C'est une bien belle signature Brenusienne que voilà. Je connaissais une dame, qui venait de la même région que Broken Mirrors, une dame où les étoiles couraient dans la neige autour de son chalet de bois, et je crois bien que c'était une dame de Haute-Savoie... Evidemment que c'était facile comme introduction, mais pouvait-on l'éviter ?
Oui les pépères sont d'Annecy, de Haute-Savoie, et ils n'ont pas perdu de temps pour présenter un album au public. Car le groupe s'est formé il n'y a vraiment pas longtemps, et ceux qui ont eu de la chance ont eu le plaisir d'écouter leur unique démo l'an dernier.
C'est alors qu'arrive ce premier album, heavy thrash sincère et endiablé. Car c'est de cela dont il s'agit Broken Mirrors, se lâche corps et âme dans un style hybride, traditionnel, mais avec un déchargement d'idées modernes.
Alors il est évident que le groupe a cherché à présenter un produit finement terminé, pour que ce premier assaut puisse traverser les lignes ennemies et asseoir une domination totale...Effectivement c'est un terrain miné que Broken Mirrors doit traverser pour conquérir un public, mais ils arrivent tout de même à intéresser l'auditeur et lui mettre sa bonne baffe.
"Seven Years..." est le nom de ce premier méfait et si vous avez bien fait attention à la pochette, au nom du groupe et de l'album, tout est en corrélation.
Ne vous y méprenez pas, passé l'introduction du genre "Sonate au Clair de Lune" de Beethoven en plus symphonique sur la fin, si le premier titre de l'album puise ses sources dans un Children Of Bodom bien ciblé, il n'en n'est rien du reste de l'album. Mais malgré des similitudes avec COB, "The Dead Names" reste tout de même un titre superbement exécuté, où les claviers de Vannick laissent libre cours à des phantasmes musicaux impressionnants et où les guitares virevoltent avec brio sans aucun accroc. D'ailleurs ses claviers même savent être Dee Purpliens ou Dooriens, avec des idées du nouveau millénaire.
Ce premier constat établi juste pour ce morceau, le reste de l'album devient nettement plus personnel et toujours aussi efficace.
On pourra y découvrir 10 chansons dont trois titres de leur première démo. Broken Mirrors propose un heavy thrash blindé de soli mélodiques et harmonieux qui sont à chaque fois complétés par des soli de claviers, qu'ils soient seventies comme sur "Enjoy Cocaïne" ou plus musique classique à la manière du clavecin comme sur "Shotgun Symphony". C'est avec des thèmes forgés dans la légèreté, je ne veux pas dire légèreté technique car Broken Mirrors compose des morceaux rapides, techniques tant avec les guitares qu'à la batterie, mais plutôt un côté léger qui signifie que leurs rythmiques ne sont pas lourdes à la façon death metal, agressivement parlant. Sur des airs de furieux comme sur "Shadow Embrace" qui part à une allure folle avec un groove phénoménal, Broken Mirrors prouve à côté de cela qu'il est multifacettes et qu'il sait être plus agressif , plus brutal ("Releasing Earth").
Bien sûr il y aura toujours des détracteurs pour démonter le truc, disant que c'est très proche de Bodom... Eh bien quoi ? Il y a une inspiration qui a pu se vérifier nettement sur le premier morceau certes, mais le reste de l'album sonne Broken Mirrors, plus sombre. Un courant musical, est un courant musical, forcément lorsqu'on y est attaché on se rapproche du style que l'on apprécie. Broken Mirrors arrive tout de même a proposer une musique eclectique très appréciable. Ceux qui aiment Bodom, mais aussi ceux qui aiment un clavier un peu à la manière d'un Amorphis cautionneront cet état de fait, et se rallieront à la cause.
Cet album est un petit bijou mélodique, avec un bon son, et le chant de François est carrément plus thrash que que celui de Alexi Laiho... Et donc "Seven Years..." se termine au bout de 37 minutes, comme il avait commencé, c'est à dire avec une outro. Une outro axée très musique de film, qui vient comme un rideau qui se baisse, après avoir conté ce que l'album avait à vous dire, après avoir donné une vision propre et individuelle de notre monde....
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