Une tentative. Deux tentatives. Trois tentatives. Sans succès. Découragement. L’espoir revient. Nouvelle tentative. Pas davantage de succès. Décidément, il m’aura été bien ardu de mettre des mots sur ce disque éponyme qu’est le premier album d’Aeris ! Reprenons, voulez-vous ! Que dissimulent donc cette pochette et ce livret faussement naïfs, mêlant une imagerie enfantine à des éléments plus sombres, voir carrément sanguinolents par moments ? Un groupe compliqué à cerner, avant toute autre chose. Mais c’est bel et bien ce groupe qui est l’auteur d’un disque aussi…différent que celui-ci ! C’est quelque chose qui arrive, parfois : se retrouver attiré par une sortie, sans, au départ, en comprendre la raison. Ce "pouvoir magique", Aeris le possède. Maintenant, il me reste à cerner plus précisément qui font de cet opus une telle réussite. Genre musical ? Pour situer le plus précisément possible-même si je ne suis pas amatrice d’étiquettes, elles restent utiles pour aider à visualiser, au moins un minimum-, Aeris évolue dans une sortie de jazz progressif, où se mêlent les influences à la fois piochant dans le rock et dans le metal de ses compositeurs. Peu importe la dénomination : ce qui compte avant tout pour Aeris, au-delà de ses talents techniques remarquables, c’est son émouvante simplicité, ainsi que sa sensibilité exacerbée. Tantôt agressif et menaçant, tantôt réconfortant et chaleureux, tantôt appelant à l’évasion pure et simple, la diversité des ambiances et la somptueuse beauté des mélodies ne pourrait laisser l’auditeur indifférent. Reposant et agréablement surprenant, cet album se savoure avec un plaisir non feint. Extraordinaire, vraiment !
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