Le groupe
Biographie :

Anthropia est un jeune groupe créé en 2003 et basé à Nice. Le nouvel album est un nouveau concept, appelé "The Chain Reaction". Il suit la direction musicale du premier opus avec cet excellent mix entre heavy-metal, rock progressif, power-metal et heavy-metal mélodique. L'environnement est contemporain, avec des touches de science-fiction et éléments bibliques. "The Chain Reaction" a été enregistré à Nice au studio Artmusic et mixé par François Merle, guitariste de Manigance. Le talentueux claviériste d'Adagio, Kevin Codfert y fait également une apparition. Le mastering a été réalisé par Tommy Hansen (Helloween...) dans son studio personnel Jail House au Danemark.

Discographie :

2006 : "The Ereyn Chronicles Part 1"
2009 : "The Chain Reaction"
2010 : "Acoustic Reactions"


Les chroniques


"Acoustic Reactions"
Note : 12,5/20

Groupe respectable et respectueux de la scène heavy prog, très efficace dans sa création musicale avec seulement deux albums "The Ereyn Chronicles" et surtout le superbe "The Chain Reaction" sorti en 2009, Anthropia ne déroge pas à la règle inhérente à ce style de groupe en proposant un album acoustique et ici en l'occurrence plutôt un mini album acoustique. En effet, on retrouve 8 titres acoustiques enregistrés à la Fnac de Monaco en Mai 2009. Le risque n'est pas très grand, mais il aura fallu tout de même réorchestrer ces huit morceaux d'une quarantaine de minutes pour les adapter à la prestation live et la chose représente pas mal de boulot.

L'exercice de style est assez courant de ce côté du monde musical, déjà testé en live par d'autres groupes à tendance prog qui méritent aussi notre attention, je parle de Amartia ou encore The Last Embrace. Et pour le coup je suis resté un peu sur ma faim, et un peu déçu de l'artwork et du chant par moments. Certes, à l'occasion d'une sortie live et encore plus acoustique on a tendance à faire les choses plus simplement, ici Anthropia ne nous a offert qu'un booklet plutôt pauvre reprenant la thématique de "The Chain Reaction", avec à l'intérieur quelques photos du show.

Les chansons présentes sur ce CD, sont issues principalement de leur second album, puisqu'on y retrouve cinq titres sur les huit placés sur cet album, et les trois autres étant des reprises à savoir "Africa" des monstres Toto, "Hole Hearted" de Extreme et évidemment "Wasted Years" d'Iron Maiden. Sur les chansons tirées de "The Chain Reaction", il n'y a absolument rien à dire, l'ambiance est magnifique, les arrangements savoureux, "The Altar Of Trust" est sublime, la balade "The Torn Off Wing Of The Butterfly" fait fondre la glace. Il ne manquait que "Trinity" et c'était énorme. D'ailleurs "The Torn..." est interprétée d'une manière si mélancolique qu'elle nous rappelle les ambiances à la Anathema ou encore Antimatter. Mais j'ai beaucoup plus bloqué sur "Africa" en ce qui concerne le chant de Nathalie qui semblait relativement inadéquat à mes oreilles de néophyte. "Hole Hearted" passant un peu mieux alors que l'interprétation réellement rock de "Wasted Years" est absolument merveilleuse.

Dans l'ensemble, cette album est très soft, les chansons ayant été très polies pour leur orchestration acoustique, quelque chose de très pop rock, peut-être approprié au public qu'ils avaient devant eux. En tous les cas, Anthropia montre qu'il est une entité capable de faire tomber des frontières en adaptant sa musique intelligemment. Maintenant hormis la qualité indubitable de ce groupe, il ne faut pas s'attendre à quelque chose de metal, mais plutôt à une ambiance feutrée, évoluant dans du velours. Alors en fait oui, c'est plutôt ouvert à un large public, très large... Qui s'en plaindra ?


Arch Gros Barbare
Avril 2011




"The Chain Reaction"
Note : 13/20

Que les petits curieux avides de sons nouveaux se précipitent sans attendre sur "The Chain Reaction", nouvel opus de nos chères Niçois d'Anthropia. Après un début prometteur avec "The Ereyn Chronicles Part 1" mais manquant quelque peu de cohérance, la formation signée chez Adarca Records revient avec un concept-album au synopsis des plus intéréssant : "L'âme #COTDM-52899 a atteint ses limites. A chaque fois qu'on la renvoie sur Terre, on lui promet que cette vie mortelle sera la dernière, et qu'à son retour on l'acceptera enfin au paradis. Mais #52899 n'y croit plus, et sa haine ne cesse de grandir à chaque séparation d'avec son âme soeur #7237 dans le monde des humains...". Insufflé par une pochette aux couleurs froides et à l'allure futuriste, nous voilà déjà plongés dans l'univers power / prog de ce qui fut à la base un projet solo d'un seul homme, Hugues Lefebvre, complété par la suite pour la nécéssité du live. Impulsée par une introduction aux sonorités modernes et inquiétantes, bien vite l'ambiance n'est plus à l'apocalypse mais seulement à un son plus anodin de groupe de power metal. Cependant quelques éléments plus personels apportent à la formation sa propre griffe, à savoir un remarquable travail au niveau du chant partagé entre voix masculine et féminine, une grande diversité des intruments avec notamment en guests Kévin Codfert (piano / Adagio) et Jean-Philippe Mangeot (violoncelle), ainsi que quelques balades et solos qui savent en général bien se maîtriser. Malgré cela le plus regrettable semble être que le groupe est passé à côté de l'essentiel, à savoir le parallèle entre le concept et la musique... En effet cette dernière ne laisse en rien, si ce n'est les paroles, transparaître l'idée originale de "The Chain Reaction", les bons riffs accrocheurs sont bien trop souvent éclipsés par un son au final sans grand intérêt. Anthropia propose ici un disque empreint d'une grande motivation mais dont malheuresement la musique ne reste que peu captivante, peut-être dû à un trop plein d'éléments ou de passages à la limite du pompeux, dont le concept aurait gagné à ne pas être travaillé qu'au sein de l'imagerie et des paroles. Malgré tout gageons que cette formation Niçoise soit promue à un bel avenir, même si destinée à un public particulier, lassé de ce que la scène power / prog actuelle peut avoir à offrir...


Jillian
Mars 2009


Conclusion
L'interview : Hugues Lefebvre

Le site officiel : www.anthropia.org