Le groupe
Biographie :

Formé en Avril 2006, le groupe sort une première démo qui d'emblée pose les bases de son style : un rock imposant où se mêlent le stoner et le metal alternatif. Les diverses chroniques citeront de nombreuses influences : Queens Of The Stone Age, Foo Fighters, Soundgarden, Faith No More, Stone Temple Pilots, Metallica, Motorhead, Alice in Chains, Helmet, Kyuss, Dozer, etc... Pour le groupe c'est surtout la volonté de créer un son rugueux, riche et massif qui le pousse à mixer la force du rock metal et les ambiances du stoner. 7 weeks est composé de Julien Bernard au chant, basse et guitare rythmique, Jeremy Cantin-Gaucher à la batterie et Philippe Blanchard à la guitare. En 2009, 7 weeks sort un premier album stoner "All Channels Off".

Discographie :

2006 : Démo 4 titres
2007 : "B(l)ack Days"
2009 : "All Channels Off"
2011 : "Dead Of Night"


Les chroniques


"Dead Of Night"
Note : 18/20

Ayant marqués la scène stoner Française avec des mains biens grasses, les 7 Weeks reviennent contre toute attente, bien plus tôt que prévu et avec un album... qui n'en est pas vraiment un.

Souvenirs, souvenirs. Aprés avoir été conquis par l'excellentissime EP "B(l)ack Days" et savouré le culte "All Channels Off" je ne pouvais que me jeter sous les ongles et les dents de ce curieux et sombre "7 Weeks Plays Dead Of Night".

Hop, je m'ouvre une bonne Trompe-La-mort, sombre, musclée mais pas trop forte, histoire de voir arriver le truc.

Quand on est chroniqueur, y'a un truc pas marrant, et c'est de récolter des infos. Fort heureusement, étant un fan de film de zombies, je n'eut pas à me renseigner longtemps sur cet étrange Dead Of Night que je connaissais déjà. Film fantastique plus qu'horrifique dénonçant les ravages de la guerre sur le mental et sur le comportanement humain, l'histoire de Dead Of Night met en scène Andy, revenu du combat alors que sa mort été annoncée, moprt parmi les vivants, devant se nourrir de la vie de ses contemporains pour survivre. Belle métaphore, non ?

Si je décris le film, c'est que le nouveau projet de mes 7 Weeks préférés consiste en un concert-cinoche qui doit être bien sympa en live. L'album des 7 Weeks étant donc plus ou moins la "bande-son" du film sus-cité.

D'entrée, on comprend donc que les 7 Weeks ont, l'air de rien, frappé un grand coup. Aprés avoir servi un album qui reste une des références stoner en France (avec l'énorme "As Loud As you Can" des Oil Carter, à mon sens) on s'attendait à pleins de choses, mais pas à ça.

Subtils dans leur choix, les 7 Weeks le sont jusqu'au choix du film qui, vous l'aurez compris, se concentre plus sur la psychologie et l'univers du personnage central (Andy) plutôt que sur des effets gores et de la violence. Il en découle donc un album très ambiant, très sombre et profond très éloigné du magnifique "All Channels Off", ce qui n'aurait pas été forcèment si marquant avec un film plus "violent".

Musicalement, pourtant, les 7 Weeks réussissent encore l'alchimie du stoner et de la mélodie, de la force et de la douceur mais dans un univers complétement différent, un univers glauque, sombre et dangeureux que je rapprocherais, pour ceux qui n'entravent que dalle a ce que je raconte depuis le début à la série culte The Walking Dead. En effet, la musique de l'opus se rapproche férocement là encore de l'ambiance de cette série.

Un album sombre, puissant, maniant à la perfection l'effroi et la fascination pour l'obscurité.

On notera, chose peu commune dans la musique de la formation, de nombreux samples, appuyant l'ambiance sombre du film et évidemment, les énormes morceaux "Andy", scindés en parties 1 & 2 où la basse domine sur les autres instruments, où deux notes répétée inlassambleemnt finissent de fermer le monde et les espoirs d'Andy alors que la voix toujours aussi puissante de Julien lui ressasse sans fin les mêmes litanies.

Professionnels jusqu'aux moments de silence, les 7 Weeks imposent ici LEUR vision d'une musique sombre, angoissante et menée à la perfection d'un point à l'autre. Moi très franchement, j'ai beau me le passer en boucle je n'y trouve aucun point faible.

Préparée comme un chef d'oeuvre, la bande son de la vie d'Andy et finalement de la situation humaine de chacun défile dans nos oreilles, dans nos têtes comme la fin annoncée d'un monde, d'une vie, inévitable mais fascinant.

Un grand, très grand album, à la hauteur de ce que méritait la discographie du groupe. Mille fois mieux que ce qu'on attendait d'eux.

Je finis ma bière, et j'y retourne !


Groumphillator
Décembre 2011




"All Channels Off"
Note : 19/20

L’album "All Channels Off" est une superbe découverte, un road trip crasseux et mielleux à la fois, entre un stoner à la pointe et une grosse touche de Queens Of The Stone Age pour sublimer le tout ("Submarine"). Les guitares saturées et la voix très proche de celle de Josh Homme ("Dust And Rust") sont ce qui transparait le plus, d’autre part, ce premier album, produit au Studio Destruction Inc. est d’une qualité exemplaire. Ce "All Channels Off" est une bombe et 7 Weeks et le renouveau Français des Kyuss. Vous adorerez, forcément, parce que c’est tellement fort, tellement empreint de cette poésie bouillante et calculée que l’on aime chez des groupes comme les Foo Fighters ("Crash"). Bref, c’est trop bon, un disque de chevet je vous le dis (moi qui n’aie que très rarement utilisé cette expression), autant dire qu’entre 7 Weeks et Mudweiser, l’année 2009 s’annonce stoner et putain, c’est bon.


Lenore
Août 2009




"B(l)ack Days"
Note : 16/20

Comme me l'avait déja laissé entrevoir la première démo de 7 Weeks, le groupe en a dans le pantalon et c'est peu dire. Les voilà qui nous reviennent un an et des poussières après, avec leur premier EP "B(l)ack Days". Un EP dans la même lignée que la démo, avec d'ailleurs "The Score" et "In The Name Of God" qui y figuraient déja dessus. On notera la maturité grandissante des compos qui comme à l'époque ne manque absolument pas d'intérêt. On y retrouve ce groove éléphantesque que nous servent la basse et la batterie, ces riffs lourds et planants et cette voix qui impose l'attention par son puissant charisme. La sauce est donc toujours la même, un stoner rock / metal influencé par Queens Of The Stone Age, mais en rien copié, 7 Weeks pioche juste ce qu'il faut dedans et apporte sa propre touche personnelle, avec entre autres des breaks plus qu'efficaces. Les morceaux sont diversifiés, certains restent calmes et planants quand d'autres sortent l'artillerie lourde et déchirent tout sur leur passage. Ces morceaux, d'ailleurs, étant servis par une très bonne production et un artwork soigné que je trouve très pertinent (comparé à celui de la démo qui m'avait laissé de marbre). 7 Weeks est donc de retour avec un excellent EP qui devrait leur forcer une solide réputation sur la scène Française, si ce n'est déjà fait.


Paradoxis
Septembre 2007




Démo 4 titres
Note : 15/20

Alors là je suis totalement mouché ! 7 weeks est un groupe qui débute sur la scène Française. A en entendre le professionnalisme des morceaux, je ne l'aurais jamais cru ! Le son du skeud est très bon (bien que ce soit une pré-prod non mixée et non masterisée) et les 4 morceaux (de qualité) de cette démo nous emmenent voyager dans les contrées du stoner, en faisant toutefois des petits détours par le rock / metal. Dès le premier morceau on sent l'influence majeure du groupe : Queens Of The Stone Age, mais sans non plus copier. Les 7 weeks vont nous prouver tout au long de la démo qu'ils ont leur propre personnalité et qu'ils la revendiquent. Les riffs sont vraiment accrocheurs et la voix bien plaisante, le feeling est parfait. C'est au total 15 minutes 29 secondes de pur plaisir musical, d'envolée vocale et de "bougeage" de tête dans tous les sens ! Quant à l'artwork, il est somme toute assez simpliste mais vraiment intéréssant. J'attends avec impatience le prochain skeud de 7 weeks, il y a du bon qui se prépare ! Avis à tous les amateurs de stoner !


Paradoxis
Février 2007


Conclusion
L'interview : Julien

Le site officiel : www.myspace.com/7weeksmusic