Le groupe
Biographie :

Benighted Soul voit le jour en 2003 à Nancy en Lorraine mais c’est uniquement en 2006 une fois le line-up définitif que le groupe commencera son ascension vers le succès de la scène metal Française. Après de nombreux EP et démos, c’est en Février 2011, après avoir atteint une maturité musicale que BS nous propose enfin son tout premier album : "Start From Scratch", labellisé par Savage Prod et Season Of Mist. Géraldine Gadaut au chant, Nicolas Adam à la batterie, Jérémie Heyms à la guitare, Jean-Gabriel Bocciarelli à la basse et au chant et Flavien Morel aux claviers, orchestrations et backing vocals. Tout autant de musiciens pour former un groupe qui cartonne de plus en plus à travers la France et l’Europe, en partageant les plus grandes scènes avec des groupes comme Vader, Belphegor, Ayin Aleph, Kells, Fairyland, Elis, Delain ou encore Whyzdom sans parler bien entendu de Tarja Turunen avec qui BS parcourt les routes Européennes. Autrement dit un groupe qui a déjà un bon bout de chemin et qui continue progressivement à ensorceler nos oreilles. Un avenir plus que certain et assuré et ce n’est pas leur premier album qui prouvera le contraire !

Discographie :

2004 : "Enchantment" (démo)
2006 : "Catharsis" (démo)
2008 : "Anesidora" (EP)
2008 : Compilation French Metal "Retour de flammes"
2011 : "Start From Scratch"


Les chroniques


"Start From Scratch"
Note : 17/20

J’entends parler régulièrement de Benighted Soul, ce petit groupe Lorrain qui monte, monte et grimpe la pente du succès plutôt sereinement. Mais je n’avais jamais écouté ni vu ce qu’ils faisaient, alors quand je reçois leur tout premier album à chroniquer dans ma boîte aux lettres je suis aux anges. Sans précaution j’écoute ce qu’ils ont à offrir, et à ma grande surprise je trouve leur musique exceptionnelle.

Benighted Soul est sans doute le groupe Lorrain incontournable. Très riche musicalement, ils n’hésitent pas à oser le mélange des genres, entre metal progressiste et symphonique, alliant chant féminin et masculin et des orchestrations philharmoniques le tout relevé par un chœur. Le groupe nous propose donc une musique originale qui résonne grâce à leurs nombreux atouts. Un bon enregistrement qui permet de savourer pleinement leur musique, des accords riches, originaux et maîtrisés. La voix de Géraldine est au top également, à la fois sensuelle et rentre dedans, elle n’en fait pas de trop et accorde son chant à la hauteur des ses capacités. Diversifié et captivant, le groupe va jusqu’à le qualifier de chant "caméléon". Le chœur et l’orchestration philharmonique joue un rôle important aussi dans la réalisation des morceaux, ils donnent à la musique un univers vraiment à part entière, sans ce que ce soit surfait, ils apportent la douceur et la mélancolie attendues d’un groupe de metal symphonique. De ce fait des titres comme "Falling In Sin", "Stranger Me" ou encore "No Warning Signs", possèdent toute la grâce décrite juste à l’instant. "Falling In Sin" étant mon coup de cœur, j’accroche tout particulièrement au style des accords, de la voix et de la musique. D’autres titres sont plus impulsifs, toniques et extrêmes, il ne faut pas croire que c’est ballade sur ballade au contraire. "The Seventh Cage" est un morceau exclusivement instrumental, mais justement la voix de Géraldine me manque un peu et j’y trouve un moins grand intérêt, mais c’est une bonne coupure pour enchaîner sur le prochain titre : "Evergreen" qui est une petite merveille, il commence avec des airs bien symphoniques pour se prolonger petit à petit vers un metal progressif et plus classique avec un chant masculin derrière la voix féminine et puis la musique repart peu à peu vers une mélodie symphonique et ainsi de suite, et tout ça en six minutes ! Titre riche et intéressant. Le dernier morceau qui est l’un des plus longs de l’album est magnifique également, je n’ai pas vraiment de mot pour le définir, il résume bien l’album et le groupe. Jolie conclusion bien accrocheuse qui nous fait déjà regretter la fin du disque.

C’est presque impossible de définir la musique de Benighted Soul, l’album est tellement riche musicalement qu’il suffit de l’écouter pour l’apprécier. C’est une bien belle découverte et "Start From Scratch" devrait recevoir les éloges du public. Ce groupe n’a pas fini de nous éblouir !


Liz
Février 2011




"Anesidora"
Note : 15,5/20

Dans ce nouvel E.P tout fraîchement sorti, Benighted Soul nous livre 6 titres, presque tous dépassant les 5 minutes 30, dans une jolie pochette représentant son emblème, la poupée éponyme à l’E.P : "Anesidora". A première écoute, Benighted Soul ressemble (parfois à s’y méprendre !) à Nightwish dans sa composition, à savoir une chanteuse à la belle voix oscillant entre lyrique et voix claire accompagnée de trois ou quatre couillus au gros son metal bien lourd, rapide et technique à côté d’elle… Du reste, Benighted Soul n’a rien à envier au groupe précédemment cité en terme de qualité de son et de prestation musicale, tout y est : un mastering de pro, une voix féminine juste et bien posée contrebalancée par le chant brut du bassiste / chanteur, des effets magnifiques instillant les ambiances qui collent parfaitement avec le style de musique et des sons pertinents au synthé… Heureusement, en grattant un peu la couche de Nightwish on découvre une originalité dans BS qui est toute la poésie émanant de leur musique, donnée par l’utilisation des sons cuivres et violons, orgue, clochettes mystérieuses et ambiances féériques  sonnant parfois comme une invitation à la rêverie romantique, tout ceci sans perdre de pêche dans les parties plus metal ("Fairytale"). Je placerais presque Benighted Soul sur une animation de Tim Burton ou une histoire légendaire et épique pour ses ambiances de musique de film à la fois étranges, fantastiques, puissantes et grandiose ("Blood Of Achilles"). Dans les passages metal, la disto sait aussi se faire incisive et la batterie lourde et rapide, le gros son est également au rendez-vous, soutenu par la voix rauque de Jang (alias Jean-Gabriel). Quant à Flavien Morel aux claviers, il n’a certainement pas à rougir de ses influences Dream Theater qui lui donne sa qualité d’interprétation, tout particulièrement dans le passage solo de "Bucephalus"… Un groupe à suivre ou à découvrir car il mérite de se faire sa place sur la scène metal lyrique.


Mim
Février 2008


Conclusion
L'interview : Nicolas & Jérémie

Le site officiel : www.benightedsoul.com