"Icon"
Note : 17/20
Après déjà deux très bons albums de pure brutalité, on se demandait si Benighted en avait encore assez dans le slip
pour balancer la purée, et bien je réponds OUI !!! Un grand oui de jouissance bien sûr. C'est là, la faculté propre
à Benighted, arriver à nous faire jouir les tympans pendant près de 40 minutes sans interruption, et à ne pas nous ennuyer
une seconde. Pourtant sur cet album, certaines fautes de goût se font sentir et en particulier cette petite partie
rap qui ne dure certes qu'une petite douzaine de secondes, mais qui gâche à lui seul tout le morceau, je veux bien
être ouvert d'esprit mais quand même... Hormis ce petit passage assez nauséeux, le reste de l'album est de très bonne
qualité autant dans la production que dans l'artwork et les compos. Compos qui ont encore augmenté niveau violence,
donnant un aspect plus grind que les autres albums. Mais la bonne sauce death / groovy est toujours présente et toujours
aussi bien maitrisée. Malgré toutes ces bonnes petites choses, je trouve tout de même cet album moins accrocheur que
les précédents, aucun riff précis ne me revient aprés toutes ces nombreuses écoutes... On notera aussi la progression
vocale de Julien, qui était déjà excellente, mais qui a su encore évoluer avec le temps. Quoi qu'on en dise, cet album
reste une pure tuerie à la Benighted, qui déboîte tout sur son passage, quitte à vous faire péter la nuque.
"Identisick"
Note : 17/20
Benighted délivre ici son quatrième opus, et l’on sent d’office l’expérience acquise, dès la première baffe, non, pardon, écoute. Riffs death assassins mêlés à des mosh-part à faire pâlir de jalousie n’importe quel groupe de deathcore, batterie surpuissante et voix maîtrisée à l’envie. Le plus agréable est de constater que le groupe a véritablement cette fois-ci su nouer une ambiance au travers de l'artwork, du son, des titres, etc. Du coup, l’on se retrouve plongé dans un monde propre à Benighted, que peu de groupes français parviendront à égaler dans les prochaines années, que ce soit d’un point de vue technique ou de l’homogénéité du travail de composition. Mais reprenons en détail : le son des guitares et de la basse sont tout simplement excellents, à un tel point qu’ils mettraient en doute la brutalité de groupes tels que All Shall Perish. Le côté technique est vraiment sublimé ici : mesures composées, jeu de batterie diversifié et très propre (parait-il d’ailleurs que leur nouveau batteur est un tueur ), et incartades surprenantes (voir le groove sur "Sex-Addicted"), surtout du point de vue de certaines "mélodies", qui rajoutent un véritable aspect décisif dans la professionnalisation du groupe. Aucun morceau ne se « ressemble », au mauvais sens du terme, si bien que l’on se surprend à se passer le disque en boucle. Il a tout de même délogé "Through The Eyes Of The Dead" de ma platine, c'est pour dire ! Chapeau messieurs, tout y est dans ce "Identisick", à tel point que je pense tenir ici la baffe française de l’année. Amateurs de brutal deathcore, jetez vous sur ce disque les yeux fermés !
"Insane Cephalic Production"
Note : 18/20
Quand on dit que Benighted est un groupe de brutal death, ce n'est pas peu dire ! "ICP" : Un album à la limite du grind death. Tout commence avec un son death voilé puis dévoilé ; n'ayez pas peur ce n'est pas votre lecteur CD qui déconne ! Si vous faites attention, les tous premiers sons ressemblent au depart de lecture d'un vinyl sur platine. Ensuite tout part en death quand un solo de gratte apparaît, qui est, ma foi, bien inséré. Un passage death, un rythmé, une voix death, puis grind, des passages mi lents, des guitares saturées puis qui crissent... et vous passez au deuxième morceau sans vous en rendre compte. Ensuite arrive "Foetus", non pas le chanteur d'Ultra Vomit ! C'est un nom qui colle parfaitement au morceau. La mélodie d'une berceuse alliée au craquement sinistre d'une boite à musique que l'on remonte est comme implantée dans votre boite craniène. Attention ! Âmes sensibles s'abstenir. De bons passages décadents pour revenir à un death qui n'a rien de classique. "Self Proclaimed God", le morceau qui résume tout l'album, le meilleur. Il y a tout ! Changement de riffs, changement de voix, tout dans le brutal. Vient ensuite un passage étrangement black avec une bonne voix. Quand tout semble finir ça repart.
"Phlebotomized" a une particularité vers la fin, une sonorité très black métal avec une voix quasiment claire par moments, mais ne vous inquiétez pas fans de brutal death, ça repart aussitôt.
Un ton complètement décalé, et pour cause, soulevez le CD et apparaît une sublime photo de cervelle. De plus une pochette d'album complètement capitonée. On a du mal à croire que l'un des mecs de Benighted travaillait en centre psychiatrique ; sûr il a menti il a du être interné pour ressortir une musique aussi brutale et déjantée, une véritable psychose faite par de véritables psychopates. Pour conclure, accros du brutal death, cet album est à avoir dans votre discographie.
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