Le groupe
Biographie :

Bloody Mary est né fin 2005 d’une initiative du guitariste / chanteur, Pierre Fargetton. Ce groupe de hard rock nancéen puise sa force dans une énergie développée sans relâche à chacun de leurs shows époustouflants. Ce n’est cependant qu’à partir de l’été 2006 que le trio commence à faire ses premières scènes et qu’il se forme déjà une excellente réputation auprès des amateurs du genre, mais aussi auprès de publics plus variés conquis par l’authenticité des trois musiciens. En deux ans, Bloody Mary s’est forgé une solide expérience grâce à plus de 150 concerts à travers l’Europe et confirme par l’enregistrement d’un premier album studio à Paris (avec des featuring des membres de Watcha et Mnemic entre autres). L’album est sorti en Février 2009 distribué par le label rock et metal de France Season Of Mist, s’en est suivi une interview et une place dans le sampler de Hard-Rock Magazine, depuis les critiques nationales et internationales tombent et elles sont unanimes, Bloody Mary a frappé fort tout de suite avec un excellent premier album qui n’a rien à envier aux groupes Anglo-Saxons. Le groupe est actuellement en pleine promotion Française et Européenne de leur album, il le restera jusqu'à l’été 2010 puis il retournera en studio pour confirmer sur un deuxième album que Bloody Mary est bel bien une référence rock.

Discographie :

2009 : "We Rock You Suck "


La chronique


Là, j’écoute le premier album de Bloody Mary et je me dis que, quand même, les galops d’essai des jeunes groupes ont bien changé en dix ans. A l’époque, il devait y avoir un lobby du son crade et moisi, une règle tacite que si tu la respectes pas, tu meurs, ou un truc comme ça. En effet, les groupes, aussi bons soient-ils, semblaient tous enregistrer dans une boîte à chaussures, façon "Dans ma cave prod". Alors que là, tout ce qu’on reçoit ou presque a un son clean, on distingue bien ce qu’on écoute, cet artifice n’est plus requis pour sonner metal. Bon, j’avoue, ça concernait plus particulièrement le black metal. Nonobstant, ce "We Rock You Suck " ne fait pas exception à cette règle, le son est nickel chrome. Avec ceci va le fait que les premiers albums ont l’air nettement moins bricolés, nettement plus pro, les jeunes chiens fous savent plus vite ce qu’ils cherchent à faire passer et c’est, en général, musicalement plus abouti. Ce constat n’engage que moi, bien évidemment. Alors voilà, tout ce laïus pour vous dire que Bloody Mary propose ici un disque pro, musicalement mature et réussi dans un genre peu représenté en France.  La pochette de l’album donne le ton, avec des filles sexy comme savent s’en entourer les groupes rock’n’roll, et d’ailleurs, tout dans la musique hurle "naked chicks" !

Dès le premier morceau, "Mary Go Round", les bases sont jetées comme on balance sa tente Quechua dans une clairière avant de la voir se déploye d’elle-même. Plus hard rock que metal, Bloody Mary semble nous ramener 10, voire 20 ans en arrière (rien de rétro, plutôt l’ombre planante d’un style à la fois old school et intemporel qui a eu ses grands représentants dans ces années-là). On pense à quelques grands classiques : Guns N’ Roses, le père Ozzy, Mötley Crüe, Poison, Cinderella… Dès le titre suivant, "On My Own" ça fleure bon Aerosmith, tant dans les riffs que dans la voix de Bloody Toy dont les feulements évoquent immanquablement Steven Tyler. Le parallèle est encore plus flagrant sur "Hollywood". Vient ensuite "Love Is Like Addictive", titre accrocheur pour lequel un clip a été tourné, fort bien foutu et que vous pouvez voir sur le CD ou sur le MySpace du groupe (MySpace où vous pourrez également écouter une excellente reprise de "Maniac"). Difficile de faire dans le hard sans la traditionnelle balade, ici "Restland", s’ouvrant sur une guitare semi-acoustique très Eagles. Je ne sais pas si c’est mon côté fleur bleue qui s’exprime, mais malgré les poncifs du genre que l’on retrouve dans ce titre (rythmes, solo, structure, chant), il me plaît plutôt. Pour moi, un très beau morceau et un des titres marquants de l’album. Sans aller jusqu’à détailler chaque chanson, notons encore "Showtime" et son solo à la limite entre le thrash et le hard FM dans les aigus avant de s’emballer dans des graves plus proches de Slash. Enfin, l’album se clôture sur un "Living It Large", morceau qui pourrait sans trop de problèmes rivaliser avec les ténors du genre. En quelques mots, Bloody Mary, c’est un rock carré, efficace et bien gaulé joué par des zicos qui ont oublié d’avoir deux bras gauches et qui nous offrent de bons riffs, des chansons entêtantes et une poignée de sable ricain.


Tiana
Octobre 2009


Conclusion
Note : 15,5/20

Le site officiel : www.myspace.com/bloodymaryrockband