C'est tout d'abord avec une pochette soignée que je découvre le premier album d'After Taste. Du bleu, du blanc, du noir, des formes, et un titre. Un titre qui me parle avant même que je n'enfourche le skeud dans mon mange-disque. Un artwork soigné, ça donne toujours envie, un peu comme une dissertation sans faute pour un prof de Français.
Et tout démarre trés lentement, entrainant une grosse montée post-hardcore-rock dont j'aime l'éfficacité. La sauce est lancée, j'aime ça. Le premier morceau se nomme "Horizon" et nous offre une trés belle introduction instrumentale, presque digne d'un Cult Of Luna, je dis bien "presque". La voix de Dams ne tarde pas à se faire entendre et désirer sur la track suivante. Plutôt jolie, un peu trop molle à mon gout mais le chant clair est bien mené et je commence à tomber amoureuse de ses cris. Ca promet pour la suite. Les riffs se font lourds, lancinants, ça me parle. "Ne Plus Toucher Terre" est vraiment magique, les cris poussés dés le début me charme, façon post-hardcore / screamo, j'aimerais un morceau rien qu'avec des cris. Le chant clair est beaucoup trop présent à mon gout mais d'un autre coté, le style des dijonnais est bien présent et ça deviendrait peut-être un peu terne et revu sans voix claire. Je ne sais pas trop. Mais ces cris, aaaaaaaah ces cris. Je les aime.
Ce morceau entre direct dans mes favoris, avant même d'avoir entendu la suite. Il y a des petites ambiances assez post, par-ci, par-là, c'est vraiment agréable à mes oreilles. La voix écorchée à la fin de "Dams". Halala. Je ne dis plus rien, il vaut mieux.
Passons à la suite.
Je me dis que ce groupe est une sorte de combo entre Cult of Luna (pour l'ambiance générale, en particulier dans "La Mémoire De l'Aube" et "La Promesse De l'Oubli", sorte d'interlude-instrumental), Mihai Edrisch (pour l'intensité-émotionnel du chant, "Ici Bas" est mon morceau préféré) et Nirvana (pour la plupart des passages assez calmes). Pas mal, y a plus mauvais comme association, non ?
Le trio dans l'ensemble est assez harmonique, tout semble carré à mes oreilles. La production de l'album a d'ailleurs été faite par Philippe Magdte au Luxembourg et la masterisation par Magnus Lindberg (Cult Of Luna, Poison The Well ou encore Tang), rien que ça ! Ca va, on s'en fait pas à Dijon, et ils ont bien raison.
Une réussite, oui.
Maintenant, il ne me reste plus qu'à attendre de voir ce petit bijou en live.
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