Du lyrisme nous venant du froid…
"Prelude To The Prophecy", ouvre le bal de cet EP. Le titre instrumental nous met en appétit et le but est clair : nous faire rêver. Il est bien composé mais n’arrive cependant pas à me transporter comme je le souhaiterais, cela à cause d’un élément perturbateur : les sons de clavier qui à mon sens mériteraient d’être retravaillés.
Dommage… je déplore malheureusement ces sons un peu trop "années 80" dans le reste de l’EP. Même s’il est vrai que Céphée Lyra prône également le heavy metal dans leur univers musical, les sons de claviers choisis ne sont pas en adéquation avec le reste.
Vient "Seek For The Light". La voix de Maud me frappe de suite, belle voix lyrique, assez bien maîtrisée, quand on sait que ce registre de chant n’est pas une mince affaire. Je pense alors à Tarja Turunen, l’illustre ex-chanteuse de Nightwish, qui a dû beaucoup influencer Maud dans sa manière "d’interpréter". Mon coup de cœur de ce "Dawn Of Revelation" va au refrain de "Seek For The Light", qui est très beau, se retient vite, et résolument heavy. J’aime beaucoup la puissance qui se dégage du titre suivant, "Master Of Illusion", au couplet vraiment magnifique. Le titre, d’un point de vue général, est très bien écrit et composé, mais c’est réellement ce couplet qui réussit avec brio à me faire voyager. Dans "Tanabata", Céphée Lyra a choisi de mettre en musique une vieille légende Asiatique narrant l’histoire de deux étoiles, deux amants, qui ne peuvent se rejoindre qu’une fois l'an. Très belle légende, et j’apprécie que Maud me la raconte, les chœurs de la fin sont superbes, à ce moment, l’envolée lyrique est à son zénith. "Ode To The Kings" est le titre qui me convainc le moins parmi les 5 de cet EP, il y a de l’idée, mais pas assez harmonieux, malgré la belle voix de Maud. C’est le titre le plus progressif de "Dawn Of Revelation", mais les parties se suivent assez maladroitement, les transitions manquant souvent de subtilité.
Côté artwork, le travail est soigné. Jolie pochette, mystérieuse, sur laquelle se côtoient l’ombre et la lumière, thèmes récurrents dans les textes du groupe.
Je tiens à souligner que Maud a une bonne prononciation Anglaise, ce qui est un point capital pour tout groupe ou artiste Français prétendant officier dans la langue de Shakespeare !
Au final, ce premier Extended Play de Céphée Lyra est plutôt agréable à écouter, sans être exceptionnel. Le pilier de ce groupe réside en la voix de sa belle chanteuse. Elle pourrait bien se faire un nom dans le registre lyrique, on sent qu’elle a encore une bonne marge de progression, mais le potentiel est là. Je suis convaincue qu’elle réussira à me surprendre à la sortie de l’album. So to be continued…
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