"Strychnine.213"
Note : 16/20
Une intro plutôt planante qui n'est autre que le prémisse d'une très grosse entrée bien brutale avec "Ophiolatry On A HemocritePlatter", qui a d'ailleurs a un petit goût de deathcore dans les couplets et une touche Opeth subtile fort agréable.
Le production est à la hauteur de la qualité de composition de Aborted, ce premier morceau résume bien l'évolution continue du groupe qui lorgne désormais vers quelque chose de plus mélodique.
On pourrait juste noter un son guitare manquant quelque peu de punch et d'énergie qui est rattrapé par une basse ronflante bien comme il faut.
La maîtrise est toujours au rendez-vous, la précision est de mise encore une fois avec de très bons plans death qui pourront sans aucun doute convaincre un public qui cherche l'agressivité travaillée et bien dosé car Aborted est très fort là dessus.
Le nom des titres appellent à la curiosité, on a bien affaire à des paroles subtiles et vraiment bien écrites servies par Sven qui est toujours aussi en forme mais qui aurait été davantage meilleur en efficacité si le mix ne l'avait pas noyé par moment.
Bien sûr il y a d'autres morceaux qui nous rendent gourmands pour ce qui est d'écouter la suite mais jamais jusqu'à l'indigestion, il y a le très bon "A Murmur In Decrepit Wits" avec son intro à la Slayer.
Il y a aussi le surpuissant "Enterrement Of An Idol" qui mettra tout le monde d'accord tant l'agressivité arrive à son apogée sur ce disque, entre les cris gutturaux de Sven et les blasts monstrueux.
Ce disque n'est toutefois pas si facile que ça à écouter, il faut connaître déjà un peu la culture et la scène death pour comprendre la difference qu'apporte Aborted.
Pour ce qui est du package, ça reste dans la pure tradition death.
"The Archaic Abattoir"
Note : 17/20
Ca blaste, ça hurle, c’est technique, rapide…ne serait-ce pas du death ? Du death Belge ? Et bien oui madame ! "The Archaic Abattoir", sixième galette d’Aborted, n’est pas moins que ce à quoi ils nous avaient habitués. L’art-work réalisé par Sven, lui même chanteur et leader du groupe, dégage moins de pulsions assassines que celui de "Goremageddon" son précédent album, mais les ingédients du death sont quand même au rendez-vous, la modernité en plus. Les riffs sont aggressifs, la batterie martelle, les rythmes sont élaborés et développent une atmosphère dans laquelle on ne peut pas retenir sa tête durant les mosh-parts qui s’insinuent parfois entre deux vagues de blast-beats monstrueux. Le son n’est pas révolutionnaire mais largement puissant. L’accent est mis sur l’efficacité mais les compositions n’y sont pas réduites. Chaque plage de ce CD est un véritable hymne au death dont le cadre redoutable permet à ces grands malades d’explorer un grand éventail rythmique, grâce à des moshs-parts saccadées, des solos rapides et techniques, comme lascinants et plaintifs. Des effets flanger viennent même agrémenter la musique, comme dans "The Gangrenous Epitaph (#5)". Le chant se diversifie, allant du parlé aux grunts, voire même jusqu’à des cris plus aigus et torturés, ce qui accentue la présence malsaine de Sven le chanteur, qui se retrouve également derrière les fûts de Leng t’che. En parlant de batteurs, j’ai pu approcher Gilles, également batteur des fameux Gronibard, et il m’a annoncé que les petits princes du grind seraient de retour en France, après le désastre du festival Sacré Grind II, dés que leur nouvel album qu’ils composent sera prêt.
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