Le groupe
Biographie :

Axxis est un groupe orienté power metal allemand qui a commencé sa carrière en 1988, avec à sa tête le chanteur Bernhard Weiß et aujourd'hui le claviériste Harry Oellers, compositeurs et producteurs du groupe. Le groupe de Dortmund (Allemagne) signa son premier contrat après avoir envoyé une démo d'une seule chanson en 1988 chez Emi Electrola. En 1989, Axxis gagna le cœur du public avec "Kingdom Of The Night", premier album qui se vendit à 150 000 exemplaires et devint un record pour un groupe de hard rock allemand. L'album "II" connut le même succès en 1990, suivi, un an plus tard, par l'authentique et énergique album live "Access All Areas". L'ambitieux "The Big Thrill" cartonna également au Box-Office et fut un véritable tournant dans la vie du groupe. En effet, ce fut la première production internationale du groupe, produite par Joey Balin et enregistrée à Philadelphia. Ainsi, l'année suivante, le groupe entama une tournée internationale. Le Japon fut une des destinations les plus enrichissantes pour le groupe. Bernhard Weiß et le guitariste Walter Pietsch donnèrent une série de shows acoustiques. L'album "Matters Of Survival" fut quant à lui produit en 1995 à Los Angeles par Keith Olsen (Fleetwood Mac, Whitesnake, Foreigner, Scorpions). Leur impression de Los Angeles fut responsable du choix du titre de l'album. Axxis se considère plutôt comme un groupe de scène. Leur performance au célèbre Rock Am Ring (plus grand festival allemand en plein air) fit très bonne impression et marqua un réel temps fort de la période 1994-1996. En écoutant les albums "Voodoo Vibes", "Back To The Kingdom", et "Eyes Of Darkness" on sent une certaine continuité dans la composition. Depuis "Time Machine" (2004) le genre du groupe est teinté de rock progressif avec beaucoupe de claviers. Axxis continue avec un rock-heavy basique mais efficace, toujours à la recherche de son propre style et du détail qui fera la différence. En 2012, Axxis sort "Rediscovered" qui est un album de reprises. Pour les 25 ans de l'album "Kingdom Of The Night" sorti en 1989, Axxis sort le double album "Kingdom Of The Night II", une version appelée "Black Edition" et une autre, appelée "White Edition", le tout sur son propre label, Phonotraxx. En 2017, trois ans après "Kingdom Of The Night II", Axxis revient avec un nouvel album, "Retrolution".

Discographie :

1989 : "Kingdom Of The Night"
1990 : "II"
1991 : "Access All Areas" (Live)
1993 : "The Big Thrill"
1995 : "Matters Of Survival"
1997 : "Voodoo Vibes"
1999 : "Pure And Rough"
2000 : "Back To The Kingdom"
2001 : "Eyes Of Darkness"
2004 : "Time Machine"
2006 : "Paradise In Flames"
2007 : "Doom Of Destiny"
2009 : "Utopia"
2012 : "reDISCOver(ed)"
2014 : "Kingdom Of The Night II" (Black Edition)
2014 : "Kingdom Of The Night II" (White Edition)
2017 : "Retrolution"


Les chroniques


"Retrolution"
Note : 15/20

Soyons francs, au vu de l’énormité de la discographie d’Axxis (douze albums studio en près de trente ans de carrière sans compter les live et les compilations), je n’en connaissais que très peu sur le groupe ("Axxis II", "Utopia" et "Paradise In Flames" pour être précis). Alors je me suis renseigné sur la chose, et s’ensuivirent bien évidemment plusieurs heures d’écoute. Et après plusieurs albums joués, rejoués et re-rejoués, je me suis enfin senti apte à appréhender intégralement ce "Retrolution" . Certains petits ingénus se demanderont peut-être "Comment l’appréhender idéalement, même si on n’y connaît rien à Axxis et qu’on ne veut pas écouter le reste de la discographie pour juger ? ", eh bien la réponse est on ne peut plus simple : "Comme chaque disque devrait l’être, à savoir sur une chaîne hifi respirant la bonne époque, le son pas trop faible, pas trop élevé et avec du soleil dehors (c’est mieux)".

Pour pointer du fusil le vif du décibel, comme échappé des rangs des forces de l’Axe durant la WWII, Axxis exécute martialement un des heavy metal traditionnels les plus cadrés de Germanie. Et c’est donc à peine trois ans après "Kingdom Of The Night II" (Black ou White Edition peu importe), que la voiture infernale revient faire ronronner ses watts pour que son pare-choc te bouffe jusqu’au tronc. Au programme, du hard’n’heavy imprégné d’un pur jus old school. En fait, il résonnera ici ce vieux son qui séduisit plus d’une paire d’écoutilles ou de n’oreilles. Un ensemble de refrains entêtants, de solos, de riffs cavalant et de claviers à en faire pâlir Europe ("Dream Chaser", "The World Is Mine"). Bien plus que d’être simplement rétrograde, "Retrolution" fait dans le rétropédalage et livre un bon cru de classic heavy dans la pure tradition british des 80’s (sauf qu’ils sont boches, mais passons...). Les mauvaises langues diront que ce voyage dans le passé ou ce retour vers le futur n’est pas une nouveauté chez la bande Rheinländerin. Mais c’est tout à fait cela ! Pour être plus précis, Axxis fait le même Axxis que depuis ces (presque) trente dernières années. Alors oui pas de grande surprise, Axxis ne prend aucun risque et suit la même recette efficace. Les fans ne seront pas déçus et les nouveaux-venus seront aussi conquis, à condition toutefois de ne pas attendre l’innovation. Quoi que, toutefois, "Retrolution" est bien moins rock progressif voire power metal que certains de ses prédécesseurs ont pu l’être. Mais rassurons-nous, le clavier et les ambiances sont toujours autant présentes et donnent à Axxis toute sa majesté et sa profondeur ("All My Friends Are Liars", "Burn Down Your House"). Pour le reste, l’album est homogène tout en se permettant parfois quelques apartés plus acoustiques ("Queen Of The Wind"). La voix de Bernhard Weiß semble prendre toujours le même plaisir que ce soit à se poser ou à s’envoler ("Do It Better", "This Is My Day"). Niveau instrumental, la même recette s’applique, à savoir des riffs classiques mais cratchy et des enchaînements simples mais bien foutus. D’ailleurs, remarquons que le sieur Weiß n’est pas le seul à profiter de ce "Retrolution", puisque Stefan Weber semble également avoir pris ses marques dans le groupe à en croire ses parties solistes voire même rythmiques (NDR : il s’agit en effet du premier album depuis son intégration dans le groupe en 2015). Et le sentiment dégagé par le reste de l’écoute reste le même, le sentiment d’entendre un disque bien rôdé et contrôlé de bout en bout par ses musiciens ("Seven Devils", "Burn ! Burn ! Burn !"). N’en déplaise aux durs de la feuille, ce disque est plaisant tout comme la recette Axxis est plaisante.

"Retrolution" est donc un nouvel ensemble de treize titres à ajouter à la discographie déjà bien fournie d’Axxis, un album de plus. Mais un album qui sera difficilement qualifiable autrement que par la dénomination d’"album de plus" tant il reste dans l’esprit et l’âme qui imbibent les sorties d’Axxis. Alors il serait possible de disserter longuement sur le fait qu’Axxis applique la même recette sur chaque sortie soit positif ou négatif, mais ce serait sans doute une perte de temps. Du coup, affirmons que ce désormais treizième album ravira les fans de longue haleine d’Axxis, il prouve de nouveau que les sorties récentes d’Axxis sont tout aussi efficaces que les anciennes et qu’Axxis peut encore séduire. "Retrolution" est donc du Axxis faisant du Axxis, ni plus ni moins, "Retrolution" pourrait (presque) être le frère jumeau de "Time Machine" tout comme il pourrait être la sœur siamoise de "Doom Of Destiny". Bref, "Retrolution" est un bon moment à passer et ce, même s’il n’innove pas face à la recette Axxis. Evitons donc de le brutaliser à lui en faire pousser des cornes et profitons de ce que ce "Retrolution" est : un disque efficace de hard’n’heavy classique, qui plus est, réussi. Et c’est très bien comme cela !


RmRCZ
Août 2017




"Kingdom Of The Night II" (White Edition)
Note : 15/20

Dans cette chronique voyons ce que l’édition blanche nous réserve !

Si la Black Edition nous avait plutôt surpris par ses quelques approches sombres durant certaines compositions, il n’en est rien avec cette  White Edition  aux allures plus mélodiques et heavy. On y retrouve ce que les Teutons savent faire de mieux, c'est-à-dire de bons morceaux heavy reniflant bien les années 80 avec ses envolées de riffs et ses refrains dévastateurs, plaisants, mémorisables dès la première écoute, ainsi les "Hail Of Fame", "Living In The Dream", "Dance Into Life" ou "Take Me Far Away" demeurent très inspirés et raviront les fans de la première heure. Tous ces titres n’auront d’ailleurs aucun mal à se faire adopter durant les prestations scéniques. Quelques morceaux plus mélodiques, à la croisée du hard FM et du heavy font leur apparition dans la tracklist, donnant une certaine osmose à l’ensemble, "Heaven In Paradise" et "Temple Of Rock" obtiendront tous les suffrages sans aucun doute ! Pour ce qui est du reste, j’ai bien aimé les initiatives prises par le combo teuton, notamment sur "We Are The World" où la mandoline est de sortie et impeccablement jouée par le bassiste  Rob Schomaker, donnant un certain aspect plutôt moyenâgeux très intéressant, un très bon titre en somme ! J’ai bien aimé aussi la version de "Mary Married A Monster" qui figurait aussi sur la Black Edition. Contrairement à l’autre interprétation, je la trouve plus inspirée et plus dans le registre "Axxis", en tout cas c’est un de mes coups de cœur de cet opus ! "21 Crosses", quant à lui, demeure très poignant car il relate les faits des 21 morts au cours d’une love parade le 24 Juillet 2010 suite à une panique générale et très certainement au fait d’une organisation pas top ! Un bel hommage rendu par la troupe germanique !

S'il y a un reproche à faire sur cette galette, il serait basé sur deux titres qui ont du mal à se frayer un chemin dans cette tracklist : je pense tout d’abord à la ballade "My Eyes" qui est vraiment trop stéréotypée, trop pompeuse avec un refrain à l’eau de rose limite indigeste ! Une erreur de parcours donc comme le morceau "Gone With A Wind" qui peine à décoller et qui demeure peu inspiré et assez banal ! Hormis ces deux faits, cette White Edition est vraiment de bonne facture !

On a pas mal attendu pour avoir de nouvelles productions du combo teuton, et pourtant, force est de constater qu’ils nous ont bien gâtés à travers les deux éditions ! De bonnes pistes munies de bonnes mélodies qui nous démontrent tout le potentiel de la troupe à Mister Weiss ! Il n’y a pas à dire, Axxis ne déçoit jamais et demeure en grande forme avec son quart de siècle d’existence.


Romain
Août 2014




"Kingdom Of The Night II" (Black Edition)
Note : 15/20

Dans la catégorie power / heavy à la sauce teutonne, Axxis, sans bénéficier d’une renommée outrageuse, fait son bonhomme de chemin depuis sa création en 1988. Pas moins de 11 albums studio fournis, le dernier "Utopia" datant de 2009, les fans attendaient avec impatience les nouvelles aventures du combo, même si ce dernier nous avait fait part en 2012 de "Rediscovered", opus contenant que des reprises de tubes des années 80 avec notamment du Boney M, du Billy Idol ou The Police, on a même eu droit à du Céline Dion, excusez du peu ! Un CD plutôt attachant et bien réussi d’ailleurs ! Donc 25 années d’existence si mes calculs sont bons et la troupe nous fait part de 2 opus intitulés "Kingdom Of The Night II", en hommage à leur premier album du même nom paru en 1989,  la "Black Edition" et la "White Edition". Dans cette chronique, nous allons explorer l’édition noire !

Axxis est tout d’abord un groupe que j’affectionne particulièrement même si je ne connais pas totalement leur discographie ! Découvert pour ma part avec la galette "Paradise In Flames" de 2006, j’ai toujours suivi avec attention les news du combo. L’attente fut assez longue je le conçois mais cette dernière cuvée est plutôt bien réussie il faut bien l’avouer !

Car cette fresque démarre avec le titre "Kingdom Of The Night II" qui sonne comme un symbole sur tout ce que les Teutons ont pu fournir en matière musicale : du bon heavy power avec ses envolées de riffs et son rythme effréné, digne d’un  Helloween ou d’un Gamma Ray du milieu des années 80. Il faut dire que ce titre a un refrain particulièrement efficace et mémorisable et qui, pour les plus puristes, a énormément de similitudes avec le "Kingdom Of The Night" de 1989 qui était le premier hit du combo. Pour la suite, on a droit à des pistes ornées de bons riffs et possédant des refrains de très bonne facture correspondant à ceux que la troupe teutonne nous a toujours servi depuis sa création, ainsi les titres "Venom", "Soulfire", "Lie After Lie" ou le speed "Beyond The Sky" ne vous dépayseront en aucun point. Pour le reste, Axxis dévie un peu de sa trajectoire, proposant des morceaux plus lourds et plus sombres, en témoigne "Lass Dich Gehn" qui rend très bien en allemand même si sur ce morceau-maître, Weiss  a du mal à retranscrire des émotions ou le très Rammstein et néanmoins réussi "Mary Married A Monster" qui constitue une des belles surprises de cette offrande. Mon coup de cœur sera toute fois porté sur le titre "The War", morceau assez posé et doté d’une mélodie entraînante et d’un refrain pouvant réveiller un mort qui ne demande qu’à être scandé. Idéal pour les prestations scéniques, ce morceau n’aura aucun mal à se frayer un chemin dans la setlist du combo. Malgré ces bonnes critiques, il y a pourtant quelques dérapages, je pense notamment au très convenu "Never Again" qui manque cruellement de relief et d’accroche, ou bien la ballade "More Than For One Day" pas mauvaise en soi mais beaucoup trop convenue et bien en dessous de ce "Kingdom Of The Night II" relativement bon.

Axxis revient en cette année 2014 avec un opus solide et avec quelques titres qui laissent présager un certain tournant musical. On verra donc à l’avenir si le combo teuton arpentera cette direction. En tout cas, le contenu est maîtrisé. En attendant de voir si la White Edition confirme mes dires !


Romain
Août 2014




"Rediscovered"
Note : 14/20

Trois années après la sortie de leur dernier album "Utopia", d’ailleurs très bien perçue par leurs fans, le groupe germanique Axxis mené par le vocaliste Bernhard Weiss fait son grand retour en cette année 2012 avec le nouvel opus "Rediscovered", qui a pour particularité d’être composé que de reprises de tubes des années 80. Ainsi, durant l’intégralité de la galette, nous aurons Boney M, Phil Collins, The Police et plein d’autres groupes cuisinés à la sauce teutonne !! Menu plutôt alléchant me direz-vous, mais qu’en est-il réellement du contenu ?

Réaliser un album constitué de reprises est une idée fort intéressante, et Axxis s’en sort plutôt bien. De plus les morceaux choisis donnent vraiment l’envie de l’écoute !! Les titres "My Baker" desBoney M ou "Stayin’ Alive" des Bee Gees sont repris admirablement avec une fraîcheur déconcertante. Le chant aigu du vocaliste Weiss nous montre ô combien tout le potentiel de ses cordes vocales. Le titre "Life Is Life", du célèbre groupe autrichien Opus se voit à son tour revisité de la plus belle des manières. Tout en gardant l’homogénéité de ce titre phare des années 80 le combo germanique nous y rajoute une touche power mélodique très bien sentie. Certaines chansons comme "White Wedding" de Billy Idol ou "Somebody To Love" de Jefferson Airplane subjuguent de fraîcheur et de spontanéité. Une sorte de relooking sur ces pistes qui ne nous laisse pas indifférent. Ensuite deux titres pour ma part sortent du lot : à savoir "Another Day In Paradise" de Phil Collins certes assez mollassonne comme l’original mais rendu très intéressante par le jeu de voix de Weiss et par des refrains assez salvateurs, puis "Message In A Bottle" du groupe The Police magistralement repris par notre horde teutonne. En effet une ambiance power mélodique règne sur ce morceau lui rendant un aspect fédérateur !! Une version énergique formidablement exécutée par le quintette germanique.

Si quelques reproches doivent être émis sur la galette ce serait tout d’abord sur l’ouverture de celle-ci, notamment avec "Owner Of A Lonely Heart" de Yes. Il est certain que la version proposée par le combo est très loin d’être mauvaise mais elle manque d’adrénaline et d’accroche. Ce titre pour moi aurait plutôt eu sa place au milieu de la setlist. Aussi je n’ai pas trop été conquis par "I Was Made For Loving You" des célèbres Kiss. Est-ce que j’aime trop la version originale ? A vous de vous faire un avis. Pourtant Axxis y met beaucoup d’allant !! Un dernier point pour la reprise de la B.O de Titanic et son "My Heart Will Go On" inoubliable. Eh bien la troupe l’a repris, pour le meilleur ou pour le pire me direz-vous, certains diront que ça frise le ridicule, d’autres en rigoleront, un titre qui prouve que la bande à Weiss a sorti "Rediscovered" sans prétention et sans aucune ambiguïté.

Pari osé mais bien tenu, Axxis nous envoie une multitude de tubes ayant marqué leurs temps revisité à la sauce power mélodique. L’ont-ils fait pour prendre plaisir ou pour faire patienter les fans avant la sortie d’un nouvel album l’année prochaine, en tout cas l’idée est bien bonne et magnifiquement réalisée. "Rediscovered" a de l’allure et a tous les atouts pour convaincre fans, métalleux et amoureux des années 80. Une bonne surprise en somme.


Romain
Novembre 2012


Conclusion
Le site officiel : www.axxis.de