"Archangels In Black"
Note : 19/20
Quand la mélodie devient puissance, on se retrouve face à un environnement
musical quasi parfait. Cette princière noirceur, apologie épique et
garguanduesque, Adagio l'aura sculpté à son image tout au long de son parcours,
son apogée s'annonçant avec ce "Archangels In Black", orchestrale et magistrale
sur plusieurs points, plus de 3 ans après la sortie du très prometteur
"Dominate". Stade au combien compliqué du troisième opus studio, Stéphane Forté
aura, comme à son habitude, su s'entourer de personnes de talents (Björn
Engelmann (Rammstein, Behemot, Meshuggah) pour un mastering bétonnesque,
Guiherme Sevens pour un artwork sublime) tout en assurant une production
parfaite avec son compère claviériste Kevin Codfert. Mais le grand plus pour
Adagio est le recrutement du vocaliste Finlandais Christian Palin, remarqué pour
son travail au sein de Random Eyes et Essence Of Sorrow. En effet, il apporte
tout au long de "Archangels In Black" une couleur plus personnelle que ces
prédécesseurs aux différents titres, une identité vocale qui allie énergie et
fluidité à la technique sans faille du quintet. La force de persuation en
devient décuplée et la capacité du groupe à nous pondre de superbes chansons aux
refrains implacables en est exacerbée ("Vamphyri", "Fear Circus", "Undead",
"Getsu Senshi"), s' imposant alors fermement et intelligemment, loin des
théories élitistes de certains. Faisant honneur à ses ainées avec personnalité (Symphony X, Dream Theater ) les schémas du code y sont exposés avec qualité tout
en n'y gardant qu'une base infime et naturelle. Les désormais classiques
incursions vers l'univers du black métal (Dimmu borgir, Cradle Of Filth)
allourdissent agréablement l'ambiance ("Archangels In Black" et ses doubles voix
démoniaques, "Twilight At Dawn"), le genre étant désormais beaucoup mieux
maîtrîsé, notamment aux niveaux des vocaux . Défini par le groupe comme un
hommage aux arts sombres, les très belles orchestrations ("Codex Obscura", le
pont de "Fear Circus") ornent d'une dramaturgie Wagnerienne et d'un emphatisme
Stravinskynien les multiples incursions dans le néo classisisme. Techniquement,
on se retrouve face à des monstres qui déjouent habillement l'intellecte
impersonnel, le concerto grosso conversant harmonieusement avec le ripieno. Plus
singulières, les parties solos de Forté s'éloignent des automatismes Malsteeniens
de son apprentissage, les parties de claviers s'allégeant également pour aller
vers la conciliation tout en gardant une folie caustique. Combinant avec
personnalité les meilleurs aspects mélodiques d'"Underworld" et agressifs de
"Dominate", Adagio se hisse de par sa splendeur parmi les grands, la maturité
entrevue auparavant explosant avec délice et justesse à nos oreilles.
"Dominate"
Note : 15/20
Apres avoir visionné quelques fois le site, newbie oblige, je me suis rendue compte que personne n'avait chroniqué Adagio.
J'ai passer des heures entières à ecouter tout ce qui est écoutable partout, même dans mes archives et j'en ai conclu ceci... c'est une conclusion générale sur le groupe Adagio.
Je sais, je sais, je vous vois déjà arriver ceci n'est pas le but d'une chronique vu qu'il s'agit de chroniquer un album particulier mais là... il en ressort à chaques fois la même chose alors voilà... je n'ai pas jugé nécessaire de le faire album par album... pas beaucoup de temps dans la vie oblige.
On pourrait en croire la definition du terme solfegique designant l'adagio comme un tempo relativement lent. Cependant soyez tous rassurés que ce quintette (Stefan, Kevin, Gus, Franck et Eric) nous prouve bien le contraire, envolées de soli piano mélée à un son de guitare virtuose ravissent mes oreilles.
Une basse, batterie en parfait accord avec la voix et la guitare. Un ensemble rondement mené.
On pourrait reprocher des choses cependant à Adagio comme par exemple d'avoir voulu garder le son des 80's moultes fois repris par moultes groupes alors qu'en 2007 la scéne musicale a evolué... Petit détail qui s'efface vite lorsque l'on voit l'energie et la sincerité que le groupe dégage en concert comme en galette. Un groupe que je pense sincére, intégre et honnête.
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