Le groupe
Biographie :

Black Therapy est un groupe de death metal mélodique italien formé en 2009 et actuellement composé de : Lorenzo "Kallo" Carlini (basse / Invernoir), Giuseppe Massimiliano Di Giorgio (chant / Beyond The Dark, ex-Eyeconoclast), Luca Marini (batterie / ex-Aurion, ex-Mysterhydden, Novaseason, ex-Enemynside, ex-Kaledon, ex-Chthonian Nemeton), Andrea Mataloni (guitare / Alkol, ex-Eathrow, ex-Reaktor) et Davide Celletti (guitare). Black Therapy sort son premier album, "Symptoms Of A Common Sickness", en Avril 2013 chez Revalve Records, suivi de "In The Embrace Of Sorrow, I Smile" en Décembre 2016 chez Apostasy Records, et de "Echoes Of Dying Memories" en Mars 2019 chez Black Lion Records.

Discographie :

2013 : "Symptoms Of A Common Sickness"
2014 : "The Final Outcome" (EP)
2016 : "In The Embrace Of Sorrow, I Smile"
2019 : "Echoes Of Dying Memories"


Les chroniques


"Echoes Of Dying Memories"
Note : 19,8/20

Inspiré par les plus grands et ayant créé leur propre son, Black Therapy fête cette année ses dix ans d’existence avec un nouvel album. Créé en 2009 en Italie, le groupe ne compte plus que deux des membres fondateurs dans son line-up : le chanteur Giuseppe Massimiliano Di Giorgio (Beyond The Dark) et le bassiste Lorenzo "Kallo" Carlini (Invernoir précédemment guitariste jusqu’en 2017). A ce duo s’ajoutent en 2017 le batteur Luca Marini ainsi que la paire de guitaristes Andrea Mataloni et Davide Celletti. Les cinq musiciens composent et enregistrent "Echoes Of Dying Memories", le troisième album du combo, que je vous laisse découvrir au plus vite.

On commence avec "Phoenix Rising", un morceau que les Italiens nous ont déjà révélé il y a quelques semaines, et le moins que l’on puisse dire c’est que ce changement de line-up n’a absolument pas entaché la créativité des musiciens ! Les harmoniques éthérées se mêlent avec passion à une rythmique lourde, en attendant le chant de Giuseppe. Lorsque celui-ci paraît, il est rocailleux, puissant et transmet toutes les émotions nécessaires au death mélodique. Si les riffs semblent s’arrêter, ils repartent bien vite et permettent à la guitare lead de placer un solo qui à mes yeux décrit parfaitement le vol du phénix. On passe à "Ideal", un morceau plus martial et direct, mais qui n’oublie pas cette touche mélodique qui reste en tête, et que le groupe maîtrise à la perfection. Ne pas headbanguer sur ce morceau est un véritable défi, que j’ai par ailleurs échoué dès les vingt premières secondes. Plus lourde que le titre précédent, cette composition s’achève pour laisser place au titre éponyme, "Echoes Of Dying Memories", un autre titre qui met en avant les tonalités dissonantes et entraînantes développées par les guitaristes. La rythmique est très saccadée, et les accélérations permettent de renouveler le son sans partir du point de vue créatif de départ, ce qui fait qu’il est aisé d’apprécier ce titre à sa juste valeur.

On accélère à nouveau avec la guitare lead de "Dreaming" qui appelle un rythme plus soutenu et des hurlements intransigeants pour coller à cette volonté du groupe de créer un titre sur lequel on peut tout autant avoir envie de ravager une fosse comme de planer seul dans son coin. Très axée sur la capacité émotionnelle de la musique, "Rejecting Me" est le titre le plus long. De ce fait, les Italiens prennent le temps d’instaurer une ambiance toute particulière pour ce morceau, où le chant n’intervient que près de deux minutes après le début. Si l’instrumentale est particulièrement réussie, toute la détresse qu’inspire ce morceau se ressent de manière décuplée grâce aux hurlements du chanteur. "The Winter Of Your Suffering" commence par des nappes de claviers samplées, un piano qui vient déposer une douce et mélancolique mélodie par dessus. A la fois d’une tristesse infinie, mais également d’une beauté glaciale à recommander à tous les mélomanes.

Après cette petite pause arrive "Burning Abyss", qui fait revenir les riffs que l’on attend du combo ainsi qu’un chant torturé. La violence du death metal rencontre des mélodies mystiques, parfois dissonantes mais toujours d’une justesse effroyable pour toucher notre corde sensible. L’accélération laissera place à un solo qui se fond parfaitement dans la double pédale avant de repartir sur ce refrain dans lequel il est aisé de se noyer entièrement pour quelques minutes. "Scars" prend la suite et les harmoniques tranchantes des Italiens trouvent parfaitement leur place sur cette rythmique saccadée et enveloppée d’un clavier. Plus la mélodie avance, et plus j’ai l’impression que les notes jouées par la guitare lead (jouée par Asim Searah, guitariste de Wintersun et chanteur de Damnation Plan) sont puissantes et appuyées, sensation qui sera renforcée par le solo, appuyé par une batterie plus technique que d’habitude. On arrive déjà au dernier morceau, et c’est "Ruins" qui a été choisi par le groupe pour clore ce troisième album. A nouveau, l’équilibre parfait entre les mélodies et la rythmique lourde nous emporte, menés par le duo vocal de Giuseppe et Sami El Kadid (chanteur d’ Admirion et Invernoir). Les hurlements rencontrent un chant clair apaisant, et ce contraste permet aux italiens de nous offrir une dernière part de rêve avant de cesser brutalement la composition.

Avec "Echoes Of Dying Memories", j’ai voyagé aux côtés de Black Therapy pendant trois quarts d’heure. Pas physiquement évidemment, mais mentalement. Sur cet album, tout est parfaitement géré, que ce soit la puissance, l’émotion, l’enchaînement des morceaux ou la qualité des compositions. Si vous n’avez pas envie de passer à côté de ce qui s’annonce comme l’un des incontournables de l’année, jetez-vous dessus immédiatement !


Matthieu
Mars 2019




"In The Embrace Of Sorrow, I Smile"
Note : 17,5/20

Définitivement, l’Italie regorge de trésors… Black Therapy, formé en 2009, est un groupe de death mélodique d’une qualité exceptionnelle. Si Luca Soldati (batterie), Lorenzo "Kallo" Carlini, Daniele Rizzo (guitares) et Giuseppe Massimiliano Di Giorgio (chant, également chanteur live de Beyond The Dark et ancien Eyeconoclast) sont dans le groupe depuis sa création, le bassiste Alessandro Finocchiaro n’est arrivé qu’en 2014. Mêlant une guitare lead actuelle avec une rythmique qui nous rappelle avec émotion le son des débuts du genre, le groupe a sorti l’an dernier son deuxième album, "In The Embrace Of Sorrow, I Smile". Quelques racines thrash sont également disséminées dans les compositions. Amateurs de rythmes épiques, à vos casques !

Après l’introduction en douceur au piano incarnée par "Tears Of Innocence", place à la tempête, personnalisée dans le titre "In The Embrace Of Sorrow, I Smile". Un chant criard qui exprime tellement de choses personnelles, une rythmique d’une violence incroyable et des choeurs qui offrent un rendu épique. Un excellent premier titre qui sera secondé par "The Foolishness Of Existence" qui prouvera que si les racines thrash metal ne sont pas loin, les claviers et le groupent parviennent à rester sur une base death mélodique poussée à l'extrême. On poursuit avec "Stabbed", composition plus calme mais non moins prenante, encore une fois grâce à la superposition de la voix de Giuseppe et des choeurs sur une rythmique travaillée, alors que "She, The Weapon" prendra à peine quelques secondes pour introduire la déferlante de notes qui suivra. Si la rythmique peut paraître simple, elle colle parfaitement à la guitare lead qui incite au headbangg dès les premiers instants.

"Paintings Of A Black Ocean" sera la pause douceur tant attendue par notre nuque, à base d’ambiances au clavier et à la guitare sur un chant susurré, qui prendra fin avec la naissance de "Voices In My Head". Une nouvelle vague de puissance qui nous submerge littéralement, autant par la puissance de la rythmique que par l’hypnotisme de la guitare lead et du chant. Vous recherchiez la violence pure ? Alors vous pouvez dès à présent vous tourner vers "Theogony". Si le titre commence de manière presque atmosphérique, c’est pour continuer sur la rythmique la plus chiadée de l’album, avec la superposition vocale de Giuseppe pour couronner le tout. Une petite perle en son genre. "The Final Outcome" semble vouloir annihiler toute définition du mot “lourd”. Si leurs instruments sous-accordés y sont pour quelque chose, c’est également leur créativité pour le mélange basse / batterie / guitare rythmique que les connaisseurs remarqueront, alors que commence "Infected", la dernière composition. Une fois encore, il est nécessaire de s’allonger avec un casque pour profiter pleinement de l’étendue atmosphérique de cette chanson qui vaut vraiment le détour.

Si les puristes dénoteront un mélange d’Insomnium et de Kalmah chez les Italiens, il est évident que le chant est plus axé entre le thrash et le black. Cette addition assez hors norme permet au groupe de se démarquer, sans renier les racines héritées de la seconde moitié des années 90 chez les Scandinaves, et c’est avec plaisir que je découvrirai le groupe en live lors de son (j’espère) prochain passage près de chez moi !


Matthieu
Janvier 2017


Conclusion
Le site officiel : www.blacktherapy.it