Le Groupe
Biographie :

Fin 1999, sur les cendres de Neurosyndrom, membre fondateur du collectif Nowhere avec Enhancer, Pleymo et Wünjo, Etn (batterie), Ben (guitare) et Sofy (basse) fondent un nouveau groupe avec Koma (chant) qui s'appellera Aqme. Six mois après la création du groupe, une 1ère demo 5 titres est enregistrée en deux jours et sortira sous le nom de "University Of Nowhere". Le nom d'Aqme commence à tourner et certains titres apparaissent sur diverses compilations préfigurants l'emergence de cette nouvelle scène rock francaise. C'est à ce moment que Sofy quitte le groupe et laisse sa place à Charlotte. Le groupe décide de s'enfermer un an en studio de répetition pour travailler le 1er album qu'ils partent enregistrer en Suède avec le renommé producteur suédois de Meshuggah, In Flames ou encore Misery Loves Company, Daniel Bergstrand. Le groupe revient en france et enchaîne les concerts survoltés avec Unfold et Mass Hysteria. "Sombres Efforts" le premier album sortira le 10 Septembre 2002 sur le label indépendant At(h)ome (distribué par BMG) et Aqme rejoint le tourneur Sriracha Sauce qui monte une tournée de plus de 90 dates à travers la France et quelques pays francophones entre Septembre 2002 et Octobre 2003 pour finir en beauté avec les 10 000 personnes présentes sous le chapiteau des Eurockéennes de belfort. En 2004, sort le 2e album, "Polaroïds & Pornographie", toujours enregistré en Suède avec Daniel Bergstrand. Pour son troisième album, Aqme change tout. La collaboration avec Daniel Bergstrand a atteint ses limites, le groupe décide de rester sur Paris et de travailler avec Steve Prestage (Black Sabbath, Peter Gabriel mais aussi De Palmas). En 2005, Aqme décide de change de producteur pour adopter Steve Prestage et enregistrer en France cette fois leur troisième album nommé "La Fin Des Temps" qui sonne définitivement plus rock que tous les autres. S’en suit une énorme tournée et un remarquable Olympia sold out (le 21 Octobre 2006) qui nous prouve une apogée impressionnante. L’année suivante se devait donc de les laisser se reposer un peu et de permettre des side-project pour Etienne (avec Grymt), Thomas avec Vicki Vale, et Ben avec Die On Monday. Ils reviennent enfin sur le devant de la scène en 2008 avec la sortie de "Hérésie", leur quatrième album, et une tournée qui les emmène hors de nos frontières pour aller côtoyer nos amis Belges et Suisses… affaire à suivre de très près !

Discographie :

1999 : "University Of Nowhere"
2002 : "Sombres Efforts"
2004 : "Polaroïds & Pornographie"
2005 : "La Fin Des Temps"
2006 : "Live(s)"
2008 : "Hérésie"


Les chroniques


"Hérésie"
Note : 14/20

Retour aux sources avec cet album à nouveau produit par Daniel Bergstrand (qui s’est occupé de "Sombres Efforts" et "Polaroids & Pornographie"). L’album commence par quelques notes de guitare légères passant vite à un son saturé pour l’intro de "Hérésie" qui donne son nom à l’album. L’agressivité de la voix d’"Uniformes" offre rapidement à l’atmosphère générale une impression de mélancolie ("nous mourrons tous seuls"), alors que le rythme, soutenu tout au long du morceau, nous met en selle dès le début et jusqu’au bout. L’enchaînement musical se fait de manière logique et c’est presque comme si l’on écoutait une unique piste en continu que l’on dévore cet album d’une sensibilité et d’une puissance incomparable à ce que Aqme n’ait fait auparavant. Sensibilité dévoilée sur "Karma & Nicotine" grâce à ses séduisantes mélodies et cette voix claire qui mettent ce titre à part des autres et le place en premier single. Les clichés peuvent parfois se faire ressentir sur "En Saga Om Livet" avec son refrain "cette souffrance a déjà un nom, elle s’appelle vie" bien que la mélodie soit sublime et reposante. Dans la même lignée nous avons ensuite affaire avec "Romance Mathématique" où l’on retrouve le même cliché "j’attends depuis longtemps, un amour passionnant/fascinant, peut-être trop" où la mélodie s’accroche bien ainsi que la voix claire qui nous entraîne mieux que sur d’autres titres ("Uniformes" par exemple). "Casser/Détruire", qui est le titre le plus énergique de l’album, nous ravie les tympans en moins de 3 minutes et l’on apprécie agréablement la partie de double pédale sur la toute fin. Les paroles traitant des problèmes de notre société et notre hypocrisie sont flagrantes dans "312" (qui est la chanson la plus représentative du groupe, selon lui-même) avec "je ne veux plus jamais subir vos décisions" très bien hurlé. Les notes extrêmement lourdes et saturées de basse sur le dernier morceau "Triskaidekaphobie" sonnent aux oreilles et nous remue les tripes, seul petit bémol, ce "vendredi 13" répété sans cesse qui peut lasser à un moment. Un album qui joue entre rock et métal, certains morceaux étant plus soft que d’autres, des paroles mettant en scène des personnages vivant entre enfer et paradis (optimisme / pessimisme) qui collent à un age oscillant entre adolescent et adulte, un mélange savamment orchestré avec une super production qui nous offre au final une galette à déguster avec patience pour mieux la digérer.


MaliKoRn
Mars 2008




"Live(s)"
Note : 15/20

Après trois albums studio, Aqme nous revient avec cette fois-ci, un album live ainsi que d’un DVD live, ce qui va, à coup sûr, ravir les fans. Je vais cependant chroniquer uniquement l’album live. Il a donc été enregistré à Bruxelles et plus précisément à l’Autre Belgique en 2006. Il est ainsi composé de seize titres. Nous pouvons notamment retrouver des titres issus des différents albums tels que "Ténèbres", "Le Rouge & Le Noir", "Pornographie", "Tout A Un Détail Près" ou même "Si N’existe Pas". A l’écoute de ce live, c’est la qualité sonore qui m’a d’emblée marqué. En effet, les prises de son sont remarquables, et il en est de même pour le mixage… à tel point que l’on s’y croirait presque ! Petit bémol tout de même. Je trouve cela dommage que les titres soient autant identiques aux albums studios. En dépit de quelques chœurs présents sur certains morceaux, comme par exemple sur "À Chaque Seconde" où Koma propose au public de chanter avec lui un troisième couplet, j’aurais toutefois imaginé que le live soit un peu plus différent des albums. Malgré cela, "Live(s)" reste de qualité et contentera les fans n’ayant pas eu la possibilité de se déplacer pour voir le groupe en concert.


Gretscheuse
Juillet 2007




"Polaroïds & Pornographie"
Note : 15/20

Second album du combo parisien, membre de la Team Nowhere, et pourtant si loin de ses "collègues". Cet album, au visuel très glamour, est vraiment lourd au niveau sonore, d'une part grâce à la réalisation (par Daniel Bergstand, réalisateur entre autres des albums de Meshugah ou encore Shovel) et aussi et surtout grâce au talent des musiciens. La basse, arme de prédilection de Charlotte, est toujours aussi slappée, même si le médiator trouve sa place parfois. Bien qu'il se soit coupées les dreads, Ben joue toujours aussi speed, avec beaucoup plus d'effets que sur "Sombres Efforts" .Etienne semble avoir une énorme grosse caisse tellement ses beats font vibrer les boomers. Enfin, Thomas/Koma nous fait preuve de son travail sur la voix. En effet, ses passages mélodiques s'enchaînent toujours parfaitement avec ses passages de gueulantes bien emo. De plus ses textes sont moins perso et vécu, ce qui rend "Polaroïds & Pornographie" très accessible (je n'ai pas dit radiophonique !) aux personnes désireuses de découvrir le nouveau rock français, qui n'est pas représenté par Emma Daumas ni Lorie ! De plus, l'édition digipack collector possède un second CD avec un titre inédit ("Automédication") et 5 titres live enregistrés aux dernières Eurocks, ce qui rajoute près d'un demie heure à cet album ma foi trop court (~47minutes). A écouter : "3'38" ; "Être & ne pas être" ; "La réponse".


GoFo
Mai 2004


Conclusion
L'interview : Le groupe

Le site officiel : www.aqme.com