Le groupe
Biographie :

Dagoba est un groupe de power-metal de Marseille, composé de 4 musiciens, formé à la fin de l'année 1997. Après quelques années d'existence et quelques changements de line-up, le groupe se stabilise autour de Shawter (chant et machines), Franky (batterie), Isakar (guitare) et Werther (basse). Ils sortent un maxi 6 titres en 2001 intitulé "Release The Fury" qui leur permet d'être connus et reconnus. En 2003, ils sortent le premier album du groupe et se lancent à l'assaut des salles Françaises et Européennes. C'est après 3 ans de tournée intense et de composition que Dagoba revient avec son deuxième album "What Hell Is About" et une signature sur le label Season Of Mist. Le nouvel album, "Face The Colossus", sort chez Season Of Mist au mois d'Octobre 2008. En Mars 2010 Dagoba signe sur le label XIII Bis Records (Nine Inch Nails, Loudblast, L’Esprit Du Clan). Le quatuor retourne à l’Hyperion Studio afin d’enregistrer son quatrième opus "Poseidon". L'album est enregistré par l'ingé son officiel du groupe, Bruno "Brew" Varea et mixé par Dave Chang (Earthtone9, Stampin Ground, Orange Goblin). Sortie prévue le 30 Août 2010.

Discographie :

2001 : "Release The Fury"
2003 : "Dagoba"
2006 : "What Hell Is About"
2006 : Compilation Schizophrenia Records "On se bouge citoyens !!!"
2008 : "Face The Colossus"
2008 : Compilation French Metal "Retour de flammes"
2010 : "Poseidon"
2010 : Compilation French Metal "Le choix des armes"


Les chroniques


"Poseidon"
Note moyenne : 18/20

On avait quitté les Marseillais il y a presque deux ans avec un "Face The Colossus" somme toute assez décevant comparé à son monstrueux prédécesseur "What Hell Is About", la faute en grande partie à un mixage surchargé qui nous avait gâché notre plaisir ! Ce qui est sûr, c'est que Dagoba est sur le rythme d'un nouvel album tous les deux ans depuis 2006 et que chaque disque suscite toujours une grande attente. Après le colosse, place au dieu Grec avec "Poseidon" et cet arwork magnifique signé une nouvelle fois Cecil Kim, et représentant un navire pirate échoué. Reste à savoir maintenant si le contenu est à la hauteur de cette bataille navale annoncée !

Mais plantons d'abord le décor, Dagoba a changé de capitainerie mais également de producteur pour ce nouvel album. Exit donc Season Of Mist avec qui le contrat n'a pas été renouvelé, placé désormais à XIII Bis Records. Et exit Tue Madsen, place au duo Bruno Varea (ingé son du groupe) / Dave Chang. Dave Chang, un nom qui ne vous est pas inconnu puisque c'est chez lui en Angleterre qu'avait été mixé le premier album. Retour aux sources donc et même plus, puisque le mastering lui a également été confié. Quant à Bruno Varea, il a "opéré" au Hyperion Studio, là même où avait été enregistré l'album éponyme. Le résultat de tout ça ? J'y reviendrai un peu plus tard. Mais place d'abord au contenu de "Poseidon" avec une intro, répondant au nom de "43° 17'n / 5° 22'e" (coordonnées qui semblent indiquer le point de départ de cet album à... Marseille... ou alors je suis un piètre matelot !).

Et boum ! On se prend un "Dead Lion Reef" en pleine face avec son rythme thrashy et ses ambiances glauques. Chose rare méritant d'être soulignée, l'album débute par le morceau le plus long avec ses 5 minutes 42 mais cela n'est absolument pas gênant. Les titres suivants défilent et un premier constat s'impose : Dagoba a délaissé les artifices pour revenir à une musique plus directe et rentre-dedans, comme au bon vieux temps ! Les morceaux se laissent écouter avec grand plaisir, on distingue aisément les instruments, ce qui n'était pas le cas sur "Face The Colossus" à cause de ces "ambiances" surmixées qui plombaient l'ensemble. Rien de tout ça ici, les "ambiances" sont mises au second plan mais s'intègrent parfaitement pour autant ("I Sea Red"). Quel choix judicieux d'avoir confié le mix à Dave Chang ! Comparé à "Face The Colossus", "Poseidon" sonne presque brut de décoffrage et je ne boude pas mon plaisir ! Deuxième constat : un soin énorme a été apporté aux refrains, je citerai par exemple "Degree Zero", "Black Smokers (752° Fahrenheit)" et "Shen Lung" qui sont accrocheurs au possible et imparables. La principale raison à cela c'est le chant de Shawter qui ne cesse de "progresser", les passages en voix claire sont parfaitement maîtrisés. Et troisième constat : la tracklist est faite de manière à ce que l'auditeur puisse "souffler" le temps de quelques interludes et/ou instrumentaux, tels "The Horn Cape" dont on avait pu entendre un bref extrait dans le trailer et "Ha Long" venu d'Asie.

Enfin le constat global est : Dagoba fait du Dagoba ! Pas besoin de chercher midi à quatorze heures, les riffs dévastateurs et la double ravageuse auront raison de vous ! Trois morceaux auront un peu plus retenu mon attention que les autres, les trois derniers de l'album, à savoir : "I Sea Red", "There's Blood Offshore", et "Waves Of Doom", je n'ose imaginer les dégâts qu'ils vont provoquer dans les salles dans lesquelles se produira Dagoba cet automne. Il y a du torpillage en vue ! "Poseidon" remet définitivement les pendules à l'heure et devrait mettre tout le monde d'accord. Si après l'avoir écouté vous êtes encore de ceux qui pensent que Dagoba est un groupe composé de "poseurs" qui surfent sur la vague, je ne peux plus rien pour vous, vous êtes gangrénés par la mauvaise foi... En revanche, pour ceux qui savent apprécier les bonnes choses, "Poseidon" se doit de figurer dans votre CDthèque et dans les premières places de votre top 10 de 2010. Ce n'est pas un conseil, c'est un ordre, moussaillons !!


Petebull
Août 2010
Note : 18/20

Impossible de prétendre le contraire : cet été 2010 me comble ! Après les mille-et-unes bonnes surprises reçues jusqu’à présent, voici maintenant que c’est "Poseidon", le nouvel et quatrième album des Marseillais de Dagoba, qui trouve une place au fond de mon lecteur. Revenons brièvement sur le passé avant d’entrer une bonne fois pour toutes dans le vif du sujet : en 2006, la découverte de "What Hell Is About" ne m’a pas laissée indemne (dit directement : je me suis pris la claque de l’année… au moins !), et depuis le jour où ma route a finalement croisé celle du groupe, elle ne l’a plus quittée. Je ne m’éterniserai pas davantage sur mes petites histoires ; tout ça pour dire simplement que s’il y avait bien une sortie que j’attendais cette année, c’était celle-ci !

Après un "Face The Colossus" en demi-teinte, Dagoba se devait absolument de "redresser la barre". N’y allons pas par quatre chemins : mission accomplie, mon capitaine ! Alors que son prédécesseur semblait expérimenter, tâter des directions musicales que ses géniteurs n’avaient pas encore emprunté, "Poseidon" est le retour aux sources bienvenue, attendu par les-uns, espéré par les-autres. Un retour aux sources qui se permet dans la foulée de surprendre en laissant ses auditeurs sur le carreau, car ce n’est bien entendu pas parce qu’un groupe revient à ses racines qu’il en stagne pour autant ! Pour commencer, ce n’est cette fois-ci plus à Tue Madsen (qui avait, rappelons-le, produit les deux derniers albums en date) que Dagoba a loué ses services pour le mixage, mais à Dave Chang… producteur de l’album éponyme, sorti il y a sept ans. Initiative payante compte tenu du résultat : les musiciens sont à nouveau le centre de l’attention en prenant le dessus sur les samples, toujours présentes, mais mieux dosées, ce qui permet de profiter davantage du soin accordé, comme le témoigne le titre transitoire très asiatique (et bluffant de réalisme) "Ha Long". Puisque je parle de dosage, un autre point gagne tout à se raréfier : le chant clair. Non pas que les capacités vocales de Shawter laissent à désirer (que du contraire, que de progrès depuis "Face The Colossus" !), mais les quelques refrains simples, directs et efficaces ("Black Smokers (752° Fahrenheit)" et "Shen Lung" sont tout simplement imparables) frappent ainsi instantanément les oreilles, et on se plaît déjà à imaginer le public les scander en chœur durant les futurs concerts !

Je pourrais encore débattre longtemps, notamment sur le travail de Franky, toujours aussi impressionnant, ou sur le chant de Shawter qui a gagné autant en assurance sur sa voix claire qu’en substance sur les parties hurlées, ou encore sur le détail des différentes pistes, tant chacune d’entre elles recèle son lot de curiosités et d’intérêt. Mais il est encore préférable de vous laissez découvrir vous-mêmes les secrets de "Poseidon". Du long de ses 43 minutes, celui-ci vous emmènera parcourir les mers du monde entier, du Triangle des Bermudes jusqu’en Asie, avec une ferveur et une assurance admirables. Je n’utiliserai qu’un seul mot pour conclure : merci !


Gloomy
Août 2010
Note : 18/20




"Face The Colossus"
Note : 15/20

Que de chemin parcouru par Dagoba depuis sa création il y a un peu plus de dix ans... Après un premier album qui avait permis au groupe d'être reconnu sur la scène Française, suivi par l'énormissime "What Hell Is About" qui lui avait ouvert les portes de l'international (concerts à l'étranger ponctués par une ouverture pour Metallica en Espagne), voilà aujourd'hui le tant attendu troisième album, "Face The Colossus". Dagoba n'en est plus à l'étape de se faire un nom, Dagoba doit désormais convaincre avec un nouveau virage amorcé depuis "What Hell Is About". Décortiquons donc ce "colosse" !

Après une courte intro, on plonge directement dans le bain avec le morceau éponyme de l'album. Première constatation, le martelage signé Franky à la double grosse caisse, qui est depuis longtemps la marque de fabrique du groupe, est toujours aussi omniprésent. Les blasts ne sont pas non plus en reste ! A la première écoute, le morceau "Face The Colossus" surprend par son sample digne de "Stars Wars" (à l'époque de la trilogie orginale), pas forcément du meilleur effet. Autre constatation, cet album est dans la continuité parfaite de "What Hell Is About", la brutalité se mêle à des passages plus atmosphériques, et d'ailleurs un titre comme "Back From Life" pourra rappeler des ténors du death atmosphérique tel que Crematory. A noter également une progression assez flagrante au niveau du chant, Shawter est désormais maître de son chant clair et les refrains s'en ressentent ("Back From Life", "The World In Between"). Pour le reste, on est toujours dans une intonation "à la Robb Flynn" (Machine Head). Alors qu'on aurait pu penser que Dagoba pousserait encore un plus loin le bouchon au niveau "power metal marton-pilon" avec ce nouvel album, c'est l'inverse qui s'est produit. Les Marseillais nous balancent des "ballades" ("The World In Between", "Silence #3") auxquelles ils ne nous avaient pas encore habitués. "Silence #3" n'est d'ailleurs pas sans rappeler quelques groupes de la scène metalcore Américaine (Bleeding Through, In This Moment). Je n'aurai jamais pensé que Dagoba nous emmène un jour sur ce terrain-là. Si ces morceaux ne sont pas foncièrement mauvais, ils déroutent en tout cas, mais personnellement je n'adhère pas vraiment à cette évolution vers plus de mélodicité.

"Orphan Of You" et "Sudden Death" m'ont davantage convaincu, ils correspondent tout à fait à ce qu'on est en droit d'attendre du cuvée 2008, des morceaux violents et directs dignes des premiers jets de Fear Factory, où vient se greffer en plus une ambiance typiquement black-metal. Un régal ! "The Nightfall And All Its Mistakes" tire également son épingle du jeu avec une sorte de deathcore sombre et efficace qui ne ressemble en rien au passé discographique du groupe, une bonne surprise donc. Globalement, "Face The Colossus" est donc à la fois un bon album et un album assez difficile à cerner, je pense que chacun pourra faire le tri pour trouver son bonheur. A noter la jolie pochette qui est en fait une peinture réalisée par Cecil Kim, concepteur des jeux "God Of War" et "Final Fantasy". Elle illustre parfaitement l'album. La production, assurée une nouvelle fois par Tue Madsen, est titanesque... mais pas forcément irréprochable. Le mix me dérange quelque peu, la batterie et les machines ayant tendance à noyer tout le reste dans un brouhaha lourdingue et fatiguant. Les machines, les violons, les pianos et tous les différents arrangements symphoniques sont également trop présents tout au long de l'album, une utilisation avec parcimonie aurait un peu plus aéré certains morceaux ("The Crash").

Si "St Anger" de Metallica avait surpris avec sa production en "bois", "Face The Colossus" risque de surprendre avec sa production "too much". Peut-être était-ce le but recherché par le groupe après tout ? Comme je le disais au début de cette chronique, Dagoba tente de nouvelles choses et en est désormais à l'étape du "ça passe ou ça casse" qui a été fatale à de nombreux groupes, et pas des moindres (Machine Head, Fear Factory). Espérons que les prestations scèniques feront voler en éclat toutes ces craintes !


Petebull
Septembre 2008




"What Hell Is About"
Note : 19/20

Après un premier album qui a partagé la France du metal et qui a suscité autant la passion que la jalousie, Dagoba a fait son bonhomme de chemin pendant ces 3 années de silence discographique, le temps de tourner nationalement avec Loudblast notamment, de participer à quelques festivals étrangers avec entre autres Machine Head et Fear Factory mais aussi et surtout le temps de préparer son deuxième opus ! "What Hell Is About" est passé entre les mains de Tue Madsen (The Haunted, Hatesphere, Mnemic...) et il ne nous faut pas plus que les 47 secondes de l'intro pour comprendre que l'écoute de cet album va être un pur régal ! "Die Tomorrow" nous rassure de suite quant aux quelques interrogations qu'on aurait pu se poser... Dagoba est non seulement resté fidèle à son power metal massif mais il ratisse large en allant aussi puiser dans le hardcore, le thrash et le death pour une plus grande diversité mais aussi une plus grande brutalité.. et sans doute pour corriger cette linéarité que certains soulignaient par le passé. Les samples qui accompagnent les morceaux sont toujours aussi présents mais contrairement au précédent album, il ne font pas que "accompagner", ils sont à présent parfaitement incorporés, ils sont là pour apporter une dimension supplémentaire à la musique du groupe et le pari est réussi. Les différentes ambiances "symphoniques" risquent de vous interpeler à la première écoute mais vous vous rendrez compte rapidement qu'elles se fondent très naturellement au milieu de cette déflagration de puissance (la montée progressive à la fin de "The Fall Of Men" est assez impressionnante... mon dieu, quel batteur !). "The Man You're Not" est un de ces titres qui marquent nettement la progression et l'évolution entre les deux albums, Dagoba ne se contente plus de nous assommer mais au moment où on s'y attend le moins, arrive à nous placer quelques notes de piano sans que cela choque nos oreilles, loin de là ! Le chant de Shawter s'est bonifié avec le temps et a pris une autre dimension lui aussi, ses fans auront la chair de poule à l'écoute de "Cancer" ou "The Things Within". Mais comme si tout cela ne suffisait pas, Dagoba nous gratifie de la présence de Vortex de Dimmu Borgir sur les utra-puissants "It's All About Time" et "The White Guy (Suicide)", de quoi nous ramener de bons souvenirs de leur séjour en Norvège. Difficile de trouver des défauts à cet album, on sent toute l'implication et toute la maîtrise d'un groupe qui ne joue plus dans la même cour, Dagoba s'attaque avec cet excellent "What Hell Is About" aux plus grandes sphères du metal, le travail et les sacrifices finissent toujours par payer un jour !


Petebull
Avril 2006




"Dagoba"
Note : 19/20

"Ensemble des phénomènes aérodynamiques qui se produisent lorsqu'un mobile se déplace dans l'atmosphère à une vitesse voisine de celle du son." Cela s'appelle le mur du son... Quand ça dure quelques secondes, c'est qu'un avion à réaction a survolé votre maison... Quand ça dure près d'une heure, c'est que vous avez écouté l'album de Dagoba car le groupe Marseillais l'a bel et bien dépassé le mur du son avec cet album éponyme ! Les amateurs de metal bien lourd et bien gras vont être comblés. Dagoba nous sert toute la panoplie de la brutalité : riffs tranchants, rythmique carrée, double grosse caisse ravageuse, voix agressive (même quand elle est censée être mélodique), production énorme, bref... quelle baffe !!! Il suffit d'écouter les morceaux "Maniak" et "The White Guy" pour s'en convaincre. Qu'on se le dise, Dagoba est en train de devenir une référence de la scène metal Française. Ceux qui sont restés sur le maxi "Release The Fury" peuvent aller le ranger. Ou plutôt non, ils peuvent garder les titres "Something Stronger", "Rush" et "Gods Forgot Me" afin de se rendre compte à quel point le groupe a progressé dans tous les domaines. Les nouvelles versions de ces compos sont d'ailleurs assez méconnaissables. Autre point commun entre le maxi et l'album, le groupe soigne toujours autant le visuel. Il n'a pas lésiné sur les moyens. Comme pourrait l'attester la pochette, le groupe a plongé dans la crème anglaise pour avoir à présent un son digne de ce nom. Il est en effet allé mixer l'album chez Dave Chang en Angleterre, là où Spineshank et bien d'autres sont passés auparavant. Prenez le couplet de "Rise" de Pantera, le timbre de voix de Robert Flynn de Machine Head, les samples de "Demanufacture" de Fear Factory, le punch des Pissing Razors et vous aurez grosso modo une compo du Dagoba cuvée 2003. Les phocéens s'inspirent donc essentiellement de cette scène américaine, il est de fait difficile de comparer (ou de réduire) le groupe à un autre combo Français tant il se démarque avec ce son qui lui est propre. A ce rythme là, on pourra bientôt parler de référence et d'un son "Dagoba". Le morceau qui va en surprendre plus d'un est sans conteste "Another Day". Là où certains y verront, à tort ou à raison, un morceau teinté de néo-metal, il faut surtout y voir une formidable alchimie entre mélodie et agressivité. Que dire de plus sur cet album si ce n'est qu'il est distribué par EMI, une référence, et que vous en aurez pour votre argent !


Petebull
Août 2003




"Release The Fury"
Note : 15/20

Petit retour en arrière en ce début d'année 2009 avec l'EP "Release The Fury" de Dagoba, sorti il y a déjà 8 ans ! A cette époque, la scène Française se cherchait encore et était frappée de plein fouet par la vague néo-metal (Pleymo, Enhancer, Watcha...). Les Marseillais de Dagoba, eux, étaient plutôt influencés par la vague néo-metal Américaine mais pas pour longtemps... en effet, à la fin des années 90, le groupe sortit d'abord une démo qui fit parler de lui en région PACA, puis attaqua les années 2000 avec "Release The Fury". Cet EP fort bien produit, est sorti sous forme d'un beau digipack et a bénéficié d'une distribution chez Sony, excusez du peu ! Au programme, 6 titres dans une veine "power-néo-metal", comprenez par là un style de metal influencé par la scène power Américaine (Pantera, Machine Head, Skinlab et Fear Factory). Je rajouterais même la scène Anglaise avec pourquoi pas Kill II This et Primary Slave. Bref, du lourd au programme avec des riffs rentre-dedans, un jeu de batterie déjà fort axé sur la double, et un chant qui rappelle celui de Robb Flynn, ou celui de Phil Anselmo. Ajoutez à cela quelques nappes électro et vous obtenez un EP efficace qui servira de base au premier album du groupe. D'ailleurs, on y retrouvera les titres " Rush", "Something Stronger" et "Gods Forgot Me". Certes cet EP ne brille pas par son originalité, mais il brille par sa qualité d'exécution (tout est carré, froid, voire "clinique") et on distingue aisément les prémices d'un groupe bien décidé à privilégier la puissance ("Something Stronger", "Time 2 Go"). Même si "Release The Fury" parait aujourd'hui assez loin de la puissance qu'est capable de déclencher le groupe aujourd'hui. Comme si cela ne suffisait pas, le digipack renferme également le clip du titre "Rush" avec un visuel très "cyber" digne de Fear Factory... et qui immortalise la gogo danseuse qui faisait son apparition sur certains shows. Dagoba signe son entrée sur la scène metal Française en cette année 2001 avec une bien belle carte de visite !


Petebull
Janvier 2009


Conclusion
A écouter : Back From Life (2008)

L'interview : Werther & Franky

Le site officiel : www.dagobaonline.com