Le groupe
Biographie :

Beheaded est un groupe de brutal death metal italien formé en 1991 et actuellement composé de : Omar Grech (guitare / Slit, It Came From The Desert), Frank Calleja (chant / Hydrocephalic, Slit, It Came From The Desert), David Cachia (basse, chant / ex-Biblical Infamy), Davide "BrutalDave" Billia (guitare / Antropofagus, Hour Of Penance, Repulsive Dissection, Septycal Gorge, Xenomorphic Contamination, ex-Putridity) et Simone Brigo (guitare / Blasphemer). Beheaded sort son premier album, "Perpetual Mockery", en 1998 chez X-treme Records, suivi de "Recounts Of Disembodiment" en Avril 2002 chez Mighty Music, de "Ominous Bloodline" en Mars 2005 chez Unique Leader Records, de "Never To Dawn" en Novembre 2012, et de "Beast Incarnate" en Janvier 2017, toujours chez Unique Leader Records.

Discographie :

1998 : "Perpetual Mockery"
2000 : "Resurgence of Oblivion" (EP)
2002 : "Recounts Of Disembodiment"
2005 : "Ominous Bloodline"
2012 : "Never To Dawn"
2017 : "Beast Incarnate"


La chronique


Après vingt-cinq ans de carrière dans le brutal death, Beheaded sévit encore sur l'île de Malte. Frank Calleja (chant, également présent dans Hydrocephalic, Slit et It Cames From The Sea) et Omar Gretch (guitare, également présent dans Slit et It Cames From The Sea) se sont entourés de divers musiciens depuis 1991 mais leur bassiste, David Cachia (ex-Biblical Infamy) est présent depuis 1993 et hurle également aux côtés de Frank pour conserver l'essence du groupe. Leurs deux nouvelles recrues, le batteur Davide "BrutalDave" Billia (Antropofagus, Hour Of Penance, Repulsive Dissection, Septycal Gorge, Xenomorphic Contamination, ex-Putridity) et le guitariste Simone Brigo (Blasphemer) ne sont pas non plus novices dans l'art de la violence. Le dernier opus a l'avantage de contenir quelques titres très réfléchis sans délaisser le côté bestial alors que les précédents ne faisaient que jouer la carte de la violence pure et dure. Les amateurs du genre vont jubiler !

L'album commence avec le titre éponyme, "Beast Incarnate", qui ne perd pas de temps pour libérer la tempête. Des riffs innovants et d'une technicité qui n'est plus à prouver, chose qui se remarque particulièrement lors du solo qui, isolé de la rythmique pachydermique, tendrait presque vers le death progressif. "The Horror Breathes" va élever d'un cran encore le tempo et abusera largement des capacités quasi-surhumaines de blast de BrutalDave pour créer un mur de son impénétrable qui s'abat sans pitié grâce aux hurlements superposés de Frank et David. Vous n'avez toujours pas votre dose ? Ca tombe bien, parce que "Crossing The House Of Knives" commence. Une fois encore, on sent que les années de pratique parlent sous les coups de médiator d'Omar, David et Simone pour un rendu impeccable. "Reign Of The Headless King" démarrera un peu plus lentement avec une introduction qui appelle cependant au carnage, alors que la première vraie surprise viendra du titre suivant. La longue introduction de "The Black Death" est un enregistrement des vagues d'une mer houleuse, qui s'abattront aux pieds d'une composition beaucoup plus lente que les autres, mais qui s'offre également le luxe d'être la plus longue (plus de huit minutes) et lourde de l'album. Une fois encore, le solo possède quelques touches épiques qui seront les bienvenues alors que les guitares se tairont sur la fin du titre, laissant un hurlement conclure sur fond d'un duo basse / batterie bien senti. Une pure merveille. La violence et la vitesse vous manquent ? Ne vous en faites pas, "Cursed Mediterranean" va arranger cela. Un titre à base de riffs torturés et saccadés qui nous rappelle à qui on a affaire, tout comme "Fid-dlam Tadejjem", une autre merveille qui oscille entre le brutal death et le death technique. Une fois encore, il est surprenant de voir à quel point les musiciens ont une maîtrise parfaite de leur instrument. Dernière surprise, "Punishment Of The Grave", une longue composition dont le premier riff nous rappelle un death metal ambiant avant de déboucher sur une composition au son de basse très élevé et qui nous plonge dans un voyage à travers un blackened death. Répertoire inhabituel pour Beheaded, mais qui sied également à merveille au combo.

Du classique, des prises de risques et de la violence : voilà comment il est juste de résumer cet album d'une qualité monstrueuse qui pourra contenter sans peine aussi bien les fans de Suffocation, Gorguts et Belphegor. Beheaded est un groupe qui est à mon avis largement sous-estimé, mais que les connaisseurs savent apprécier à sa juste valeur. Jetez-vous dessus à moins que vous soyez prêts à passer à côté d'un concurrent solide pour l'album de l'année !


Matthieu
Janvier 2017


Conclusion
Note : 17,5/20

Le site officiel : www.facebook.com/beheadedmt