Le groupe
Biographie :

BlackCube est un groupe nordiste de metal progressif. Évoluant dans un style influencé par Symphony X, Queen, Dream Theater ou encore Deep Purple, le groupe s’efforce de développer une identité musicale propre, oscillant entre moments planants et passages heavy/prog plus agressifs. Les compositions proposent ainsi ruptures de rythmes, jeux d’arrangements et ambiances différentes. L’ambition est de proposer plusieurs facettes musicales au sein d’un même morceau, sans sombrer dans la démonstration technique désincarnée, le tout en préservant l’âme et la cohérence de la composition. Formé en 2004 à partir de la fusion des groupes Black Out et Pringles Et Les Apéricubes, BlackCube est tout d’abord dédié exclusivement à la scène et aux reprises et va connaître de nombreux changements de line-up. Il ne trouvera sa formation actuelle qu’au courant de l’été 2008 où, enfin doté d’un chanteur à part entière, il décide de se consacrer à la composition. Le groupe écrit ainsi ses quatre premiers morceaux, qui seront par la suite mises en boîte au Red Studio, et pressera par ses propres moyens son premier CD quatre titres. Les membres sont vite soucieux de se créer un répertoire complet et de limiter au maximum les reprises lors de leurs concerts. Ils se replongent donc dans l’écriture afin de proposer une setlist entièrement originale. Lors de l’écriture, chaque membre est appelé à exercer son sens critique. La ligne directrice est simple, mais exigeante : le groupe veut à tout prix des morceaux qu’il prendra plaisir à jouer et avant tout à écouter. Les paroles, quant à elles, abordent aussi diversement sujets culturels, poétiques que métaphysiques, avec un penchant marqué pour une certaine forme d’onirisme. Leur premier album, une fois enregistré, mixé et masterisé, sort chez Brennus Music.

Discographie :

2010 : "BlackCube" (Démo)
2013 : "Last Exile"


Les chroniques


"Last Exile"
Note : 15/20

Vous reprendrez bien une petite louche de metal prog, non ? Un groupe français en plus, lillois pour être précis, à savoir "Last Exile" premier véritable album sorti chez Brennus après un EP éponyme sorti en 2010. BlackCube annonce des influences Dream Theater et Symphony X, histoire de me mettre en confiance d'entrée de jeu.

Moins démonstratif que Dream Theater en tout cas, BlackCube ayant un coté heavy metal assez marqué qui permet de proposer des morceaux toujours pourvus d'un minimum d'accroche et de mélodies. Si on devait cibler l'influence en question, on se dirigerait vers les trois premiers albums, avant que Petrucci et Rudess ne partent dans des délires ultra techniques. Chez BlackCube, même si les membres n'ont pas à rougir techniquement, on privilégie l'efficacité et le groove. On a effectivement plusieurs passages dont les structures sont un peu tordues ou truffées de contre-temps, comme le veut le genre, mais globalement le groupe ne perd pas de vue la musicalité. BlackCube arrive à atteindre le juste équilibre entre mélodie et technicité, les 55 minutes passent toutes seules et on ne se perd jamais dans un dédale de notes aux allures de jams. Pour le coté Symphony X ça s'entend effectivement sur un morceau comme "Theatre Of Shadows", mais on ne tombe jamais dans le plagiat et BlackCube y rajoute constamment sa patte. Les influences sont présentes, audibles, mais plutôt bien digérées et on ne passe son temps à chercher les passages qui auraient pu finir chez l'un ou chez l'autre, on apprécie l'album pour ce qu'il est. En tout cas, le niveau global est assez élevé, même si la musique proposée sur "Last Exile" est plus directe que chez certains ténors du genre, BlackCube se fait plaisir en construisant des morceaux riches et une musique constamment en mouvement. On n'en est pas à ne pas entendre deux fois le même riff par morceau, ce qui est de toute façon souvent synonyme de démonstration dans le prog, mais la musique du groupe est bien assez riche pour nous tenir en haleine pendant près d'une heure.

Pour continuer un peu sur le niveau de ces gars-là, dites-vous que le chant rappelle plusieurs fois sur certaines intonations Russel Allen de Symphony X, ce qui n'est pas pour me déplaire et vous signale en même temps que le chanteur Tani Avvenia, qui soit dit en passant assure dans tous les registres, n'est pas là pour rigoler ! Les autres membres ne sont pas en reste, un morceau instrumental comme "A Seed Of Sandstorms" montre bien que le groupe sait être intéressant et impressionner techniquement sans jamais devenir chiant. Mine de rien, c'est un exercice de style sur lequel pas mal de groupes ont pu se casser les dents, captiver l'auditeur sans le chant pour lui accrocher l'oreille demande quand même un minimum de talent. On notera d'ailleurs que BlackCube a choisi de rester raisonnable au niveau de la durée des morceaux, pas de pavé de 25 minutes ici, on atteint presque les 9 minutes pour le titre final mais ça ne va pas au-delà. Un choix intelligent qui permet de se focaliser sur l'essentiel et d'éviter la tentation de trop en rajouter, ce qui peut faire défaut parfois à un Dream Theater justement. Niveau prod', c'est du lourd aussi, gros son puissant (de grosses guitares comme on aime) et assez clair pour que tout le monde puisse s'exprimer.

Très bonne surprise au final pour l'amateur de metal prog que je suis, d'autant que la France n'est pas vraiment le pays rêvé pour pratiquer ce style de musique. J'invite donc tous les amateurs du genre à se pencher sur "Last Exile" et à suivre de près ce groupe qui risque de faire parler de lui dans un avenir proche, c'est en tout cas tout le mal que je lui souhaite.


Murderworks
Mai 2014




"BlackCube"
Note : 15/20

BlackCube sort une démo 4 titres enveloppée dans une pochette soignée, et dans un son global très agréable. "The Portrait" lance les hostilités et place la barre d’entrée très haut d’un point de vue qualitatif. Excellent niveau de tous les musiciens notamment clavier et guitare solo, une voix très bien placée, et de l’alternance de rythme dans un univers à la Dream Theater, Porcupine Tree. "A Fading Path" sonne large, de la douceur à l’ardeur, avec des sensations de Magnum, Angra et une complexité de structure maîtrisée. "Ed Wood", sorti tout droit d’un film fantastique, fait accélérer la cadence, le bloc instrumental est bien en place. Toujours un excellent niveau instrumental sur ce titre, c'est un petit régal. "Decaying Dreams" vient clôturer cette démo plus que prometteuse, le riff d’entrée vous propulse comme un bon Maiden, le meilleur titre pour moi, ah que ça fait du bien !!! Une bonne surprise donc, après les Apéricubes il fallait bien passer au grand repas : voilà qui est chose faite !!


Unam
Juillet 2011


Conclusion
Le site officiel : www.blackcube.fr