"The Ancient Realms"
Note : 17/20
Groupe de metal lyrique symphonique, Adrana est originaire de la ville Tours. Laissez-moi vérifier sa localisation géographique pour ma culture générale. Bizarre, rien d'indiqué en Scandinavie, rien d'indiqué non plus en Hollande, est-ce que Tours est une ville imaginaire comme tout le thème de leur album ? Ah si, j'ai trouvé, Tours se situe en France plus exactement dans le nord de la France. Vraiment étrange tout cela moi qui pensait que toutes les références lyrique metal venaient des contrées citées au début de la chronique.
Eh oui, j'ai bien dit référence pour leur album "The Ancient Realms". Composé de cinq membres dont la chanteuse Anaé jouant de sa voix dans le lyrique (oui, j'avais oublié de préciser que c'était un chant féminin), la musique heavy mélodique metal jouée par les autres membres est accompagnée d'un claviériste jouant des sonorités violons ou tout simplement du piano. Côté guitares, les mélodies et les accords joués avec force font penser fortement au style Nightwish à l'époque "Angel Fall First" et "Oceanborn". Cependant, les deux ne peuvent être comparés car Adrana possède tout de même musicalement son propre style. Côté chant lyrique, la voix d'Anaé me fait énormement penser au chant de la chanteuse Lorie du groupe Therion. Cependant, Anaé possède aussi ses propres intonations ce qui donne d'Adrana un groupe pouvant se démarquer avec leur propre style musical. 13 pistes dont une introduction musicale composent cet album plein de richesse nous plongeant dans une ambiance musicale metal puissant avec une force lyrique et symphonique qui saura marquer les esprits.
Les deux pistes qui m'ont le plus marqué sont "Over The Past" avec de la douceur musicale grimpant petit à petit dans un metal rythmiquement rapide soutenant le chant d'Anaé, le tout se prolongeant par le passage mélancolique d'un violon marquant la fin de la piste. Et celle qui fera lever les poings en disant "Hey !", provoquera des pogos dans le public et du headbanging pour les plus fragiles d'épaules n'est autre que "The Bow And The Beast" vraiment taillée comme il faut pour le live. Le passage au clavecin calmera les ardeurs et le retour progressif de la tempête metal nous permettra de mieux récupérer nos forces pour tenir jusqu'au bout de la piste. Mais ne vous focalisez pas uniquement sur ces deux pistes, Adrana possède dans chaque piste quelque chose de particulier qui vous donnera l'envie d'écouter plusieurs fois ce superbe album conseillé à tous les fans de metal lyrique féminin.
"Perturbatio"
Note : 13,5/20
Eh non ! L’ère des chanteuses classiques n’est pas encore révolue ! Bien sûr, la mode est aujourd’hui un peu passée, mais il en reste malgré tout des traces par-ci par-là. Adrana en est la preuve. Le groupe s’est risqué à l’exercice périlleux du concept album pour leur premier disque. Quant on connaît le nombre de groupes qui s’essayent à cela sans parvenir à un résultat très convaincant, on peut craindre le pire en ce qui concerne ce jeune groupe. D’autant plus que l’histoire racontée au fil de l’album est très peu originale, pour ne pas dire clichesque. Pour vous donner une idée, il s’agit – en résumé – des aventures de la princesse Adrana, désireuse de reconquérir son royaume. Lors de son périple, elle rencontrera des créatures magiques qui soit l’aideront, soit essayeront de l’empêcher d’atteindre son but. C’est en connaissance de cause que j’ai débuté mon écoute, un peu méfiante. Au final, on n’est pas trompé sur la marchandise : comme attendu, on a bien droit ici à un heavy metal classique avec chanteuse lyrique. Performante d’ailleurs, la chanteuse ! Une voix puissante, chantant en Anglais, en Français, ainsi que quelques parties latines. Le défaut majeur au niveau de la voix, c’est qu’il est impossible de comprendre quoi que ce soit aux paroles. Lecture du livret indispensable ! Les musiciens quant à eux ont visiblement désiré se présenter sous leur meilleur jour. La déception n’est effectivement pas de mise, malgré que l’on puisse regretter le fait que les guitares semblent parfois sous-mixées, et les claviers, au contraire, trop mis en avant. Au final, "Perturbatio", malgré son manque flagrant d’originalité, évite la catastrophe annoncée. Adrana parviendra sans doute à séduire les amateurs d’After Forever et Nightwish grâce à ce premier album. Si le groupe décide de continuer sur cette voie, son avenir dans le milieu semble bien radieux.
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