Le groupe
Biographie :

Après huit ans d’extrêmisme en commun, le temps de la création était arrivé. Durant la première lune de l’an 2008, DaN et DiM ont formé le noyau de ce que l’on appelle aujourd’hui Corpus Diavolis. Le but est de satisfaire votre faim de distorsion perverse, occulte et orgiaque de l'espace temps à travers le metal extrême, d'atteindre ces vibrations de l'âme qui nous rapprochent d'un état d'existence supérieur, de donner et de recevoir, d'être UN avec la chair suprême. Le batteur aD, le vieil ami LiO et l'invocatrice de basses fréquences Olivia se joignent pour compléter l’étoile à cinq branches, prêts à vomir la haine sur terre, pêts à laver la fosse morale de cet aveugle masse d'esclaves – humanité. Anno 2011, IX rejoint la horde derrière la batterie, sataniste dévoué et machine à blaster. Anno 2012, Corpus Diavolis enregistre son deuxème album au Daemonicreation Studio, prévu pour le début 2013. "Atra Lumen" sort en Avril 2017 chez Aeternitas Tenebrarum Musicae Fundamentum.

Discographie :

2009 : "Nightsky Orgia" (EP)
2010 : "Revolucia"
2013 : "Entheogenesis"
2017 : "Atra Lumen"


Les chroniques


"Atra Lumen"
Note : 11/20

Après un album vraiment pas mal, "Enthe Ogenesis", qui avait fait connaître le groupe marseillais en 2014, on s'attendait à prendre une claque trois ans après avec le nouvel opus "Atra Lumen" mais hélas, c'est loin d'être le cas... En effet, ils nous avaient habitués à un black / death bien couillu et énergique et là, avec ces dix titres que nous découvrons, nous sommes sur une toute autre route. Et cette route se révèle être bien ennuyeuse et mène nulle part. C'est le problème quand on veut changer de style musical, on peut s'y perdre et c'est leur cas.

Sur ce "Atra Lumen", ils se sont essayés à un black metal occulte plus lent et plus dirigé vers les ambiances. Cela aurait pu être une bonne idée car c'est un genre qui plaît de plus en plus mais voilà, encore aurait-il fallu que cette musique soit captivante et à la hauteur des nombreux groupes dans la même mouvance. Or, c'est loin d’être le cas et les morceaux de cet album sont plutôt linéaires et assez vides ("Sick Waters"). A l'image aussi de "Revelations Before Dawn" qui retombe également assez vite.

Quant à l'énergie dont ils faisaient preuve avant, elle s'est totalement envolée et nous nous retrouvons avec de longues minutes où rien ne se passe véritablement, comme en témoignent "Wine Of The Beast", "Flesh To Flesh" et surtout "L'Oeil Unique". Tout est plat et sans saveur et même si quelques titres comme "Thy Glorification" ou "Signs Of End Times" sont un peu plus agréables, ils ne décollent jamais.

La prod' a beau être bonne, il n'y a pas assez de matière, pas assez d'âme, pas assez de musique. La deception est donc grande avec ce "Atra Lumen" qui ne donne rien.


Nymphadora
Mai 2017




"Entheogenesis"
Note : 15/20

Le black metal français est mis à l’honneur avec les Marseillais de Corpus Diavolis. Ils sortent leur deuxième album "Entheogenesis" qui témoigne en 10 titres de leur évolution.

La qualité de cet opus se remarque dès le début avec un titre plutôt original et accrocheur, "Primordial Chaos Reinvoked". Le son et le mix sont tout à fait convenables avec un chant en place, maîtrisé et pas trop mis en avant. On entend beaucoup la basse et c’est plutôt agréable. Plus rapide, "Om" est également plus rentre-dedans avec un jeu plus brutal. Certains riffs assez étranges nous emmènent dans une autre dimension. On enchaîne ensuite avec "Dark Matter Penetration" qui n’est pas un intermède mais un titre à part entière. "Deephtroat Prayer" se révèle plus mélodique à sa façon et les quelques ambiances et riffs orientalisants nous font un peu penser à Melechesh. Toujours dans le même style mais plus rapide, "Изпепеляващото Начало" est mené par la batterie. Après un intermède lourd et pesant, "Sharp Moon Devils Horns" varie entre des passages ésotériques et d’autres bien plus violents. "Executors Of God" fait ressortir leur côté obscur et glauque avec une musique lente et avec de bonnes ambiances, la deuxième partie du morceau reste malsaine avec plus de vitesse. Théâtral et rentre-dedans, "Mighty Satan Rise" fait son petit effet. Ensuite, un peu trop linéaire parfois, "Znakat Na Zvyara" devient plus intéressant vers le milieu. Après "Karma Convulsions" avec une introduction décalée, on finit par "Kosmos". On passe alors un exellent moment, violent et rythmé avec des parties plus posées.

Meme si tout n’est pas parfait, on retient surtout les points positifs : c’est un album accrocheur avec de la personnalité. Cela en fait un groupe qui mérite vraiment de percer.


Nymphadora
Février 2014




"Revolucia"
Note : 11/20

Cet album est un véritable hymne à Satan. Celui-ci nous conte l’occultisme noir par l’interaction de divers démons, la destruction du monde, de sacrifices ainsi que la "renaissance" en tant que fils de Satan. "Revolucia", bien que mal adapté par rapport à son contenu, prône la souffrance, la luxure jusqu’à l’ivresse... Le tout dans une mélancolie certaine. En effet, le titre est prétentieux, comparativement à ce qu’il peut évoquer. On s’attend à un black metal vomissant les vérités du monde pour finir par provoquer le chaos. Au lieu de ça , Corpus Diavolis se recueille dans le monde de l’occulte. A cela s’ajoute une pochette d’album assez quelconque, vide de sens, mis à part le "nous on fait du black metal". Malgré cela, il faut admettre que les riffs sont bons mais peut-être trop répétitifs, ce qui rend la chose monotone. De plus ces riffs sont bien moins transcendants que dans "Nightsky Orgia", le précédent. Dommage pour ces excellentes bases black metal qui ont déjà été entendues et ré-entendues. Par exemple l’un des morceaux reprend quelques bases de "The Face Of Death" d’Enthroned dans "Bestial Hell". Cet album manque de quelque chose, comme une pause, un riff en clair à l’instar du death, pour reprendre de plus belle et ainsi relancer la brutalité, dont Corpus Diavolis sont si fiers. Excepté dans certains morceaux où cela donne plus de mélancolie que du brutal. Les solos sont acceptables dans la mesure où ils créent de la profondeur. La voix, comme à son habitude, est à point, sanguinaire et sombre. La batterie est trop en retrait, pas suffisamment mise en valeur ! le blast c’est important ! La bande son façon Gloomy Grimm est intéressante. La basse se fait inexistante. Un morceau en particulier a retenu mon attention "The Year Is One", car il est surprenant par sa bestialité, la haine qu’il dégage et une forte expression. Celui-ci exprime une émotion très puissante. Pour conclure "Revolucia" est beaucoup moins expressif que "Nightsky Orgia". Ce précédent album était plus fort, plus riches de haine et de colère, soit beaucoup moins monotone que ce dernier. Même si "Revolucia" a l’avantage d’avoir une vraie cohérence entre chaque morceau et que Corpus Diavolis a su garder un esprit malsain, avec de sombres paroles. Dommage, la mélancolie est plus présente que le brutal, ce qui faisait pourtant leur force.


Karonembourg
Juin 2010




"Nightsky Orgia"
Note : 16/20

Corpus Diavolis se présente comme un groupe de black metal de toute évidence, prônant le satanisme (Satan est cité dans quasiment tous les morceaux) et l’alcool (vu dans une interview). Un logo et une pochette d’album simples mais efficaces sans aucun doute. Si on devait décrire ce groupe en un mot ce serait "brutal". Il y a une très bonne recherche de riffs qui les rendent entraînants. Corpus Diavolis possède de bonnes références black metal, avec un très léger clin d’œil à Morbid Angel. On constate une grande partie avec beaucoup de blast, ceci dit avec de la technique qui se veut complexe. Quelques intonations black / death également. Une voix à mi-chemin entre Enthroned et Mayhem. Pourtant, malgré tant de brutalité, violence, blast, etc... il y a une réelle recherche musicale. Simple et sans prétention et pourtant tant d’émotions transmises, des riffs audibles ce qui sous-entend un très bon enregistrement. Leurs esprits sont torturés et malsains. Une remarque au passage, le groupe utilise beaucoup de "Satan / Satanas" et la voix est trop métallique par moments. Le véritable hic vient du fait qu’il n’y a aucune cohérence entre les morceaux. En effet chaque intro est différente pour chacun des morceaux. De plus ces derniers sont tous différents et dans le désordre. Il n’y a pas de lien. Pourtant, chaque morceau est excellent en soi, c’est à reconnaître ! Malgré un alcoolisme certain du groupe, ils sont assez raisonnés pour pouvoir produire un son aussi transcendant, musicalement parlant. Les Marseillais défient les plus grands dans le domaine du black metal. Les Français chercheraient-ils à concurrencer la scène Nordique ?


Karonembourg
Novembre 2009


Conclusion
Le site officiel : www.corpusdiavolis.com