègre dans ses rangs Aldébaran (ex-Artefact) et avait sorti déjà deux splits CD aux côtés de Fhoi Myore et des excellents Naastrand.

L’album débute sur une très belle intro acoustique, fortement évocatrice, et le moins que l’on puisse dire c’est que cet adjectif sied bien à la formation. En effet tout au long de ces 10 titres le combo n’aura de cesse de faire voyager l’auditeur et de lui faire pénétrer son univers personnel… Sans parler de concept à proprement parler, on envisagera cet album comme un périple en d’anciennes terres riches en mythes et légendes. Le voyage se fera donc ici au moyen d’un black metal épique et mélodique alternant parties sauvages et mid-tempo davantage propices à l’évasion… De très belles parties de guitare acoustique viennent d’ailleurs illustrer ce côté onirique tout en renforçant l’atmosphère médiévale des compositions. Il est a souligner que le mix assuré par l’illustre Neb Xort du non moins célèbre Drudenhaus Studio est une fois de plus de qualité. Concernant l’exécution à proprement parler, il s’agit sans conteste d’un des points forts de cette galette, on sent une véritable expérience musicale et chaque instrument sonne juste et à sa place. Le sieur Aldébaran livre ici d’ailleurs un impressionnant travail d’homme orchestre, nous gratifiant ici et là de superbes soli ou riffs très épiques. Le chant de Cervantes, sans être transcendant, remplit plus que convenablement son rôle, notamment par l’apport de chœurs "pagan" du plus bel effet. Je suis toutefois un peu sceptique quant à l’emploi de la langue Anglaise. Peut-être que le choix du français (en ayant bien sûr conscience de sa complexité et de ses limites) eut été plus opportun afin de nous faire partager la richesse des textes et toute leur teneur poétique ? Le jeu de batterie déployé par Aboth s’avère très intéressant de par la variété des rythmes utilisés (un bon exemple de ce savoir faire sera pour moi la piste 10 "Sorcery" qui clôture l’album. L’un des autres atouts majeurs du groupe est cette facilité assez déconcertante à multiplier les nombreux breaks et autre changements de rythme au sein d’un même morceau, assurant ainsi à l’auditeur une écoute très agréable et riche en rebondissements car dépourvue de lassitude au long des 40 minutes que dure l’album.

Côté influences, cette galette parlera sans nul doute aux amateurs de black mélodique (dont je fais partie), ces nostalgiques d’une période bénie des années 90 et de groupes comme Emperor, Ancient, Wallachia ou encore les excellents Mephistopheles (période "Landscape Symphonies"). Darkenhöld ne se cache d’ailleurs pas de l’influence de différents groupes puisqu’ils leur rendaient hommage sur leurs précédents splits, ce qui est pour moi une preuve de très bon goût !  Le constat s’impose et l’on peut assurément dire que ce premier effort remplit parfaitement son rôle de voyage musical et que fan de black épique y trouvera son compte. J’ajouterais cependant, pour faire la fine bouche, qu’il m’a manqué un petit je ne sais quoi pour déchaîner ma passion quand bien même cet opus regorge de qualités et qu’il est fort à parier que l’univers de Darkenhöld n’a pas encore dévoilé toute sa richesse et ses mystères. Un groupe à suivre de très prés donc, tant l’avenir semble prometteur s’il persiste dans sa voir personnelle et d’aussi bonne facture musicale.


Ihsahn62
Février 2011




"Of Citadels..."
Note : 11/20

Le logo est original, il y a une bonne prise de risques : insérer une forteresse dans celui-ci. La pochette est moche malgré un effort certain sur le jeu de fondu et l'ombre portée du logo. Le cadre autour de ce château ne le met vraiment pas en valeur. Le titre "Of Citadels..." est en adéquation avec la musique. Certes Darkenhöld c'est épique, pagan, mais à la limite du death mélodique. Forcément, après un groupe comme Naastrand, ce groupe ne peut qu'être dévalorisé. En effet, comparativement, celui-ci manque de brutalité, peut-être trop calme, de toute évidence il manque quelque chose. Le défaut a été d'accoler ces deux groupes sur un même split. Seul oui, Darkenhöld serait mieux "digérable", même si malheureusement c'est du "déjà entendu". Musique trop gentil, il n'y a pas suffisamment de force et de puissance, malgré une recherche de riffs. Darkenhöld est très pagan mais pas suffisamment metal. A noter, un bel effort de la description musicale sur leur site web. Cependant se prétendre "black metal", on ne voit pas en quoi ? Peut-être la voix , et encore celle-ci est plus proche du death. Il y a également beaucoup trop de clavier : pourquoi ne pas se servir de celui-ci seulement pour une mise en place dans l'ambiance ? D'autant plus que le gratteux a quelques bons riffs qui ne sont pas suffisamment exploités.


Karonembourg
Octobre 2009


Conclusion
L'interview : Cervantes & Aldébaran

Le site officiel : www.darkenhold.bandcamp.com