"Dead Of Night"
Note : 18/20
Ayant marqués la scène stoner Française avec des mains biens grasses, les 7 Weeks reviennent contre toute attente, bien plus tôt que prévu et avec un album... qui n'en est pas vraiment un.
Souvenirs, souvenirs. Aprés avoir été conquis par l'excellentissime EP "B(l)ack Days" et savouré le culte "All Channels Off" je ne pouvais que me jeter sous les ongles et les dents de ce curieux et sombre "7 Weeks Plays Dead Of Night".
Hop, je m'ouvre une bonne Trompe-La-mort, sombre, musclée mais pas trop forte, histoire de voir arriver le truc.
Quand on est chroniqueur, y'a un truc pas marrant, et c'est de récolter des infos. Fort heureusement, étant un fan de film de zombies, je n'eut pas à me renseigner longtemps sur cet étrange Dead Of Night que je connaissais déjà. Film fantastique plus qu'horrifique dénonçant les ravages de la guerre sur le mental et sur le comportanement humain, l'histoire de Dead Of Night met en scène Andy, revenu du combat alors que sa mort été annoncée, moprt parmi les vivants, devant se nourrir de la vie de ses contemporains pour survivre. Belle métaphore, non ?
Si je décris le film, c'est que le nouveau projet de mes 7 Weeks préférés consiste en un concert-cinoche qui doit être bien sympa en live. L'album des 7 Weeks étant donc plus ou moins la "bande-son" du film sus-cité.
D'entrée, on comprend donc que les 7 Weeks ont, l'air de rien, frappé un grand coup. Aprés avoir servi un album qui reste une des références stoner en France (avec l'énorme "As Loud As you Can" des Oil Carter, à mon sens) on s'attendait à pleins de choses, mais pas à ça.
Subtils dans leur choix, les 7 Weeks le sont jusqu'au choix du film qui, vous l'aurez compris, se concentre plus sur la psychologie et l'univers du personnage central (Andy) plutôt que sur des effets gores et de la violence. Il en découle donc un album très ambiant, très sombre et profond très éloigné du magnifique "All Channels Off", ce qui n'aurait pas été forcèment si marquant avec un film plus "violent".
Musicalement, pourtant, les 7 Weeks réussissent encore l'alchimie du stoner et de la mélodie, de la force et de la douceur mais dans un univers complétement différent, un univers glauque, sombre et dangeureux que je rapprocherais, pour ceux qui n'entravent que dalle a ce que je raconte depuis le début à la série culte The Walking Dead. En effet, la musique de l'opus se rapproche férocement là encore de l'ambiance de cette série.
Un album sombre, puissant, maniant à la perfection l'effroi et la fascination pour l'obscurité.
On notera, chose peu commune dans la musique de la formation, de nombreux samples, appuyant l'ambiance sombre du film et évidemment, les énormes morceaux "Andy", scindés en parties 1 & 2 où la basse domine sur les autres instruments, où deux notes répétée inlassambleemnt finissent de fermer le monde et les espoirs d'Andy alors que la voix toujours aussi puissante de Julien lui ressasse sans fin les mêmes litanies.
Professionnels jusqu'aux moments de silence, les 7 Weeks imposent ici LEUR vision d'une musique sombre, angoissante et menée à la perfection d'un point à l'autre. Moi très franchement, j'ai beau me le passer en boucle je n'y trouve aucun point faible.
Préparée comme un chef d'oeuvre, la bande son de la vie d'Andy et finalement de la situation humaine de chacun défile dans nos oreilles, dans nos têtes comme la fin annoncée d'un monde, d'une vie, inévitable mais fascinant.
Un grand, très grand album, à la hauteur de ce que méritait la discographie du groupe. Mille fois mieux que ce qu'on attendait d'eux.
Je finis ma bière, et j'y retourne !
"All Channels Off"
Note : 19/20
L’album "All Channels Off" est une superbe découverte, un road trip crasseux et mielleux à la fois, entre un stoner à la pointe et une grosse touche de Queens Of The Stone Age pour sublimer le tout ("Submarine"). Les guitares saturées et la voix très proche de celle de Josh Homme ("Dust And Rust") sont ce qui transparait le plus, d’autre part, ce premier album, produit au Studio Destruction Inc. est d’une qualité exemplaire. Ce "All Channels Off" est une bombe et 7 Weeks et le renouveau Français des Kyuss. Vous adorerez, forcément, parce que c’est tellement fort, tellement empreint de cette poésie bouillante et calculée que l’on aime chez des groupes comme les Foo Fighters ("Crash"). Bref, c’est trop bon, un disque de chevet je vous le dis (moi qui n’aie que très rarement utilisé cette expression), autant dire qu’entre 7 Weeks et Mudweiser, l’année 2009 s’annonce stoner et putain, c’est bon.
"B(l)ack Days"
Note : 16/20
Comme me l'avait déja laissé entrevoir la première démo de 7 Weeks, le
groupe en a dans le pantalon et
c'est peu dire. Les voilà qui nous reviennent un an et des poussières après,
avec leur premier EP "B(l)ack Days".
Un EP dans la même lignée que la démo, avec d'ailleurs "The Score" et "In
The Name Of God" qui y figuraient
déja dessus. On notera la maturité grandissante des compos qui comme à
l'époque ne manque absolument pas d'intérêt.
On y retrouve ce groove éléphantesque que nous servent la basse et la
batterie, ces riffs lourds et planants et
cette voix qui impose l'attention par son puissant charisme. La sauce est
donc toujours la même, un stoner rock / metal
influencé par Queens Of The Stone Age, mais en rien copié, 7 Weeks pioche
juste ce qu'il faut dedans et apporte sa
propre touche personnelle, avec entre autres des breaks plus qu'efficaces.
Les morceaux sont diversifiés, certains
restent calmes et planants quand d'autres sortent l'artillerie lourde et
déchirent tout sur leur passage. Ces morceaux,
d'ailleurs, étant servis par une très bonne production et un artwork soigné
que je trouve très pertinent (comparé à
celui de la démo qui m'avait laissé de marbre). 7 Weeks est donc de retour
avec un excellent EP qui devrait leur forcer
une solide réputation sur la scène Française, si ce n'est déjà fait.
Démo 4 titres
Note : 15/20
Alors là je suis totalement mouché ! 7 weeks est un groupe qui débute
sur la scène Française. A en entendre le
professionnalisme des morceaux, je ne l'aurais jamais cru ! Le son du skeud
est très bon (bien que ce soit une pré-prod
non mixée et non masterisée) et les 4 morceaux (de qualité) de cette démo
nous emmenent voyager dans les contrées du stoner,
en faisant toutefois des petits détours par le rock / metal. Dès le premier
morceau on sent l'influence majeure du groupe : Queens
Of The Stone Age, mais sans non plus copier. Les 7 weeks vont nous prouver
tout au long de la démo qu'ils ont leur propre
personnalité et qu'ils la revendiquent. Les riffs sont vraiment
accrocheurs et la voix bien plaisante, le feeling est parfait.
C'est au total 15 minutes 29 secondes de pur plaisir musical, d'envolée vocale et de
"bougeage" de tête dans tous les sens ! Quant à l'artwork,
il est somme toute assez simpliste mais vraiment intéréssant. J'attends avec
impatience le prochain skeud de 7 weeks, il y a du bon qui
se prépare ! Avis à tous les amateurs de stoner !
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